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Auteur : Edward Meeks | Jacqueline Monsigny
Date de saisie : 00/00/0000
Genre : Cinéma, Télévision
Editeur : Rocher, Monaco, France
Collection : Le roman des lieux magiques
Prix : 19.90 € / 130.54 F
ISBN : 978-2-268-05791-0
GENCOD : 9782268057910
Babylone du cinéma, Hollywood est une ville mythique dont les dessous révèlent une histoire humaine fascinante, souvent drôle et parfois dramatique.
Au début du XXe siècle, Thomas Edison, furieux contre les frères Lumière qui ont inventé le cinématographe, fait payer une taxe de 2 dollars par semaine aux jeunes fous new-yorkais qui projettent des films muets. Les pionniers révoltés quittent New York pour la côte ouest. Arrivés en Californie, ils s'installent près d'un ranch dont le nom est Hollywood. La légende commence alors avec les premières stars du muet : Douglas Fairbanks, Mary Pickford, Charlie Chaplin... les westerns, les cow-boys...
Le cinéma parlant provoque ensuite une ruée vers cette usine à rêves pour les jeunes talents en quête de gloire : Gary Cooper, John Wayne, Errol Flynn, Humphrey Bogart, Marilyn Monroe, Rita Hayworth...
Puis, la rivalité entre cinéma et télévision fait émerger de nouvelles idoles qui alimentent de nombreuses anecdotes, de Friends à Desperate Housewives, en passant par les frasques de Ben Affleck et de Jenifer Lopez.
Entre amours impossibles, sexe, drogue, alcool, meurtres, maccarthysme ou émeutes raciales, Hollywood et ses stars fascinent le monde entier depuis plus de cent ans.
Jacqueline Monsigny, écrivain traduit dans 22 pays, est l'auteur de nombreux romans dont Bianca la Rebelle et La Maison-Rouge parus aux éditions du Rocher. Elle est mariée à Edward Meeks, vedette de la série culte, Les Globe-Trotters, et auteur de John Kerry, l'espoir perdu (éditions du Rocher).
Le couple a connu les plus grandes vedettes de Hollywood comme Robert Mitchum, Richard Burton, Elizabeth Taylor, qui leur ont révélé tous les secrets de cette ville légendaire où ils passent tous leurs étés.
De Paris à New York, c'est une belle agitation, d'autant plus que d'habiles négociants louent des hangars ou des arrière-salles miteuses pour projeter contre trois sous en France, ou un «nickel» (cinq cents en Amérique), au son d'un piano souvent désaccordé, des petits films de quelques minutes.
Comme pour presque tous les grands succès, ce sont les populations les plus pauvres qui, assises sur des chaises branlantes dans le noir, regardaient, fascinées, des écrans miteux sur lesquels des comédiens débutants les faisaient vibrer.
Car des deux côtés de l'Atlantique, la réaction des grands acteurs de théâtre connus et de la haute société est péremptoire : ils méprisent ce cinématographe qui, ils en sont sûrs et certains, «n'a aucun avenir». Il en avait été de même pour les trains au début, qui avec la vitesse allaient décapiter les voyageurs, pour le métro dans les villes dont les maisons s'effondreraient et en 1950 pour la télévision, qui resterait un art mineur sans lendemain !
Pendant les premières années de l'histoire du cinéma, la France est le pays le plus en pointe en matière de production, viennent ensuite l'Italie, puis l'Amérique. En effet, le public s'amuse surtout des tours de magie de Georges Méliès. Le public veut rire... rire, et encore rire.
Mais peu à peu, cela va changer et, en 1902, Edwin Porter, un projectionniste itinérant - roadshow - conçoit et tourne le premier film dramatique américain : un homme rêve de sa femme et de son enfant. Un feu éclate. Des pompiers arrivent sur le lieu de l'incendie. Vont-ils sauver une maman effrayée qui saisit son enfant ? Elle le serre contre son coeur et descend dans la fumée l'échelle de sécurité pour être enfin secourue par les hommes du feu.
Ce film, projeté à New York, va avoir un immense succès. Les femmes pleurent, les hommes sortent leur mouchoir. Edwin Porter comprend soudain le pouvoir émotionnel du cinéma.
Porter va ensuite tourner une histoire considérée comme le premier film «érotique» en 1903 : un vendeur de chaussures noue les lacets d'une jeune femme. La caméra montre la main du vendeur relevant la jupe de sa cliente sur ses jambes, découvrant ainsi ses bas et ses jupons. Les hommes sortent congestionnés de la salle.
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