Recherche






Recherche multi-critères

Participez à la vie du site

Inscrivez-vous àla Lettre des Bibliothécaires.

Bibliothécaires,partagez vos découvertes.

Clubs de lecture,envoyez vos choix.

Editeurs,valorisez vos livres.

.. Méditations catastrophiques

Couverture du livre Méditations catastrophiques

Auteur : Elie Faure

Préface : Jean-Paul Morel

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Editeur : Bartillat, Paris, France

Collection : Un intellectuel français dans la guerre civile espagnole

Prix : 22.00 € / 144.31 F

ISBN : 978-2-84100-375-4

GENCOD : 9782841003754

  • Les présentations des éditeurs : 04/09/2006

Entré dans la soixantaine, Elie Faure, amoureux fou de l'Espagne, se consacre avec acharnement à la cause des Républicains espagnols, pris en tenaille par les offensives des nationalistes. Surtout, il alerte l'opinion française sur la dimension européenne de cette guerre civile, où il décèle immédiatement le soutien de l'Allemagne nazie et de l'Italie mussolinienne à la rébellion franquiste. Il rédige nombre d'articles, de pétitions, s'engage jusqu'aux limites de ses forces pour faire prendre conscience du danger et de la catastrophe mondiale qui menace. Méditations catastrophiques réunit l'ensemble de ses textes sur l'Espagne et sa situation depuis la révolte des Asturies (5 octobre 1934), écrits avec le regard pénétrant de l'historien de l'art, car dans ce tableau effrayant d'une Espagne à feu et, à sang, il convoque toutes les heures de l'épopée ibérique l'Inquisition, Jean de la Croix, Thérèse d'Avila, Ignace de Loyola, Don Quichotte, le Greco, Velazquez, Zurbaran, Goya. Mais Elie Faure n'a pas hésité non plus à se rendre sur le front, à Barcelone, à Madrid, à Tolède. Il meurt le 29 octobre 1937, au lendemain de la chute des Asturies qui, en le bouleversant, a précipité sa propre fin.

Jean-Paul Morel, journaliste, critique littéraire, est l'auteur avec Martine Courtois d'une biographie d'Elie Faure (Séguier, 1989). Il prépare actuellement une biographie d'Ambroise Vollard.



  • La revue de presse Marc Riglet - Lire, septembre 2006

Deux témoignages précieux sur les affrontements qui vont préfigurer la Seconde Guerre mondiale signés Elie Faure et Joseph Kessel et un essai plein de trouvailles d'Antony Beevor offrent une compréhension claire de cette guerre civile.

Tout commandait qu'Elie Faure, dans la guerre d'Espagne, prendrait le parti du camp républicain. Alerté très vite sur la montée des fascismes, proche du parti communiste français mais assez libre pour n'être pas homologué «compagnon de route», Elie Faure trouve de surcroît dans sa généalogie de quoi nourrir une adhésion effervescente aux idéaux de l'émancipation révolutionnaire. N'est-il pas, en effet, le neveu d'Elisée Reclus, à la fois grand géographe devant l'Eternel et figure tutélaire du mouvement anarchiste ?


  • Les courts extraits de livres : 11/09/2006

La force et le droit

À Jean Cassou

LA force, c'est le droit qui naît ; le droit, c'est la force qui meurt. Quand on nie le droit de la force, on aboutit inévitablement à briser la force du droit. Qu'est-ce donc que le droit, sinon la revendication des puissances de vie qui animent, à tel moment de son existence, un individu ou un groupe d'individus ? Et en vertu de quelle surnaturelle magie un texte mort primerait-il ce droit vivant ? Les formes politiques que le christianisme a tour à tour adoptées pour ne pas mourir, ont prétendu arrêter la vie sociale et spirituelle dans un espace à dimensions immuables. Mais le sens naissant de la durée a bousculé depuis cette ingénieuse architecture. Un droit inconnu germe, à toute seconde, chez les êtres en devenir. La quantité comme la qualité jouent dans ce droit, et elles changent. Les droits d'un arbre croissent dans la mesure où cet arbre lui-même croît. Que l'intelligence - cette liberté en instance - ait créé chez l'être humain la notion du droit abstrait - lui aussi, notion de croissance -, je le veux bien et le proclame avec ferveur. L'être puissant doit protection à la faiblesse, dont l'abandon ajoute à sa puis­sance, si toutefois la faiblesse consent à elle-même et ne cherche pas à contrecarrer l'action de l'être puissant. Éle­ver peu à peu le droit jusqu'aux possibilités de la force, c'est là, certes, qu'est la grandeur. Mais à condition que «le droit» ne prétende pas fixer à son niveau stationnaire le niveau orageux de la force en gestation.
Voici le résumé du drame auquel nous assistons depuis toujours, mais qui a pris, après la guerre où le droit théo­rique a méconnu son propre droit vivant en essayant d'écraser les droits vivants d'autrui dont il a refusé d'abreuver ses racines, une acuité, d'autant plus doulou­reuse que le mensonge l'alimente, et l'empoisonne.


Copyright : lechoixdesbibliothecaires.com 2006-2012 - Informations légales - Programmation : Olf Software - Accessibilité, CSS et XHTML : Gravelet Multimédia