Les corps mutilés et démembrés de dix-huit femmes sont découverts sur le chantier d'une banque sino-américaine en construction à Shanghai. Appelé spécialement de Pékin pour mener l'enquête, le commissaire Li Yan découvre l'un des plus terrifiants catalogues de tueries jamais mis au jour. Une fois encore, et malgré la relation explosive qui règne entre eux, il devra faire appel au talent de la pathologiste américaine Margaret Campbell pour identifier les victimes. Bientôt, ils s'aperçoivent que les femmes assassinées ont probablement été découpées vivantes et qu'ils ont affaire à un véritable monstre... Dans l'atmosphère humide de l'automne d'un Shanghai à la fois futuriste et vétusté, pour se rapprocher de ce tueur impitoyable, Li Yan et Margaret devront mettre de côté leurs difficultés personnelles, déployer tous leurs talents et accepter de faire face à leurs pires cauchemars. Après Meurtres à Pékin et Le Quatrième Sacrifice, Peter May, expert dans l'art de pénétrer les bouleversements de la société chinoise contemporaine, confronte de nouveau ses héros aux crimes les plus abjects, fouillant ainsi plus avant dans les recoins obscurs de l'âme humaine. Pour le plus grand bonheur de ses lecteurs.
Écrivain écossais installé dans le Sud de la France, passionné par la Chine, membre honoraire de l'Association des auteurs chinois de romans policiers, Peter May fut l'un des plus brillants scénaristes de la télévision écossaise.
Il se consacre aujourd'hui à ses romans.
Les courts extraits de livres : 13/10/2006
Venu de la campagne pour, soi-disant, chercher du travail à Pékin, l'accusé s'était introduit par effraction dans un logement du nord-est de la ville. Surpris par son occupante, une veuve d'un certain âge, il avait poignardé cette dernière à mort. Beaucoup de sang avait coulé. Le lendemain, le responsable d'un foyer de travailleurs avait appelé le bureau local de la Sécurité publique pour rapporter que l'un de ses résidents était rentré en pleine nuit, apparemment couvert de sang. L'accusé avait pris une douche et fait disparaître ses vêtements tachés de sang avant l'arrivée de la police. Mais ses chaussures correspondaient aux empreintes de pas laissées sur la scène du crime ; la police scientifique avait relevé des traces du sang de la victime sur les semelles. Li se demandait pourquoi l'avocat de la défense semblait si sûr de lui. Il n'allait pas tarder à le découvrir.
- Alors, vous conviendrez aussi que le propriétaire de ces chaussures est vraisemblablement l'auteur du crime, continua l'avocat.
- En effet, dit-il assez fort pour qu'il n'y ait aucune ambiguïté possible.
- Qu'est-ce qui vous amène à croire que mon client en est l'auteur ?
- Ses chaussures.
- Vraiment ?
- Elles ont été trouvées dans sa chambre, au foyer. La police scientifique a découvert des traces du sang de la victime sur les semelles, et leurs empreintes correspondent exactement à celles laissées sur la scène du crime.
- Et où sont-elles ? demanda l'avocat hautain en le regardant droit dans les yeux.
Pour la première fois, Li sentit sa confiance ébranlée.
- Quoi ?
- Les chaussures. Vous ne pouvez pas prétendre avoir trouvé dans la chambre de mon client une paire de chaussures le reliant à la scène du crime, et omettre de les produire comme preuve.