«Avez-vous jamais perdu un être cher à qui vous auriez voulu dire encore quelque chose ?»
Après Les cinq personnes que j'ai rencontrées là-haut, vendu à plus de 5 millions d'exemplaires, Mitch Albom revient avec un roman aussi troublant qu'émouvant.
Charley, la cinquantaine, veut mettre fin à ses jours après une vie qui l'a déçu. Au moment où il va s'abandonner, il revoit sa mère, morte huit ans auparavant, qui l'attend dans la maison de son enfance. La chance inouïe leur est offerte d'une dernière conversation, celle qu'ils n'ont jamais pu ou jamais osé entamer. Avec sa mère, Charley va pouvoir revenir sur le passé, se libérer du poids des secrets de famille, rechercher le pardon, et ainsi se retrouver.
Pour un jour de plus est l'histoire bouleversante et si juste d'une mère et de son enfant, et de leur relation, la seule qui dure toute la vie et même par-delà la mort.
«Pour un jour de plus vous fera sourire, il vous fera pleurer aussi, mais, surtout, il vous montrera l'éternel pouvoir de l'amour d'une mère.»
James Mc Bride
Mitch Albom est l'auteur de nombreux best-sellers internationaux. Il travaille pour la presse écrite et la radio et vit avec sa femme dans le Michigan.
Les courts extraits de livres : 13/10/2006
L'histoire de Chick
LAISSEZ-MOI DEVINER. Vous voulez savoir pourquoi j'ai tenté de me suicider.
Et vous voulez savoir comment j'y ai survécu. Pourquoi j'ai disparu. Où je suis passé pendant tout ce temps. Mais d'abord, pourquoi j'ai tenté de me suicider, c'est bien ça ?
Pas de problème. On dirait que ça tracasse les gens. Qu'ils se comparent à moi. C'est comme s'il existait une ligne tracée quelque part dans le monde : si on ne la franchit pas, on ne songera jamais à se jeter du haut d'un immeuble ou à avaler une boîte de cachets ; par contre, si on la franchit, alors tout est possible. Les gens croient que j'ai franchi la ligne en question. Et ils se demandent : «Est-ce que à moi ça pourrait m'arriver ?»
La vérité, c'est que la ligne en question n'existe pas. Il n'y a que votre vie, comment vous la mettez sens dessus dessous et qui se trouve là au bon moment pour vous sauver la mise.
Ou qui ne s'y trouve pas.
C'EST LE RECUL qui m'a permis de détricoter la journée où ma mère est morte, il y a une dizaine d'années environ. Je n'étais pas à ses côtés dans ses derniers moments, alors que j'aurais dû. Faute d'excuse valable, j'ai menti. Ce qui n'était pas une bonne idée. Un enterrement n'est pas vraiment un endroit pour des cachotteries. Je suis resté planté près de sa tombe en essayant de me convaincre que ce n'était pas ma faute, que ce sont des choses qui arrivent; puis ma fille de quatorze ans m'a pris la main et a chuchoté : «Je suis désolée que tu n'aies pas pu lui faire tes adieux, papa», et ça a été le coup de grâce. Je me suis écroulé. À genoux, en larmes, l'herbe mouillée tachant mon pantalon.