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.. Un monde sans moi

Couverture du livre Un monde sans moi

Auteur : Lucas Franck

Date de saisie : 20/03/2017

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Editions Erick Bonnier, Paris

Prix : 15.00 €

ISBN : 9782367600826

GENCOD : 9782367600826

Sorti le : 23/03/2017

  • Les présentations des éditeurs : 08/03/2017

«... c'est cela, une mère : un puits d'amour que les enfants savent ne pas pouvoir tarir, même s'ils devaient y puiser par période de forte sécheresse (...) A moi l'image du héros lointain, du Zeus tonnant (pas trop quand même) et du deus ex machina. A elle (...) tout ce fatras de l'angoisse et de la dépendance enfantines que l'on lance chaque jour à la tête de sa maman lorsque l'on appartient à la race étrange et monstrueuse des petits d'homme.
(...) Pendant vingt ans, j'ai cherché à toucher du doigt l'héroïsme sur moult champs de bataille ; et je ne savais pas que l'héroïsme dormait chaque nuit à mes côtés lorsque la guerre me donnait congé.»
Au crépuscule de sa vie, un homme emprisonné dans le silence se raconte enfin. Dans sa traversée du siècle et de la guerre, sa boussole fut son amour d'enfance, Marie.
Par sa lucidité, son humour et sa mélancolie, Michel révèle, touche après touche, une histoire empreinte d'humanité, une flèche qui va droit au

Franck Lucas, après ses études à Sciences Po et à l'Université de la Sorbonne, se dirige finalement vers l'aventure entrepreneuriale. Lecteur et voyageur avant tout, il se passionne pour le roman polyphonique, pour la fusion de la poésie et de la prose. Il s'agit donc d'aller à l'essentiel, de créer des correspondances entre l'intime et l'universel.

Dans Un monde sans moi, il s'inspire de la vie de ses parents et donne la parole à un homme que sa traversée violente du siècle a rendu muet.


  • Les courts extraits de livres : 08/03/2017

#1

Commençons par la guerre. Elle est d'abord le silence et l'attente. Elle ressemble à ma vie. J'ai fini par l'aimer elle aussi.
La guerre est l'apprentissage de la patience, bien avant la peur. C'est pourquoi on ne peut l'évoquer avec ceux qui n'ont pas le temps d'écouter. Homère déjà le savait, lui qui n'avait pu la voir mais préférait la chanter.
La seule façon de l'approcher est de la mettre à hauteur d'homme. Achille et Hector s'échinent et transpirent ensemble, le poète extrait de la mêlée insensée le combat singulier qui nous dit tout d'elle. Son commencement, sa fin forcément absurde, sa grandeur pour tout ce qu'elle nous révèle ; la lumière insoutenable, puis une obscurité abyssale. La guerre est aussi intime et vraie que l'amour. Ce sont les deux faces de la condition humaine.
Commençons par la guerre donc, et par l'empreinte qu'elle a laissée sur ma vie. Écrire sa vie d'ailleurs, c'est toujours se justifier. Mais se justifier de quoi et pour qui ? En ce qui me concerne, c'est du silence que j'aimerais triompher, trop tard bien entendu pour qu'il en sorte quoi que ce soit de bon. Disons qu'il s'agit alors de ne pas finir sur un malentendu. Ce serait bien.
Nous avons tous un ou deux souvenirs récurrents. Nous ne les chérissons pas ; ils s'imposent, c'est tout. Je ne suis pas de la génération dont les traumatismes sont le talisman. Les hommes de mon époque sont les derniers en Occident à porter l'héritage antique et sacrificiel de l'honneur. C'est un lourd fardeau. Trop lourd sans doute. Mes souvenirs récurrents concernent la guerre en premier lieu : je les vois comme des événements qui se sont déroulés en dehors de moi-même.
Le premier d'entre eux n'est pas marqué par la mort. Cela le rend agréable mais pas très réel. Tant mieux.
Je suis à la tête de mon groupe de combat et nous bivouaquons au sommet d'une colline verte qui surplombe un paysage de rizières sur trois côtés. Nous sommes sortis de la forêt en fin de journée, et j'ai décidé que nous nous établirions en hauteur pour avoir des vues les plus larges possible. Le danger n'est pas grand, les dernières positions de l'ennemi n'ayant été signalées qu'à une journée de marche. Nous restons pour autant vigilants, ayant l'expérience de la mobilité invisible des «Viêt». Notre mission, demain, sera justement d'aller au contact car nous éclairons notre bataillon dans ce secteur. Ce soir, ce devrait être encore la paix.
Le paysage, majestueux, fixe des couleurs intenses et délicates sur mes yeux. Il est un mélange de jungle sauvage et antique, puis de rizières issues du labeur de dizaines de générations d'hommes. Il est beau comme un tableau dont on ne pourrait jamais exprimer les contrastes ni identifier clairement la composition. Comme presque à chaque fois que je contemple ces contrées, je sens monter en moi la mélancolie d'avoir à les quitter un jour.
(...)


  • Le courrier des auteurs : 20/03/2017

1) Qui êtes-vous ? !
Un entrepreneur mais avant tout un écrivain depuis l'âge de vingt ans. Un monde sans moi est mon premier roman publié, mais non le premier que j'ai écrit.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
La parole retrouvée d'un homme qui se raconte à la fin de sa vie, qui s'était lui-même enfermé dans le silence sous le coup de traumatismes (et avant tout celui de son expérience de la guerre), et qui retrouve le fil de son histoire grâce à son amour pour la femme de sa vie.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
«Pendant vingt ans, j'ai cherché à toucher du doigt l'héroïsme sur moult champs de bataille ; et je ne savais pas que l'héroïsme dormait chaque nuit à mes côtés lorsque la guerre me donnait congé.»

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Un concerto, une musique à la fois mélancolique et, je l'espère, émouvante. Pas grandiloquente, intense et qui nous touche sans besoin de tout expliquer.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Le plaisir de lire, de trouver une part de vérité qui est en chacun de nous.

6) Avez-vous des rituels d'écrivain ? (Choix du lieu, de l'horaire, d'une musique de fond) ?
Non, pas vraiment. A part la recherche d'un peu de calme, je peux écrire à peu près partout et n'importe quand.

7) Comment vous vient l'inspiration ?
En travaillant ; l'inspiration est une nuée que l'écriture transforme en pluie.

8) Comment l'écriture est-elle entrée dans votre vie ? Vous êtes-vous dit enfant ou adolescent «un jour j'écrirai des livres» ?
J'ai découvert la lecture des romans vers douze ou treize ans avec les classiques, et surtout Alexandre Dumas. Puis j'ai compris en commençant mes études que la littérature était ma voix royale, mon réconfort et ce qui me donnait le plus de plaisir. J'ai écrit mon premier roman à l'âge de vingt ans.

9) Vous souvenez-vous de vos premiers chocs littéraires (en tant que lecteur) ?
Bien entendu : en voici quelques uns. Par exemple Céline (son Voyage au bout de la nuit et sans doute encore plus Mort à crédit) qui a réinventé le roman, ou Dostoïevski pour sa maîtrise absolu, Chateaubriand pour l'ampleur de son style et de son érudition, et plus près de nous Kundera, Kadaré pour leur force pure, ou ma tendresse particulière pour Romain Gary et Robert Merle ; et puis un de mes romans préférés L'amour au temps du Choléra de Garcia Marquez, un chez d'oeuvre presque absolu parmi ces auteurs latinos américains tels que Vargas Llosa, Fuentes, etc. que j'ai admiré dans mes lectures de jeunesse pour leur luxuriance et leur puissance créatrice. Mais il y en a eu tant d'autres !

10) Savez-vous à quoi servent les écrivains ? !
Les écrivains, comme les artistes qui comptent, nous aident à trouver une part de notre salut, rien de moins. En mode mineur, ils sont l'écho de la vérité, celle qui ne démontre pas mais nous montre à nous mêmes dans la pluralité des sentiments et des points de vue.

11) Quelle place tiennent les librairies dans votre vie ?
Elles sont en bonne place parmi mes lieux préférés, un espace où je me sens partout dans le monde dans mon élément, où j'aime flâner et découvrir de nouveaux univers. J'ai beaucoup d'admiration pour le métier de libraire, qui est presque un sacerdoce et certainement une nécessité pour notre civilisation basée sur l'écrit, ne l'oublions-pas !

12) Quelle place tiennent les livres dans votre vie ?
Une place essentielle : les livres ont fait de moi ce que je suis en grande partie.


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