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Couverture du livre Regarde le trader tomber

Auteur : Boris Picano-Nacci

Date de saisie : 09/11/2016

Genre : Documents Essais d'actualité

Editeur : Presses de la Cité, Paris, France

Collection : Documents

Prix : 19.50 €

ISBN : 9782258142732

GENCOD : 9782258142732

Sorti le : 13/10/2016

  • Les présentations des éditeurs : 09/11/2016

En général, jeune, on se bâtit une idée de soi, on projette le déroulement de son existence. On imagine que tout va se passer comme prévu. La vie est ensuite un lent processus au cours duquel on découvre que l'on n'est pas celui qu'on croit. De la même manière que la cabine d'un avion s'adapte progressivement à la pression extérieure, on apprend petit à petit qui l'on est vraiment.
Mais ça ne s'est pas passé comme ça pour moi. La cabine a explosé en plein vol. Et c'est un choc considérable d'apprendre en quelques heures seulement que l'on n'est pas celui qu'on pensait.

Automne 2008 : l'économie mondiale s'affole, le système bancaire est survolté et l'existence de millions d'individus chavire. La vie de Boris Picano-Nacci, elle, vole en éclats. Le vendredi 10 octobre 2008, le portefeuille dont il était responsable génère une perte colossale. La banque perd des centaines de millions. Lui, très lentement, va tout perdre : l'estime de soi, sa famille et son emploi. Comment fait-on quand on se retrouve à nu ? Quand, pendant quatre ans, on attend que la justice décide de votre avenir ? Quand la réalité bascule en terre inconnue et qu'on voit jour après jour tout se déliter autour de soi ?

Entre autofiction et fable morale, Boris Picano-Nacci brosse à vif, sans fard, le portrait d'une chute personnelle dans un monde aliéné où se croisent l'avidité et la vanité, les amours perdues et les amitiés retrouvées.

Boris Picano-Nacci a été pendant sept ans trader sur la volatilité dans une banque française.


  • Les courts extraits de livres : 09/11/2016

Tu veux que je te raconte ? Je t'aurai prévenue, ça ne sera pas du Balzac. N'attends pas trop de ce récit. Pas d'amour, pas de haine, pas d'aventure, pas de chaleur humaine, pas de sexe non plus, pas d'intrigue, pas de rebondissements. Simplement un univers froid mais en ébullition, dont on a déjà beaucoup parlé : la finance de marché au mois d'octobre 2008.
On a beaucoup parlé des marchés financiers et peu des hommes. Or ce sont des êtres humains, les marchés financiers. Le monde des chiffres, des données économiques, du backtesting, des Bourses mondiales et des krachs boursiers, des polos Ralph Lauren ou des costumes Armani, des platines Etrali, des swaps, des options, des futures, des sandwichs devant les écrans Bloomberg et des blagues de cul à la pause de midi ; le monde des grosses sommes, avec des zéros, beaucoup de zéros, le monde des grandes ambitions et des petites jalousies, des grands vins de restaurants étoiles et des petites mesquineries de machine à café, des ingénieurs financiers, des grandes gueules, des grosses montres, des gros paris, ce monde a besoin d'hommes et de femmes pour le faire tourner. Et puis avec ses anglicismes, ses barbarismes, ses néologismes, le langage fleuri des opérateurs de marché n'est pas totalement dénué d'intérêt. Parfois, à l'occasion d'une invitation, on a droit à une journée à Roland-Garros ou à un déjeuner avec une jolie fille. A part ça, n'attends rien. Rien qui emporte, qui fasse rêver. Mais puisque c'est ça que tu veux, je vais te raconter.

On a beaucoup lu que la crise a débuté en octobre 2008, avec le krach boursier ayant suivi la faillite de Lehman Brothers. Des économistes, des spécialistes, des analystes ont profité d'un petit décalage entre la réalité financière et la perception qu'en a eue le grand public pour usurper l'identité de devins. Au printemps, tous ces types savaient très bien que la crise était là, pourtant ils se sont empressés d'annoncer au grand public, qui en ignorait tout, qu'ils «pensaient qu'elle allait arriver».
La vérité, c'est qu'en octobre 2008 la crise financière était installée depuis plus d'un an. Les marchés étaient paralysés et commençaient à se déformer depuis plusieurs mois. Les marchés financiers étaient sous pression, bloqués depuis le début de la crise des subprimes aux États-Unis, à l'été 2007. Les banques étaient toutes exposées aux subprimes, elles perdaient toutes de l'argent. Mais aucune ne voulait être la première à révéler le montant de ses pertes.
Aujourd'hui, l'opinion publique mésestime les traders. Les traders, eux, n'ont jamais eu beaucoup d'estime pour ces types qui se font passer pour des devins. Évidemment, c'est une chose formidable que des économistes prennent du recul et le temps d'analyser les événements. Leur vision à long terme est généralement pertinente, sensée, éclairante. Mais il ne faut pas s'y tromper, on ne nous demandait pas d'être pertinents, ou d'avoir une vision de long terme, ou d'être éclairés. Notre boulot, c'était de gagner de l'argent.
Et c'est une chose de dire ce qu'il faudrait faire, ou ce qu'il aurait fallu faire, pour gagner. C'en est une autre de gagner. C'est une chose, en 1990, d'expliquer comment battre Mike Tyson. C'est une autre paire de manches de monter sur le ring.
Dans le jargon, il existe un dicton : «Il y a les mecs qui sont bulls, et il y a les mecs qui sont longs.» Ce qu'on pourrait traduire par : «Il y a ceux qui pensent que les marchés vont monter, et il y a ceux qui achètent des actions parce qu'ils pensent que les marchés vont monter.» Il y a ceux qui savent comment battre Mike Tyson, et puis il y a ceux qui montent sur le ring pour le battre.
Je dis ça parce qu'il faut bien comprendre que, le 6 octobre 2008, nous avons, et moi en particulier puisque c'est de moi qu'il s'agit, plus d'un an de crise derrière la cravate. Je dis «derrière la cravate», que je ne portais pratiquement plus, parce qu'à partir d'un moment c'est dans le ventre que tout s'est passé.
Ce 6 octobre 2008, je pense ne plus être un jeune premier des marchés financiers. J'ai six ans d'expérience. C'est pas mal dans cet environnement où tout bouge très vite, où des gars d'à peine trente ans peuvent se retrouver responsables d'équipe de trading pour un continent entier. Et c'est très peu. Par rapport à une vie, six ans, c'est simplement six petites années. C'est ridicule, même. A l'écrire maintenant, je trouve ça ridicule. Six ans d'expérience, c'est un peu comme dire qu'on a vingt-cinq ans et demi.


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