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_ Doggy bag : saison 1

Couverture du livre Doggy bag : saison 1

Auteur : Philippe Djian

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Julliard, Paris, France

Prix : 19.00 € / 124.63 F

ISBN : 978-2-260-01601-4

GENCOD : 9782260016014

  • Les présentations des éditeurs : 09/06/2009

Certains hommes couchaient avec Béa dans le but d'obtenir une réduction sur l'achat de leur voiture. Sur certains modèles, ils pouvaient réaliser une économie appréciable. Ainsi débute Doggy bag, La première série Littéraire écrite par Philippe Djian - avec jubilation. Inspiré par l'invention des séries américaines, "L'auteur de Frictions a décidé d'en appliquer les codes à la littérature pour imaginer différemment la fiction. Au programme : La vie de deux frères, propriétaires d'un garage... A suivre, comme il se doit." (Les Inrockuptibles)

"Djian a décidément toujours une Longueur d'avance." (Elle)

Julliard publiera la deuxième et La troisième saisons de Doggy bag en 2006.



  • La revue de presse Olivier Delcroix - Le Figaro du 17 novembre 2005

Mais qu'allait-il faire, Philippe Djian, du côté des séries télévisées américaines ? Quel irrépressible besoin avait-il de décortiquer l'efficacité narrative du programme-culte de HBO, Six feet under (Six pieds sous terre) pour en tirer la substance de sa «première série littéraire» en trois saisons ?

A dire vrai, on ne se posera pas longtemps la question. On le sait déjà : Djian aime les terrains de jeu qui sentent la sueur, l'effort, et la châtaigne. Sur les rings du mauvais genre, il aura toujours su s'épanouir, qu'il s'agisse du polar (Bleu comme l'enfer), du mélodrame (37,2° le matin), voire du porno (Vers chez les blancs)...

L'intrigue, tissée serrée, se déploie telle un filet de gladiateur au-dessus des personnages principaux, tous animés par de sourdes pulsions, et dont les motivations demeurent bien souvent mystérieuses. Sous la plume acérée du romancier, aucun d'eux ne reste longtemps maître de ses émotions. Et l'humour palpite à chaque page, gorgé d'une bonne dose de cynisme roublard.

Djian a retrouvé sa voix, ses sarcasmes, et son punch. Ses mots font à nouveau mouche. Saura-t-il vaincre aux points, dans les deuxième et troisième rounds de sa trilogie télévisée ? Ou attendra-t-il la fin pour nous mettre K.-0. ? C'est tout le mal qu'on lui souhaite.


  • La revue de presse Didier Jacob - Le Nouvel Observateur du 3 novembre 2005

Pour doper les ventes, rien ne vaut Béa, la secrétaire. Elle n'a peut-être pas fait Sup de Co, mais, à 32 ans, elle sait y faire avec le client. Dans le garage Mercedes-Benz des frères Sollens, où sont pourtant alignés toutes sortes de modèles haut de gamme, c'est elle, l'intérieur cuir. Une petite bombe qui flaire le client à cent mètres, et sait lui faire miroiter, en tirant sur son quart de jupette, des avantages substantiels : «Certains hommes couchaient avec Béa dans le but d'obtenir une réduction sur l'achat de leur voiture. Sur certains modèles, ils pouvaient réaliser une économie appréciable.» Hé oui, avec Béa, ce n'est pas pour rien qu'on vous offre la clim.
Quel garagiste, ce Djian ! Un dépanneur hors pair, toutes mécaniques et carrosseries. Intervention à toute heure. La fiction est en panne ? Les mêmes causes, dans le roman actuel, produisent les mêmes effets ? Djian hisse la vieille Panhard Levasseur sur le pont pivotant, et il en fait une Avantime aux accessoires innovants. Il vidange, il graisse, il fraise. Et emprunte, dans «Doggy Bag», aux infaillibles techniques du sitcom américain, qu'il adapte cependant aux moeurs françaises...


  • La revue de presse Josyane Savigneau - Le Monde du 4 novembre 2005

Philippe Djian aime les situations de crise, les univers où tout va au plus mal et vers le pire. Mais voici qu'il a décidé d'écrire un roman à épisodes, une série, en plusieurs "saisons", comme à la télévision. Voilà qui va le forcer à des compromis avec le désastre, car ses personnages ne peuvent pas s'autodétruire dès la première saison. La famille s'appelle Sollens. Un père qui a quitté la maison, une mère qui force sur le vermouth, deux fils quadragénaires, inséparables et rivaux, ayant repris l'entreprise familiale, un garage. Une sorte de "Dallas" à la française ? Non, c'est plus drôle, moins simpliste, moins ouvertement méchant et plus profondément cruel et lucide.


  • La revue de presse Christine Ferniot - Lire, d'octobre 2005

En voilà un roman saugrenu, en permanence sur le fil du rasoir et gonflé à l'hélium ! Comme son titre l'indique, Doggy bag est un ramassis de n'importe quoi : un fond de sauce télé, une resucée de soap brésilien, avec quelques tranches de Dallas et une couche des Feux de l'amour pour faire bon poids. Il est signé Philippe Djian, l'écrivain le plus imprévisible de la littérature française... Avec ce nouveau roman, il s'attaque au bon vieux feuilleton des familles, en décortique tous les codes et les adapte à sa propre écriture, à son rythme romanesque, à ses fantaisies de créateur. Il campe chaque personnage archétypal avec une jubilation de gamin... Philippe Djian démonte les rouages et les remonte souvent à l'envers, histoire de rire un peu...


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