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.. L'individu ingouvernable

Couverture du livre L'individu ingouvernable

Auteur : Roland Gori

Date de saisie : 22/10/2015

Genre : Documents Essais d'actualité

Editeur : les Liens qui libèrent, Paris, France

Prix : 22.50 €

ISBN : 979-10-209-0290-0

GENCOD : 9791020902900

Sorti le : 09/09/2015

  • Les présentations des éditeurs : 18/11/2015

Pourquoi depuis plus d'un siècle, les sociétés occidentales fondées sur les valeurs de compétition et d'individualisme, finissent à terme, par conduire au désordre social et à l'apathie politique ?

Sans céder au «démon de l'analogie», l'auteur démontre les liens étroits qui, depuis la fin du XIXe siècle, unissent les crises politiques des libéralismes aux discrédits des institutions parlementaires, à l'émergence des populismes, et aux violences destructrices des guerres et des terrorismes. A chaque fois le monde de la sécurité, établi sur les promesses de la raison, de l'autonomie de la volonté individuelle, de l'émancipation par le progrès des techniques et des sciences,...à chaque fois ce monde s'effondre. A chaque fois, la liberté et l'égalité se révèlent comme des valeurs abstraites, réduisant l'espace authentique du politique comme peau de chagrin. À chaque fois l'accroissement des richesses collectives s'accompagne du profit de quelques-uns aux dépens de tous. Or, l'abandon des peuples à leur misère matérielle et culturelle constitue le «fonds de commerce» des extrémismes, des populismes et des haines sociales.
L'ouvrage montre également comment l'émergence de la psychanalyse, et plus généralement des sciences sociales ou du darwinisme à la fin du XIXe siècle, constituent des révolutions symboliques qui mettent à terre les vieilles prétentions libérales d'un sujet auto-entrepreneur de son destin. Si ces révolutions symboliques ont tant bien que mal entretenu des visions humanistes du social, elles ne sont pas parvenues à transformer durablement la société.
Comment sortir de cette logique d'une masse d'individus déçus et désespérés ? Comment rétablir la vie politique dans un monde intellectuellement et moralement ruiné par la religion du marché ? Comment écarter cette démocratie sécuritaire qui se profile au nom de la lutte contre les terrorismes ? Comment refonder un nouvel humanisme riche des expériences dont nous sommes les héritiers ?

Roland Gori est professeur émérite de psychopathologie clinique à l'université d'Aix-Marseille et psychanalyste. Il a été en 2009 l'initiateur de l'Appel des appels. Il est l'auteur de nombreux livres parmi lesquels : La Dignité de penser, La fabrique des imposteurs ou Faut-il renoncer à la liberté pour être heureux ? (éditions LLL)
Pourquoi depuis plus d'un siècle, les sociétés occidentales fondées sur les valeurs de compétition et d'individualisme, finissent à terme, par conduire au désordre social et à l'apathie politique ?

Sans céder au «démon de l'analogie», l'auteur démontre les liens étroits qui, depuis la fin du XIXe siècle, unissent les crises politiques des libéralismes aux discrédits des institutions parlementaires, à l'émergence des populismes, et aux violences destructrices des guerres et des terrorismes. A chaque fois le monde de la sécurité, établi sur les promesses de la raison, de l'autonomie de la volonté individuelle, de l'émancipation par le progrès des techniques et des sciences,...à chaque fois ce monde s'effondre. A chaque fois, la liberté et l'égalité se révèlent comme des valeurs abstraites, réduisant l'espace authentique du politique comme peau de chagrin. À chaque fois l'accroissement des richesses collectives s'accompagne du profit de quelques-uns aux dépens de tous. Or, l'abandon des peuples à leur misère matérielle et culturelle constitue le «fonds de commerce» des extrémismes, des populismes et des haines sociales.
L'ouvrage montre également comment l'émergence de la psychanalyse, et plus généralement des sciences sociales ou du darwinisme à la fin du XIXe siècle, constituent des révolutions symboliques qui mettent à terre les vieilles prétentions libérales d'un sujet auto-entrepreneur de son destin. Si ces révolutions symboliques ont tant bien que mal entretenu des visions humanistes du social, elles ne sont pas parvenues à transformer durablement la société.
Comment sortir de cette logique d'une masse d'individus déçus et désespérés ? Comment rétablir la vie politique dans un monde intellectuellement et moralement ruiné par la religion du marché ? Comment écarter cette démocratie sécuritaire qui se profile au nom de la lutte contre les terrorismes ? Comment refonder un nouvel humanisme riche des expériences dont nous sommes les héritiers ?

Roland Gori est professeur émérite de psychopathologie clinique à l'université d'Aix-Marseille et psychanalyste. Il a été en 2009 l'initiateur de l'Appel des appels. Il est l'auteur de nombreux livres parmi lesquels : La Dignité de penser, La fabrique des imposteurs ou Faut-il renoncer à la liberté pour être heureux ? (éditions LLL)



  • La revue de presse - Les Inrocks, septembre 2015

Prolongeant une réflexion critique sur les normes néolibérales qui plombent nos existences, le psychanalyste Roland Gori invite dans son dernier essai, L'individu ingouvernable, à réinventer un humanisme défaillant.


  • Les courts extraits de livres : 18/11/2015

Extrait du prologue

Il semble presque, cependant, qu'analyser soit le troisième de ces métiers «impossibles» dans lesquels on peut d'emblée être sûr d'un succès insuffisant. Les deux autres, connus depuis beaucoup plus longtemps, sont éduquer et gouverner

«Impossibles». Au moment où Freud énonce ce jugement sans appel, en 19372, ses paroles sont cruellement réalistes : l'art démocratique de gouverner sombre dans la barbarie hitlérienne, l'éducation par la morale et la raison n'évite pas «les violences de ces lâches tapageurs» des troupes d'assaut des SA - les «chemises brunes» -, leur formation universitaire ne les empêche pas de précipiter les «blessés que ces apaches nationaux jetaient tout sanglants dans la rue en les précipitant au bas de l'escalier. [Et] chaque fois que ce parti des nationaux allemands, minuscule mais fort en gueule, voulait imposer sa volonté à l'Autriche sur quelque point, il envoyait en avant cette troupe d'assaut estudiantine». Quant aux analystes, l'histoire de leur mouvement et des scissions qui le nourrissent suffit à montrer que la pratique de l'analyse, qui exige l'«amour de la vérité» et «un assez haut degré de normalité et de rectitude psychique», selon la formule de Freud, n'exclut en aucune manière les tourments passionnels ni les «canailleries» politiques. Gouverner, éduquer et soigner l'individu se révèlent des tâches impossibles. Celui qui s'y risque n'y parvient jamais parfaitement. Tôt ou tard il rencontre un impossible, un réel qui dévoile les limites de son entreprise, la vanité d'une volonté qui prétendrait influencer de manière radicale l'individu jusqu'à «abraser toutes les particularités humaines au profit d'une normalité schématique». Une telle entreprise, propre peut-être à la modernité occidentale lorsqu'elle lâche la rampe de la tradition et de l'autorité, avoue son ambition et son projet de vouloir fabriquer l'avenir, l'avenir de l'individu comme de la société qui en constitue la substance. Gouverner, éduquer et soigner procèdent d'un art de conduire les hommes qui rencontre tôt ou tard la butée de l'impossible. Les histoires individuelles comme l'histoire collective montrent bien souvent que c'est au moment même où l'on croit avoir atteint la stabilité et l'ordre d'un progrès culturel raisonnable que les premiers symptômes de son effondrement commencent à se manifester.
Si l'art de gouverner, celui d'éduquer et celui d'analyser rencontrent tôt ou tard la butée de l'impossible dans leur visée de transformer les hommes et de les conduire à se diriger eux-mêmes ou à aller dans une juste direction, c'est bien parce que le projet qui soutient cette prométhéenne entreprise en suppose la possibilité. Il n'y a d'impossible dans ces métiers que ce qui provient de leur condition première : se supposer un pouvoir qui prétendrait parvenir à son terme, prétendre parvenir à gouverner les hommes et à leur apprendre à gouverner leurs conduites, à modifier le régime de leurs comportements moraux et raisonnables. Ce pouvoir supposé des entreprises éducative, politique ou psychanalytique s'adosserait à un savoir qui prétendrait changer les hommes par l'exercice d'une ascèse et d'une connaissance fondées sur la vérité. Fondement des plus précaire, comme l'ont révélé tout au long de notre histoire européenne ces monstrueuses barbaries qui, après des périodes de prospérité économique, morale et intellectuelle, ont embrasé le monde. Incendie qui s'allume bien souvent sur les braises d'une humanité trompée, séduite par des idéaux de civilisation que les faits sont venus contredire. Zweig, encore, décrit admirablement ce climat moral de l'Autriche de l'après-Grande Guerre, où la fureur de vivre accompagnait le sentiment de trahison que pouvait éprouver toute une jeune génération qui ne pouvait considérer «qu'avec amertume et mépris ses pères, qui s'étaient d'abord laissé enlever la victoire, puis la paix». Que dire alors de la haine de la jeunesse allemande des années 1930, de la stupeur des jeunes Français après la «drôle de guerre», de leur folie comme de leur désespoir ?


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