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_ Paix et democratie ; le droit des peuples et la raison publique

Couverture du livre Paix et democratie ; le droit des peuples et la raison publique

Auteur : John Rawls

Date de saisie : 02/03/2010

Genre : Droit Essais

Editeur : La Découverte, Paris, France

Collection : Textes A L'Appui ; Politique Et Societes

Prix : 22.00 € / 144.31 F

ISBN : 9782707132918

GENCOD : 9782707132918

Sorti le : 06/04/2006

  • Les présentations des éditeurs : 24/11/2009

" L'idée de raison publique est une partie intégrante du Droit des Peuples, qui étend l'idée du contrat social à la Société des Peuples, et présente les principes généraux qui peuvent et doivent être acceptés par les sociétés libérales et les sociétés non libérales (mais décentes) comme la norme qui régit leur conduite dans leurs rapports mutuels. Pour cette raison, je souhaitais que ces deux textes soient publiés dans le même volume. Ensemble, ils constituent le point culminant de mes réflexions sur la manière dont les citoyens et les peuples raisonnables pourraient vivre paisiblement ensemble dans un monde juste. " L'une des préoccupations de John Rawls dans ce livre est d'affirmer l'universalisme de sa conception tout en évitant le reproche d'ethnocentrisme occidental : diverses sociétés du monde, démocratiques et non démocratiques, peuvent fonder leur coopération pacifique sur leur reconnaissance mutuelle en tant que partenaires égaux comme le font les citoyens d'une démocratie irréductiblement divisés sur le sens du bien. Les principes de justice de la Société des Peuples font ainsi une place à la pluralité des sociétés puisqu'ils peuvent être acceptés aussi bien par les peuples libéraux et démocratiques que par d'autres peuples qui ne le sont pas mais qui restent " décents ", c'est-à-dire qui respectent les droits de l'homme. La même vision permet de poser les conditions d'une guerre juste de la Société des Peuples contre les Etats " hors-la-loi ", et celles de l'aide collective due aux sociétés marquées par des conditions économiques et politiques défavorables.



  • La revue de presse Robert Maggiori - Libération du 1er juin 2006

... Il est assez rare que par un seul livre, et en quelques décennies, un penseur devienne un «classique». Publié en 1971, Théorie de la justice a pourtant bouleversé à ce point la philosophie politique et morale, la philosophie du droit, voire la pensée économique, suscité la publication d'un nombre si inhabituel de commentaires dans le monde, qu'il a hissé John Rawls (1921-2002) à la hauteur des plus grands. Concilier équité sociale, efficacité économique et liberté politique, identifier un noyau de principes, au nom desquels il serait possible de régir l'assignation des droits et devoirs des individus et de permettre que soit organisée une distribution équitable des charges et des bénéfices de la coopération sociale : tels étaient les buts de Théorie de la justice. Mais, ces principes, comment les fixer, si chacun suit dans ses choix l'option dont il espère recevoir le maximum d'avantages pour lui-même ? Rawls envisageait que ces choix seraient faits par des personnes rationnelles placées dans une «situation originelle» : si, par hypothèse, elles ignoraient leur rang, leur fonction, leur sexe, leur revenu, la place hiérarchique qu'elles occuperaient dans la future association, elles opteraient pour des principes dont elles seraient sûres qu'ils leur porteraient un maximum d'avantages même si elles venaient à se trouver dans la position la plus défavorisée. Choisis sous «voile d'ignorance», ces principes seraient forcément justes aux yeux de tous s'ils établissaient, d'une part, que «chaque personne doit avoir un droit égal au système total le plus étendu de liberté de base égale pour tous, compatible avec un même système pour tous», d'autre part, que les inégalités sociales et économiques sont, premièrement, «attachées à des fonctions et des emplois accessibles à tous, dans des conditions impartiales d'égalité des chances», et, deuxièmement, ne sont justifiées qu'à la seule condition qu'elles tournent «au plus grand profit des plus désavantagés».

Dans les deux textes qui composent Paix et démocratie («Le droit des peuples» et «L'idée de raison publique reconsidérée»), Rawls applique cette démarche non plus aux relations entre citoyens égaux au sein d'une communauté politique mais aux peuples d'une société mondiale... On laissera découvrir l'analyse très détaillée par laquelle Rawls fixe les conditions auxquelles «une Société mondiale des Peuples libéraux et décents serait possible», une défense contre les Etats hors-la-loi légitime, et un devoir d'assistance à l'égard des sociétés entravées utile à l'établissement de «leurs propres institutions raisonnablement justes ou décentes»...


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