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.. 14 Juillet

Couverture du livre 14 Juillet

Auteur : Éric Vuillard

Date de saisie : 28/10/2016

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Actes Sud, Arles, France

Collection : Un endroit où aller

Prix : 19.00 €

ISBN : 9782330066512

GENCOD : 9782330066512

Sorti le : 17/08/2016

  • Les présentations des éditeurs : 15/09/2016

Paris est désormais au peuple. Tout chaviré. Aiguisé. Se baignant aux fontaines. La nuit est tombée. De petits groupes marchent sur les barrières. Ce sont des bandes d'ouvriers, de menuisiers, de tailleurs, gens ordinaires, mais aussi des portefaix, des sans-emplois, des argotiers, sortis tout droit de leur échoppe ou du port au Bled. Et dans la nuit de la grande ville, il y eut alors une étincelle, cri de mica. L'octroi fut incendié. Puis un autre. Encore un autre. Les barrières brûlaient. Ce qui brûle projette sur ce qui nous entoure un je-ne-sais-quoi de fascinant. On danse autour du monde qui se renverse, le regard se perd dans le feu. Nous sommes de la paille.

Écrivain et cinéaste né en 1968 à Lyon, Éric Vuillard a reçu le prix Ignatius-J.-Reilly 2010 pour Conquistadors (Léo Scheer, 2009), le prix Franz-Hessel 2012 et le prix Valéry-Larbaud 2013 pour Congo et La Bataille d'Occident (Actes Sud, 2012). Tristesse de la terre, prix Joseph-Kessel 2015, est son dernier livre paru chez Actes Sud ("un endroit où aller", 2014).



  • La revue de presse Louis Nadau - La Croix du 8 septembre 2016

Éric Vuillard sort des récits officiels du 14 juillet 1789 avec une histoire romancée passionnante...
De cette volonté de coller à la foule découle un récit horizontal, où d'éphémères protagonistes se succèdent et se croisent. Le romanesque y perd ce que la profondeur historique y gagne. L'ardeur du style d'Éric Vuillard, qu'une pointe d'ironie savoureuse préserve de la grandiloquence, rend néanmoins justice à ce que l'événement a d'épique.


  • La revue de presse Jean-Jacques Salgon - L'Obs du 21 septembre 2016

Ce sont très exactement deux cents petites pages qui crépitent et font frémir l'édifice de ce livre. Une longue salve de mots qui illuminent la nuit...
Le livre d'Éric Vuillard nous transporte dans l'éblouissement de ces jours d'émeute, d'«émotion populaire», comme on disait alors. On ressent à le lire cette émotion qui vient s'emparer des âmes et des esprits pour les rendre soudain acteurs de leur propre histoire. On sent physiquement ce vent qui vient gonfler les voiles de leur révolte...
Éric Vuillard nous parle de l'héroïsme de ces petites gens s'arrachant soudain à leurs vies minuscules. Il s'emploie aussi à les nommer, un à un, ces sans-culottes, ces jean-foutre, ces que dalle, ces moins-que-rien, ces sans-nom; ces journaliers, manouvriers, concierges, cloutiers, tailleurs, teinturiers, bottiers qui sont le sel du faubourg Saint-Antoine et vont faire éclore la Révolution.


  • La revue de presse Olivier Pascal-Moussellard - Télérama du 15 septembre 2016

Héros malgré eux, ils ont écrit l'Histoire de la Révolution française. Un bel hommage à ces hommes et femmes anonymes, évincés du mythe..
14 juillet leur rend justice. Et nous fait bondir de 1789 à 2016, d'une incise l'autre, de cette petite voix discrète qui, à intervalles réguliers, vient nous dire : «Hier, c'est aujourd'hui !», et qui est aussi la signature de Vuillard...
Il raconte simplement, avec un talent fou, les hésitations, mais aussi la trouille, la générosité et le grain de folie de ces «ci-devant» du 14 juillet - ses soeurs et ses frères, et finalement les nôtres aussi.


  • Les courts extraits de livres : 06/09/2016

LA FOLIE TITON

Une folie est une maison de plaisance, extravagance d'architecte, outrance princière. Son allure légère, délicate, le libertinage des lumières à travers les innombrables fenêtres annoncent le règne bourgeois de la maison secondaire. Elle imite les villas du Palladio, c'est du Vitruve pour entrepreneur, de l'Alberti de petit-maître. Mais parmi toutes les folies que l'on bâtit en France dans la Bourgogne et le Bordelais, près de Montpellier, en bord de Loire, pavillons délirants, jardins coquets, avec leurs îles de magnolias et leurs cavernes de mousse, où des nuées d'ombrelles se dispersent dans les allées, ce fut la folie Titon qui, aux dernières heures de l'Ancien Régime, fit vraiment parler d'elle. Sa gloire est d'avoir vu décoller une montgolfière avec dans sa nacelle deux hommes, pour la première fois de l'histoire du monde. Le papier qui enveloppait le ballon venait de la manufacture Réveillon, installée à la folie Titon, au bourg Saint-Antoine, à Paris. Sa seconde gloire fut sa dernière. Le 23 avril 1789, Jean-Baptiste Réveillon, propriétaire de la manufacture royale de papiers peints, s'adresse à l'assemblée électorale de son district, et réclame une baisse des salaires. Il emploie plus de trois cents personnes dans sa fabrique, rue de Montreuil. Dans un moment de décontraction et de franc-parler stupéfiant, il affirme que les ouvriers peuvent bien vivre avec quinze sols par jour au lieu de vingt, que certains ont déjà la montre dans le gousset et seront bientôt plus riches que lui. Réveillon est le roi du papier peint, il en exporte dans le monde entier, mais la concurrence est vive ; il voudrait que sa main-d'oeuvre lui coûte moins cher.
Marie-Antoinette avait lancé la mode, elle en fit couvrir son boudoir : amour serrant une colombe sous un dais floral, angelots tirant à l'arc, grotesques, pastorales, singeries. Et cette mode du papier peint, sublimement peint, pochoirs, pinceaux, s'était diffusée en Europe ; c'est alors qu'entre deux fêtes somptueuses, faisant bouffer d'une main délicate son gilet framboise écrasée et rajustant son foulard crème, Jean-Baptiste Réveillon avait sérieusement médité, la concurrence internationale faisant rage, sa baisse des salaires.
Or, le peuple avait faim. Le prix du froment avait monté, le prix du blé avait monté, tout était cher. Et voici qu'Henriot, fabricant de salpêtre, fit à son tour la même annonce. Dans les faubourgs, on commença de marmonner. Au cabaret, le soir, on se réunissait, on criait, on invectivait, on buvait son petit verre en se demandant si on allait pouvoir longtemps payer son terme. Tout le monde était agité, inquiet. La nuit du 23 avril 1789 fut une longue nuit de palabres, de plaintes et de colère.
C'était peu de temps avant l'ouverture des états généraux, plusieurs fois différés. On manifesta. Un jour, deux jours, en vain. Réveillon et Henriot devaient penser que ça leur passerait, qu'entre deux lampées de pinard, entre deux quignons de pain, ils l'avaleraient, la pilule, il le fallait bien ! et qu'ils retourneraient tous bientôt dans le matin s'agenouiller devant leurs machines et turbiner pour vivre ; car il faut bien vivre ! (...)


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