Inscrivez-vous àla Lettre des Bibliothécaires.
Bibliothécaires,partagez vos découvertes.
Clubs de lecture,envoyez vos choix.
Editeurs,valorisez vos livres.
Bienvenue sur Lechoixdesbibliothecaires.com, qui vous permet de découvrir, de partager les coups de cœur des bibliothécaires. Vous y entendrez les écrivains raconter leurs livres, et les éditeurs présenter leurs productions aux bibliothécaires. Des comédiens vous proposeront de courtes lectures. Nous proposons également un podcast.
France Inter est partenaire de notre site. Chaque vendredi matin vers 6h45 Patricia Martin met en avant sur l’antenne de France Inter un choix de bibliothécaire. Vous pouvez retrouver l’historique des choix de bibliothécaire cités par Patricia Martin en cliquant sur ce lien. France Inter est la première radio nationale à donner régulièrement la parole aux bibliothécaires de France.
Auteur : Boris Pasternak | Marina Tsvetaeva
Traducteur : Eveline Amoursky et Luba Jurgenson
Date de saisie : 12/12/2005
Genre : Biographies, mémoires, correspondances...
Editeur : Ed. des Syrtes, Paris, France
Collection : Littérature étrangère
Prix : 25.00 € / 163.99 F
ISBN : 978-2-84545-111-7
GENCOD : 9782845451117
Ils se sont croisés à Moscou lors d'une soirée, dans une rue, un jour d'enterrement. Un mot, un regard, rien. Enfants de l'intelligentsia russe fin de siècle, ils ont eu vingt ans avant la Révolution, lui en 1910, elle en 1912. Ils sont nés poètes. Elle est sa cadette mais son talent est déjà affirmé et admiré quand il peine encore sur ses vers. En 1917 il écrit Ma soeur ma vie et en parle comme d'une victoire.
En 1922, elle part à l'étranger retrouver son mari (un Russe blanc qui sera plus tard retourné par le pouvoir soviétique). Son exil l'entraînera à Berlin, à Prague, à Meudon et ailleurs en France, dix-sept ans durant. Lui reste à Moscou. Et c'est là qu'il tombe dans une librairie sur Verstes, un recueil de vers qu'elle a publié avant son départ. «Devant moi s'ouvrait un puits de force et de pureté. Il n'y avait rien de tel alentour», se souviendra-t-il plus tard.
Alors le 14 juin 1922, Boris Leonidovich Pasternak écrit à Marina Ivanovna Tsvetaeva. Il lui demande «pardon, pardon». Pardon de ne pas l'avoir rencontrée plus tôt, pardon de n'avoir pas découvert Verstes, cet «étalon de la poésie», dès sa sortie alors qu'elle habitait encore à Moscou. Il signe «B. Pasternak, bouleversé par vous». Elle lui répond le 29 juin : «Cher Boris Leonidovitch ! La tentation de l'heure nocturne et la première impulsion surmontées, je vous écris dans la blanche lucidité du jour. J'ai laissé votre lettre refroidir en moi, je l'ai laissée s'ensevelir dans les décombres de deux jours.»... On connaissait en outre pour partie seulement les premières lettres de Tsvetaeva à Pasternak ainsi que quelques lettres tardives (2) dont la fille de Marina, Ariadna Efron, avait autorisé la publication. Tout en imposant que l'intégralité de la correspondance ne soit pas publiée avant la fin du XXe siècle. Le siècle fini, Irina Chevelenko et Elena Korkina se sont lancées dans ce travail délicat car certaines lettres n'avaient été que partiellement éditées, d'autres perdues. Fort heureusement, les brouillons de lettres dans les cahiers comblent un peu les trous, renouent les fils. C'est ce livre-là, tant attendu et paru à Moscou en 2004 qui est aujourd'hui traduit et annoté par Eveline Amoursky et Luba Jurgenson...
Copyright : lechoixdesbibliothecaires.com 2006-2009 - Informations légales - Programmation : Olf Software - Accessibilité, CSS et XHTML : Gravelet Multimédia