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.. Imago

Couverture du livre Imago

Auteur : Cyril Dion

Date de saisie : 21/09/2017

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Actes Sud, Arles, France

Collection : Domaine français

Prix : 19.00 €

ISBN : 9782330081744

GENCOD : 9782330081744

Sorti le : 16/08/2017

  • Les présentations des éditeurs : 27/07/2017

Parce que son frère s'apprête à commettre en France l'irréparable, Nadr le pacifiste se lance à sa poursuite, quitte la Palestine, franchit les tunnels, passe en Égypte, débarque à Marseille puis suit la trace de Khalil jusqu'à Paris. Se révolter, s'interposer : deux manières d'affronter le même obstacle, se libérer de tout enfermement, accéder à soi-même, entrer en résilience contre le sentiment d'immobilité, d'incarcération, d'irrémédiable injustice.
Sous couvert de fiction, ce premier roman est celui d'un homme engagé pour un autre monde, une autre société - un engagement qui passe ici par l'imaginaire pour approcher encore davantage l'une des tragédies les plus durables du XXe siècle.

Né en 1978, Cyril Dion est le cofondateur avec Pierre Rabhi du mouvement Colibris. Également cofondateur de la revue Kaizen, il publie son premier recueil de poèmes, Assis sur le fil, en 2014 aux éditions de La Table ronde. En 2015, il écrit et coréalise avec Mélanie Laurent le film Demain, qui obtient le César du meilleur documentaire en 2016.



  • La revue de presse Stéphanie Dupays - Le Monde du 21 septembre 2017

L'auteur, cinéaste (Demain, avec Mélanie Laurent, 2015) et militant écologiste, livre une réflexion sur les origines de la violence et les façons d'y survivre, en évitant l'écueil du roman à thèse.


  • La revue de presse Sophie Joubert - L'Humanité du 17 août 2017

Avant de fonder le mouvement Colibris, avec Pierre Rabhi, et de réaliser le documentaire Demain avec Mélanie Laurent, il a expérimenté sur le terrain l'impossible paix entre Israéliens et Palestiniens. C'est le sujet d'Imago, un premier roman puissant sur un jeune Palestinien qui veut empêcher son frère de commettre un attentat-suicide en Europe...
Tout au long d'un périple qui transite par l'Égypte, Nadr, parti « avec la Palestine sur son dos », tente d'échapper aux assignations politiques et religieuses. Né d'une mère française, à qui il a été arraché par son père, palestinien, il est dans un perpétuel entre-deux, nulle part à sa place et sommé de choisir. « Le livre parle beaucoup d'enfermement, nos vies sont conditionnées par des facteurs extérieurs. » C'est le sens du titre  : Imago, le stade final du développement d'un individu.


  • Les courts extraits de livres : 27/07/2017

Nadr habitait au nord de Rafah, quelque part au milieu du champ d'ordures qui faisait face à la mer. Chacune de ses journées commençait au lever du soleil, à l'heure où les premières chaleurs le tiraient du lit. Il se lavait au-dessus du seau, puis se plantait devant l'entrée du petit bâtiment. Devant lui, il posait ses deux seuls livres, qu'il lisait et relisait. L'un de Darwich, l'autre de Rûmî. Vers huit heures commençait le défilé : jeunes, vieux, femmes, enfants. Il les regardait s'agiter dans la poussière et les détritus, le dos bien calé sur son vieux siège de toile. Ce qu'ils appelaient encore "le camp" (mais qui, d'un camp de réfugiés avait progressivement été transformé en quartier sale et délabré) était aux portes de la ville et, dès les premières heures du jour, de petites grappes d'hommes s'en échappaient, quittaient les amas de ferraille et de pierres, les ruelles aux édifices morcelés, les dédales de fils électriques et de canalisations sauvages, pour rejoindre les rues animées du centre. Pas un ne pouvait déloger Nadr de son trône en lambeaux. Il leur criait de foutre le camp et restait assis à contempler le vide, faisant crânement rebondir son couteau dans sa paume. Il ne s'intéressait pas aux informations et se contentait de hocher la tête à celles qu'on lui rapportait d'Al Jazeera, de CNN, d'Euronews, d'Al Arabiya, de la MBC, de la BBC... Autant que possible, il évitait de s'éloigner du quartier.
Son frère ne lisait pas de livres, ne connaissait rien à la poésie. Avait toujours préféré trifouiller les moteurs, courir après un ballon plutôt que d'user ses yeux sur un paquet de feuilles imprimées. Khalil était plus jeune que Nadr. Enfant, il était si malingre que Nadr devait le protéger des autres gamins. Un soir sur deux, il revenait à la maison les yeux furieux et le visage couvert de croûtes. Khalil détestait se battre alors que Nadr adorait se rouler dans la poussière et sentir ses poings craquer contre les mâchoires. En grandissant, Nadr s'était désintéressé des combats et Khalil s'était passionné pour les armes. Secrètement d'abord, avec un peu de honte. Puis plus ouvertement, à mesure que des hommes plus âgés lui en mirent entre les mains. Nadr tentait de les chasser, mais sans résultat. Un temps, Khalil s'était fait embaucher dans une usine de chaussures juste après la frontière israélienne - trois heures bloqué le matin et autant le soir - avant de se faire renvoyer et de revenir dans la bande de Gaza. Maintenant, tous deux travaillaient à la carrosserie de Jalil ou au restaurant de leur oncle Mokhtar, chaque fois qu'on avait besoin d'eux. Grossissant les petits groupes d'hommes qu'on voyait se presser dans les échoppes et les ateliers, passant le plus clair de leur temps à fumer et à rire, tandis que deux ou trois d'entre eux se concentraient sur leur ouvrage. Khalil méprisait leur condition. Rêvait d'autre chose que de moisir dans une prison en ruine. Depuis quelque temps, il s'était rapproché du Hamas, s'agitait autour des cadres du parti, haranguait les foules aux rassemblements, s'inventait une piété. Embarrassait Nadr. Lui aussi avait été démarché par ces types. Mais il ne parvenait pas à les aimer. Leurs discours étaient gorgés des mots du prophète mais rien de ce qu'il percevait ne collait vraiment avec son idée d'Allah, de la beauté, de l'éternel. "Ou bien parais tel que tu es, ou bien sois tel que tu parais", écrivait Rûmî. Aucun de ces hommes n'était à la hauteur de cette phrase.
Les journées étaient longues dans l'atelier ou sur le seuil de l'abri et, lorsque le soleil se couchait, il migrait vers la plage, s'affalait sur le sable et attendait que les derniers feux meurent sur l'onde, fumant la moitié d'un joint ou mâchonnant un tuyau de plastique. Machinalement, il posait sa langue sur la cicatrice de sa lèvre, juste en dessous de sa narine gauche. Il la passait et la repassait encore, redessinant chaque point, chaque suture, évaluant silencieusement l'aspérité sur l'ancienne plaie. Puis il jetait le tuyau et, lentement, rejoignait l'intérieur de son semblant de maison, enfin gagnée par la fraîcheur.


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