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.. Cinq femmes et demie

Couverture du livre Cinq femmes et demie

Auteur : Francisco Gonzalez Ledesma

Traducteur : Thomas Delooz

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Policiers

Editeur : Atalante, Nantes, France

Collection : Insomniaques et ferroviaires

Prix : 20.00 € / 131.19 F

ISBN : 978-2-84172-346-1

GENCOD : 9782841723461

  • Les présentations des éditeurs : 13/10/2006

Palmira Canadell est morte violée puis assassinée par trois voyous. Et Méndez n'a reçu pour mission que d'assister à son enterrement. Il fera davantage en partant explorer les petits cafés, les rues étroites, les appartements et les cours intérieures où se cachent les secrets de Barcelone.

Le sang coule dans la cité catalane, et des ombres y planent aussi. Méndez observe que cinq femmes se réunissent dans un bar en vue d'un tournage publicitaire : certains trembleraient s'ils savaient la vérité. Tandis que, depuis la fenêtre de sa chambre, une autre femme découvre en son nouveau voisin un tueur chargé de l'assassiner.

«Voici l'histoire la plus intime de Méndez, de ses vieilles solitudes et de ses rues qui n'ont l'air de conduire nulle part. C'est aussi l'histoire secrète de six femmes (peut-être cinq et demie seulement) que leur naissance destinait à n'être que des victimes, dévorées l'une après l'autre par les hommes riches de la ville.»

L'oeuvre de Francisco Gonzalez Ledesma, né en 1927, avocat puis journaliste, forme un romancero unique et poignant consacré à sa ville de Barcelone. Cinq femmes et demie est son tout dernier roman.


  • Les courts extraits de livres : 13/10/2006

Les journaux parlent de tout et de n'importe quoi au lieu de se consacrer à un thème aussi épineux que la marche du pays. La raison en est simple : ils savent que c'est un sujet qu'on ne tire jamais au clair. Et voilà pourquoi ils parlent, par exemple, des assassinats comme celui de Palmira Canadell, des salaires des banquiers qui, pour beaucoup, sont une autre forme d'assassinat, et des campagnes visant à faire classer le tabac au rang des armes de destruction massive. En général, dans les rubriques plus légères, ils parlent aussi des bars de nuit, du troisième ou quatrième époux des femmes célèbres et des bons restaurants. L'un d'entre eux en a un jour mentionné un où l'on doit très mal manger, puisqu'il est fréquenté par les poètes.
Naturellement, c'est dans ce restaurant de la rue du Carme qui lui convenait parfaitement, puisqu'il était situé dans le vieux Barcelone, que Méndez se rendit. Quelques poètes avaient effec­tivement l'habitude de s'y rencontrer et, à grand renfort d'eau minérale, ils y lisaient à tour de rôle leurs dernières productions, tandis que les autres observaient un silence respectueux. Homme cultivé, Méndez assistait fréquemment aux lectures : la poésie l'intéressait, en particulier celle portant sur le droit de chacun à un logement bon marché, autrement dit la poésie révolutionnaire.
Contrairement à ce que lui avait dit son chef («Courez, Méndez, sinon le cadavre sera parti avant que vous arriviez»), il lui restait un peu de temps avant de se présenter au funérarium de Sancho de Âvila. Et il voulait passer un moment dans ce bar : Palmira Canadell ayant vécu tout près, les clients devaient certainement la connaître.


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