Recherche






Recherche multi-critères

Participez à la vie du site

Inscrivez-vous àla Lettre des Bibliothécaires.

Bibliothécaires,partagez vos découvertes.

Clubs de lecture,envoyez vos choix.

Editeurs,valorisez vos livres.

.. Que Dieu ait pitié de nous : mémoires

Couverture du livre Que Dieu ait pitié de nous : mémoires

Auteur : Dominique Wiel

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Documents Essais d'actualité

Editeur : OH ! éditions, Paris, France

Prix : 18.90 € / 123.98 F

ISBN : 978-2-915056-43-3

GENCOD : 9782915056433

  • Les présentations des éditeurs : 04/10/2006

«Parce qu'il est innocent, je vous réclame son acquittement»
Yves Jannier, avocat général - Cour d'appel de Paris

«J'ai refait tout le chemin depuis le début, de l'enfance au séminaire, de l'Action catholique ouvrière à la lente ghettoïsation de la Tour du Renard. Ce qui m'a permis de comprendre comment avait pu naître l'effroyable malentendu d'Outreau, et comment je m'étais retrouvé pris dans les filets d'une institution judiciaire complètement ignorante de la réalité quotidienne des gens les plus pauvres, et dramatiquement claquemurée dans ses pompes et ses certitudes.»

Dominique Wiel

Que Dieu ait pitié de nous est un livre exceptionnel, écrit par un homme sincère, singulier. Un prêtre sorti debout de l'affaire d'Outreau. Le destin d'un homme qui nous ouvre les yeux sur notre vulnérabilité. Un livre contre les égoïsmes, contre l'indifférence.



  • La revue de presse Pascale Robert-Diard - Le Monde du 13 octobre 2006

Sans être en colère, Dominique Wiel est lucide, et c'est beaucoup plus cruel. Son livre est bien plus que le témoignage de l'un des acquittés d'Outreau, il est une leçon de résistance. Les événements d'Outreau, écrit-il, "ont eu le mérite de me remettre en face des choix qui avaient spontanément guidé ma vie". De tous ses compagnons d'infortune, Dominique Wiel est peut-être en effet celui qui "dérangeait" le plus les idées et l'ordre établis...
"Toute l'institution judiciaire a l'habitude qu'on se présente devant elle les reins cassés, le regard fuyant", écrit Dominique Wiel. Dès les premiers jours de son arrestation, il s'était promis de ne rien céder, de toujours "marcher la tête haute, ne jamais baiser les yeux, ne jamais fuir le regard des autres", quand bien même cette attitude lui coûterait cher.


  • Les courts extraits de livres : 04/10/2006

Arrivant de Trémentines, où nous avions toute la cam­pagne pour nous, et les saisons en guise d'horloge, je perçois Béthune comme un sombre exil. Mais je ne le comprends pas sur le moment, subissant silencieusement, comme la plupart des gamins, les bouleversements de la vie familiale. C'est bien plus tard, devenu homme, que je réaliserai combien ce retour dans le Nord fut accablant pour l'enfant de 10 ans que j'étais.
Notre nouvelle maison est en pleine ville, donnant d'un côté sur une rue grise, de l'autre sur une cour étroite au fond de laquelle d'anciens appentis hébergeront bientôt l'atelier de ressemelage de mon père. Collines et arbres ont subitement disparu du paysage, et la lumière elle-même semble soudain trop précieuse pour être partagée. Elle n'entre qu'avec parcimonie par la véranda qui prolonge la salle à manger qu'une table immense occupe de bout en bout. La cuisine, au fond, en forme d'étroit boyau, est en permanence plongée dans la pénombre. Les chambres à coucher se tiennent toutes à l'étage unique, si petites qu'il n'y a plus guère de place pour circuler. «La chambre des parents reçoit le berceau de François, note ma mère. Jean-Pierre et Jacques ont une droite de notre père, la seconde, Marie-Pierre, à sa gauche. Ensuite, garçons et filles se répartissent en alternance. Au cours du repas, qui s'ouvre par un bénédicité, les filles seront chargées d'apporter les plats, les garçons veilleront aux boissons. Les premières années, nous devons demander la permission pour parler. C'est la seule règle qui s'assouplira avec le temps.
Quelle image ai-je de mes parents dans ces années de l'après-guerre ? Mon père est un homme solide et peu disert. Les difficultés de la vie n'ont entamé ni sa résolution ni sa tenue. Tout juste l'ont-elles contraint à chausser des lunettes à double foyer. Il porte cravate et gilet, et enfile par-dessus une blouse marron pour se rendre à son atelier. Dans la pochette de sa blouse se tiennent quelques stylos proprement épingles.


Copyright : lechoixdesbibliothecaires.com 2006-2012 - Informations légales - Programmation : Olf Software - Accessibilité, CSS et XHTML : Gravelet Multimédia