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.. Projet Anastasis

Couverture du livre Projet Anastasis

Auteur : Jacques Vandroux

Date de saisie : 14/06/2017

Genre : Policiers

Editeur : Robert Laffont, Paris, France

Prix : 20.00 €

ISBN : 9782221200407

GENCOD : 9782221200407

Sorti le : 08/06/2017

  • Les présentations des éditeurs : 28/06/2017

Dans un inonde où même le pouvoir s'achète, la vie humaine a-t-elle encore un prix ?

Jean Legarec, responsable d'une agence privée de renseignements, est un expert en affaires sensibles. Mais il est loin d'imaginer ce qui l'attend lorsqu'il accepte d'enquêter sur la disparition d'un enfant. Ce dernier, petit-fils d'un homme politique influent, a été enlevé lors du chaos qui a suivi un attentat perpétré à Notre-Dame de Paris. Très vite, Legarec découvre qu'il ne s'agit pas d'un «simple» kidnapping, mais d'un large complot dont les racines remontent au Troisième Reich.
Aidé de Béatrice, la tante du garçon, il va devoir plonger au coeur des heures les plus sombres de l'histoire européenne. Et ce, alors même que son attirance grandissante pour Béatrice menace d'obscurcir son jugement... Parviendra-t-il à mettre de côté ses sentiments personnels pour sauver un enfant innocent de cette toile infernale ?

Ingénieur de formation, Jacques Vandroux a commencé à écrire dans le train et dans l'avion, au gré de ses nombreux déplacements professionnels. Il y a vite pris goût et a décidé de s'autopublier, devenant en moins de cinq ans un véritable phénomène de l'autoédition, avec plus de 400 000 exemplaires vendus dans le monde. Il vit à Grenoble.


  • Les courts extraits de livres : 28/06/2017

1

Notre-Dame

17 novembre

L'homme s'approcha tranquillement du portail principal de la cathédrale. Il leva la tête et observa la décoration du tympan : le Jugement dernier. Sous la statue du Christ, saint Michel et le diable. Le diable emmenant avec lui en enfer les damnés terrifiés par le destin qui leur était réservé. Il avait passé des heures à étudier ces sculptures trônant sur la façade de l'église pour édifier le peuple de Paris et le remettre dans le droit chemin.
Il revint au XXIe siècle et se retourna, insensible au charme du pâle soleil qui offrait sa douceur aux promeneurs. L'homme observa le parvis, déjà occupé par des grappes de touristes vêtus pour la froidure d'un hiver qui avait commencé dès la Toussaint. Quelques photographes amateurs se relayaient pour immortaliser la pierre symbolisant le point zéro des routes de France. Une scène classique dans l'un des lieux les plus touristiques de Paris. Un groupe de visiteurs pressés passa devant lui et s'engouffra par la porte d'entrée du portail latéral. Il les suivit et entra. L'odeur caractéristique de la cathédrale, mélange d'encens et de vieilles pierres centenaires, ne le surprit pas. Il connaissait les lieux par coeur et un plan précis de l'édifice religieux était gravé dans son cerveau. L'homme retira son bonnet, laissant apparaître une tignasse de cheveux d'un noir de jais. Il s'écarta de la porte et contempla la scène qui s'offrait à lui.
Dans la nef, des centaines de fidèles participaient à la messe dominicale. Des touristes s'étaient joints aux paroissiens habituels et l'ensemble formait une assemblée hétéroclite. Le long des allées latérales, des visiteurs déambulaient silencieusement, veillant, pour la plupart d'entre eux, à ne pas perturber la cérémonie en cours. Ils s'arrêtaient au hasard des statues. Certains feuilletaient un guide, à la recherche d'une découverte culturelle. D'autres photographiaient tout ce qui passait devant leur objectif : des bas-reliefs, des vitraux, ou même le prêtre en train de célébrer la messe. Ils feraient le tri en rentrant chez eux. Un dimanche ordinaire à Notre-Dame de Paris. Pas si ordinaire en fait, car Alpha était là. Il attendait ce moment depuis des semaines.
Alpha aimait son nom de code. C'est lui qui l'avait choisi. Le loup alpha, chef de meute qui savait aussi chasser en solitaire. Tout ce qui le caractérisait. Il vivait pour son groupe, mais aimait être seul.
Un léger frisson, aussitôt contrôlé, le parcourut quand une soliste entonna dans le choeur l'Ave Maria de Gounod. Pas besoin d'être religieux pour apprécier cette oeuvre. Il sourit intérieurement : il ne pouvait rêver d'un meilleur décor. Avec son pantalon de toile, ses chaussures de marche et sa veste matelassée, il ressemblait à n'importe quel curieux venu visiter l'église multicentenaire. Il s'éloigna dans un recoin discret qu'il avait repéré lors de son dernier passage : il était maintenant hors de la vue des quelques gardiens qui s'efforçaient de filtrer d'éventuels visiteurs indélicats. Alpha fit lentement glisser le sac qu'il portait sur le dos et le déposa à ses pieds. Il refréna son impatience. Il devait encore attendre quelques minutes. Un étrange ballet animait l'église. Les fidèles s'approchaient de l'autel où plusieurs prêtres leur distribuaient la communion.
Alpha regarda le défilé de ces hommes et femmes inconnus et de toutes nationalités, qui tendaient vers le même but. À la fois somptueux et ridicule ! Tous ces gens, qui ne juraient que par leurs biens de consommation, se nourrissaient de leur égoïsme et avaient en même temps besoin de croire en leur dieu. Qu'ils assument la société de déchéance qu'ils avaient créée et dans laquelle ils se vautraient tels des porcs dans leur fange ! Il inspira une large goulée d'air et calma l'énervement qui le gagnait. Garder toute sa lucidité pour les minutes qui allaient suivre, se concentrer sur la mission ! Tel un mantra, il se répéta plusieurs fois cet objectif. Alpha enfonça la main dans son sac. Le contact froid qu'il rencontra provoqua en lui une vague d'excitation. La procession allait bientôt toucher à sa fin, et les dernières notes de l'Ave Maria, d'une pureté parfaite, résonnaient sous les hautes voûtes de la cathédrale. La fête pouvait commencer, sa fête !

(...)


  • Le courrier des auteurs : 28/06/2017

1) Qui êtes-vous ? !
Un homme qui aime raconter des histoires, qui a de l'imagination, qui a beaucoup de mal à écrire un roman qui fasse moins de quatre cents pages et qui a l'immense chance d'avoir une femme qui vient mettre de l'ordre dans tout ça. Sans elle, je serais moi, mais je ne serais pas l'auteur qui a écrit «Projet Anastasis». Donc Jacques Vandroux, c'est sans aucun doute le meilleur des deux.

2) Quelle relation intérieure avez-vous avec l'inspiration ? Une relation de confiance ?
Je lui laisse une totale liberté et je lui fais confiance. Cela ne veut pas dire que les idées viennent en dormant (même si lors de certaines scènes, mes personnages m'offrent des nuits blanches en se baladant dans les recoins de mon cerveau qui n'aspire qu'au sommeil), mais c'est en écrivant que mes scenarios se construisent. Je pars avec quelques idées directrices, et je bâtis mon histoire page après page. Un jour, un lecteur m'a expliqué qu'il avait compris dès le début comment se terminerait «Projet Anastasis» : un visionnaire, car j'ai imaginé la fin un an après avoir commencé l'écriture du roman !

3) Accordez-vous une liberté totale à vos personnages ? Ou une liberté «relative» ?
Je ne leur accorde pas, ils s'en emparent ! Plus d'une fois, j'avais un projet pour eux en début de chapitre et ils m'ont amené à changer mon point de vue quelques pages plus tard. Ils prennent un peu plus de «moelle» au fur et à mesure du récit. Je passe plus d'une année avec eux, j'ai besoin d'amis fidèles.
C'est réjouissant et très excitant de ne pas savoir à l'avance comment vont se dérouler les événements. Je suis alors dans le rôle du premier lecteur ! Il y a bien sûr une contrepartie à leur liberté : je dois régulièrement réécrire des chapitres pour donner de la cohérence à leurs envies. Mais ils le méritent !

4) Qui vous a donné la force de croire en votre succès considérable ? les libraires ?
Ma femme ! Quand nous nous sommes lancés et que je rêvais sans trop y croire de vendre mille livres en format numérique, elle en voulait cent mille. Sourire compatissant de ma part ! Elle a tout fait pour que nous les atteignions et a travaillé des milliers d'heures à mes côtés... et elle a gagné son pari. D'ailleurs, je ne parie plus avec elle !
Donc si vous me le permettez, je tiens à la remercier une fois de plus.
Ayant débuté en proposant des ebooks, nous n'avons découvert que très récemment l'univers des libraires en menant l'aventure avec Robert Laffont. Éditeurs et libraires : quelle passion ! On adore ! On compte sur leur soutien pour ces premiers pas dans l'univers du livre papier.

5) Enfant, rêviez-vous d'écrire des livres ?
Faisant partie des quelques rares familles qui n'avaient pas la télévision (j'en ai raté, des «mystères de l'ouest»), je me suis gavé de livres. Un peu tout ce qu'il y avait dans les bibliothèques de famille ou de la classe ! J'ai commencé par la bibliothèque rose, puis verte et sang et or si ma mémoire est bonne. Je ne ratais pas un livre de contes, et j'ai été passionné par Homère Un plus tard, j'ai navigué de Pagnol (mon idole) à Camus et de Villiers (Gérard, pas Philippe, qui m'a ouvert de nouveaux horizons). Adolescent, j'ai écrit quelques nouvelles fantastiques que je racontais ensuite à des amis au clair de lune (toujours plus impressionnant pour les effets de surprise, surtout quand il y a des filles dans la bande). Il devait donc y avoir un terreau, mais le monde des «vrais» livres et des éditeurs me paraissait tellement loin...

6) Si votre livre était une musique, quelle serait cette musique ?
J'ai été (et je suis toujours) un fan de musique new-wave et je fais partie des cinquantenaires qui vont encore aux concerts de «the Cure» quand ils repassent. C'est souvent ce style de musique que j'écoute en écrivant : parfois douce, parfois puissante et lancinante à d'autres moments. Robert Smith et compagnie, partant pour faire mes BO ?

7) Quel conseil donnez-vous aux jeunes écrivains ?
D'abord, tout est possible, et mon parcours en est la preuve. Quand j'ai écrit les premières lignes de mon premier livre dans une navette d'aéroport, je ne pensais pas absolument pas écrire le mot fin trois ans et deux cent mille mots plus tard.
Ensuite, prenez du plaisir à écrire : si vous n'êtes pas inspiré pendant trois semaines, laissez votre clavier de côté et attendez que l'envie revienne. Dans l'intervalle, pensez-y, le temps d'une randonnée, d'un trajet dans les transports en commun ou d'une réunion assommante. Mûrissez-la doucement. En fait, c'est un peu comme de la cuisine, mais à l'ancienne et sans four à microondes.
Certains vous diront peut-être qu'il faut s'imposer des plages de travail, et c'est ainsi qu'ils fonctionnent le mieux, mais moi, je vous encourage à aller à votre rythme. Vous avez le temps !


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