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.. L'ordre du jour

Couverture du livre L'ordre du jour

Auteur : Éric Vuillard

Date de saisie : 29/08/2017

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Actes Sud, Arles, France

Collection : Un endroit où aller

Prix : 16.00 €

ISBN : 9782330078973

GENCOD : 9782330078973

Sorti le : 29/04/2017

  • Les présentations des éditeurs : 18/05/2017

Ils étaient vingt-quatre, près des arbres morts de la rive, vingt-quatre pardessus noirs, marron ou cognac, vingt-quatre paires d'épaules rembourrées de laine, vingt-quatre costumes trois pièces, et le même nombre de pantalons à pinces avec un large ourlet. Les ombres pénétrèrent le grand vestibule du palais du président de l'Assemblée ; mais bientôt, il n'y aura plus d'Assemblée, il n'y aura plus de président, et, dans quelques années, il n'y aura même plus de Parlement, seulement un amas de décombres fumants.

É.V.

Écrivain et cinéaste né en 1968 à Lyon, Eric Vuillard a reçu le prix Ignatius-J.-Reilly 2010 pour Conquistadors (Léo Scheer, 2009), le prix Franz-Hessel 2012 et le prix Valery-Larbaud 2013 pour Congo et La bataille d'Occident (Actes Sud, 2012). Également parus chez Actes Sud : Tristesse de la terre, prix Joseph-Kessel 2015, et 14 juillet (2016).



  • La revue de presse Camille Thomine - Le Magazine Littéraire, juin 2017

Conjuguant regard de biais et concision ciselée, l'écrivain renouvelle la forme du récit historique. Après la conquête de l'Ouest, le Congo belge ou la Révolution, il décrit le marigot de complaisances et de lâchetés qui laissa advenir le IIIe Reich.


  • La revue de presse Nathalie Crom - Télérama du 28 juin 2017

Par une série d'instantanés, Eric Vuillard fixe son singulier rendez-vous avec l'Histoire. La montée au pouvoir des nazis comme on ne l'a jamais lue...
Ces scènes saisissantes s'ajoutent les unes aux autres pour retracer l'inertie coupable, la succession de lâchetés, de bassesses, de compromissions qui ont mené à l'annexion de l'Autriche par l'Allemagne. La démonstration d'Eric Vuillard est limpide, cinglante, implacable.


  • La revue de presse Elisabeth Philippe - Le Monde du 25 mai 2017

Qu'il évoque la chute de l'empire Inca (Conquistadors, Léo Scheer, 2009), la conquête coloniale (Congo, Actes Sud, 2012) ou la Révolution française (14 juillet, Actes Sud, 2016), Eric Vuillard se faufile à chaque fois par une porte dérobée pour se glisser dans les coulisses de l'Histoire, faire entrevoir à son lecteur l'envers du décor et démonter la mécanique des grands récits figés à force d'être ressassés...
A l'instar de l'écrivain Patrick Bouvet, auteur d'une récente Petite histoire du spectacle industriel (L'Olivier), Eric Vuillard considère que «l'Histoire est un spectacle», que notre connaissance des événements est façonnée par les films d'information, de propagande ou de divertissement : «La guerre mondiale et son préambule sont emportés dans ce film infini où l'on ne distingue plus le vrai du faux.» Pour tenter d'extirper quelques fragments de vérité, il procède à des arrêts sur image...
Purement anecdotique ? «Tel est l'art du récit que rien n'est innocent», rétorque Eric Vuillard, dont l'écriture, merveille d'orfèvrerie, débusque les détails où, chacun le sait, est censé se cacher le diable. A l'aveuglement coupable des puissances étrangères qui n'ont pas voulu voir l'abîme dans lequel Hitler précipitait le monde, il oppose son regard scrupuleux, capable de déceler l'indécence dans le revers froissé d'une veste.


  • La revue de presse Bernard Pivot - Le Journal du Dimanche du 14 mai 2017

Sans la faiblesse et l'aveuglement des puissants - en particulier, des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Europe -, jamais Hitler n'aurait réussi à ouvrir si vite les portes de l'enfer. Eric Vuillard en fait la démonstration par le récit de quelques journées et scènes mémorables. L'écrivain est percutant, l'historien implacable. On lit rarement de telles pages où sont, tour à tour, convoqués l'ironie, la colère, le mépris, le mordant, en même temps que le conteur sait portraiturer avec maestria les personnages de cette tragique comédie. Les jeunes gens devraient lire ce petit livre pour comprendre la nature et le fonctionnement du nazisme...


  • La revue de presse Muriel Steinmetz - L'Humanité du 4 mai 2017

Le tout fourmille de faits vrais, d'anecdotes parlantes, de portraits à l'eau-forte. Éric Vuillard explore sans peur ce que la grande histoire cache sous le tapis, avec une verve féroce, en rappelant que « les plus grandes catastrophes s'avancent souvent à petits pas ».


  • La revue de presse Grégoire Leménager - L'Obs du 4 mai 2017

Dans "l'Ordre du jour", l'excellent Eric Vuillard raconte les coulisses de l'Anschluss, et nous enseigne que la politesse peut aussi être un piège...
Rien, décidément, ne lui échappe de «l'aspect poisseux des combinaisons et de l'imposture» qui font l'Histoire. Il le révèle en lui opposant un sens très pictural du cadrage, qui zoome au plus près des choses avant de soudain reculer de quinze pas, pour en faire voir tous les enjeux dans un impeccable plan
panoramique. Cet écrivain-là est un miniaturiste doublé d'un moraliste...
Tant pis pour ceux qui voudraient exonérer nos glorieuses institutions de leurs crimes passés : Vuillard est un maître démystificateur, qui ne laisse rien dormir dans l'ombre. Sa seule politesse, il la garde pour la langue française, qu'il sert avec une ironie décapante et une grâce comme on n'en lit pas si souvent.


  • Les courts extraits de livres : 18/05/2017

UNE RÉUNION SECRÈTE

LE soleil est un astre froid. Son coeur, des épines de glace. Sa lumière, sans pardon. En février, les arbres sont morts, la rivière pétrifiée, comme si la source ne vomissait plus d'eau et que la mer ne pouvait en avaler davantage. Le temps se fige. Le matin, pas un bruit, pas un chant d'oiseau, rien. Puis, une automobile, une autre, et soudain des pas, des silhouettes qu'on ne peut pas voir. Le régisseur a frappé trois coups mais le rideau ne s'est pas levé.
Nous sommes un lundi, la ville remue derrière son écran de brouillard. Les gens se rendent au travail comme les autres jours, ils prennent le tram, l'autobus, se faufilent vers l'impériale, puis rêvassent dans le grand froid. Mais le 20 février de cette année-là ne fut pas une date comme les autres. Pourtant, la plupart passèrent leur matinée à années, il n'y aura même plus de Parlement, seulement un amas de décombres fumants.
Pour le moment, on dévisse vingt-quatre chapeaux de feutre et l'on découvre vingt-quatre crânes chauves ou des couronnes de cheveux blancs. On se serre dignement la main avant de monter sur scène. Les vénérables patriciens sont là, dans le grand vestibule ; ils échangent des propos badins, respectables ; on croirait assister aux prémices un peu guindées d'une garden-party.
Les vingt-quatre silhouettes franchirent consciencieusement une première volée de marches, puis avalèrent un à un les degrés de l'escadrin, en s'arrêtant parfois pour ne pas surmener leur vieux coeur, et, la main cramponnée à la tringle de cuivre, ils grimpèrent, les yeux mi-clos, sans admirer ni l'élégant balustre ni les voûtes, comme sur un tas d'invisibles feuilles mortes. On les guida, par la petite entrée, vers la droite, et là, après quelques pas sur le sol en damier, ils escaladèrent la trentaine de marches qui mènent au deuxième étage. J'ignore qui était le premier de cordée, et peu importe au fond, puisque les vingt-quatre durent faire exactement la même chose, suivre le même chemin, tourner à droite, autour de bûcher, plongés dans ce grand mensonge décent du travail, avec ces petits gestes où se concentre une vérité muette, convenable, et où toute l'épopée de notre existence se résume en une pantomime diligente. La journée s'écoula ainsi, paisible, normale. Et pendant que chacun faisait la navette entre la maison et l'usine, entre le marché et la petite cour où l'on pend le linge, puis, le soir, entre le bureau et le troquet, et enfin rentrait chez soi, bien loin du travail décent, bien loin de la vie familière, au bord de la Spree, des messieurs sortaient de voiture devant un palais. On leur ouvrit obséquieusement la portière, ils descendirent de leurs grosses berlines noires et défilèrent l'un après l'autre sous les lourdes colonnes de grès.
Ils étaient vingt-quatre, près des arbres morts de la rive, vingt-quatre pardessus noirs, marron ou cognac, vingt-quatre paires d'épaules rembourrées de laine, vingt-quatre costumes trois pièces, et le même nombre de pantalons à pinces avec un large ourlet. Les ombres pénétrèrent le grand vestibule du palais du président de l'Assemblée ; mais bientôt, il n'y aura plus d'Assemblée, il n'y aura plus de président, et, dans quelques (...)


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