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.. Barracuda

Couverture du livre Barracuda

Auteur : Christos Tsiolkas

Traducteur : Jean-Luc Piningre

Date de saisie : 28/12/2015

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Belfond, Paris, France

Collection : Littérature étrangère

Prix : 22.00 €

ISBN : 978-2-7144-5791-2

GENCOD : 9782714457912

Sorti le : 20/08/2015

  • Les présentations des éditeurs : 16/09/2015

Après le succès international de La Gifle, le grand retour de l'enfant terrible des lettres australiennes. Porté par un style à fleur de peau, un roman coup-de-poing sur le dépassement de soi, le sacrifice, l'échec et la reconstruction, avec en toile de fond toutes les contradictions d'une nation bâtie sur le racisme et la violence.

Daniel Kelly sort de prison.

Vingt ans plus tôt, il était Danny «Barracuda», le grand espoir de la natation australienne. Un adolescent rageur, animé par la soif de vaincre, tout entier tendu vers un seul but : devenir champion. Pour n'être plus le petit métèque, fils d'une coiffeuse grecque et d'un routier australien. Pour montrer à ces petits bourges pour qui tout semble facile que lui, le boursier, peut les battre. Pour ne plus être prisonnier de ce corps encombrant, de ces pensées qui lui viennent dans les vestiaires.

Aujourd'hui, Daniel est ce champion déchu qui a commis l'irréparable. Il est cet homme que la prison a à la fois brisé et révélé. Il est ce fils, ce frère qui veut se réconcilier avec les siens. Il est cet adulte qui va devoir une dernière fois se confronter à l'ado qu'il était pour mieux tenter de revivre...

De parents grecs, Christos Tsiolkas est né en 1965 à Melbourne, où il vit toujours. Romancier, dramaturge et scénariste, il est l'auteur de cinq romans, dont Loaded, porté à l'écran par Ana Kokkinos sous le titre Head On, et Jésus Man (Belfond, 2012 ; 10/18, 2014). Gay, volontiers provocateur à coups de drogue, d'alcool et de sexe, ce «mauvais garçon» des lettres australiennes a reçu une vraie consécration avec La Gifle (Belfond, 2011 ; 10/18, 2012), récompensée par de nombreux prix en Australie, dont le prix du Commonwealth et celui de l'Association des libraires australiens, traduite dans une dizaine de pays, sélectionnée pour le Man Booker Prize 2010. Grand succès en France auprès du public et de la critique, La Gifle a aussi fait l'objet d'une brillante série télévisée (adaptée par l'auteur) diffusée sur Arte en 2013.



  • La revue de presse Virginie Gatti - L'Humanité du 24 décembre 2015

Dans "Barracuda", l'Australien Christos Tsiolkas dissèque un déclassement social dans l'approche d'un corps et d'une pensée en transformation. Barracuda se clôt sur un retour aux origines baignées d'un souvenir de bord de la mer, métaphore heureuse de l'avant-naissance protégé par le liquide amniotique. Mais jusqu'au terme de ce parcours initiatique, Danny aura mené son chemin de croix, porté sur ses frêles épaules d'enfant un rêve de gloire - devenir champion olympique de natation - et d'ascension sociale...
Danny est l'héritier d'un Raskolnikov, sauvé par un héritage qui n'a de valeur que s'il est partagé. L'adolescent à l'étroit dans son uniforme d'écolier s'en libère, acquiert une condition digne, sans la peur de se regarder et d'être regardé. Un adulte qui en a fini de régler ses comptes et un romancier qui persiste à signer une littérature étrangère à tout consensus.


  • La revue de presse Juliette Einhorn - Le Magazine Littéraire, décembre 2015

Après Jesus Man, et La Gifle, adaptée en mini-série, Barracuda, troisième roman de Christos Tsiolkas à paraître en France, donne voix, en alternant cruellement les chronologies (de la projection de soi à son carambolage), à un être qui se met à nu, tentant d'accéder à son noyau intérieur, et qui devra, pour cela, en déchirer les oripeaux. Où se cache son être, dissimulé sous les cercles concentriques de sa famille à demi «métèque», de son ami et néanmoins rival, frère de compétition mais fils de ces riches honnis, de son pays-monde («Aucune réponse ne permet d'englober le continent entier») ? Au IIe siècle, des savants formulaient l'hypothèse d'un continent inconnu, au sud - Terra Australis Incognita -, qui, servant de contrepoids face aux continents de l'hémisphère nord, permettrait à la Terre de ne pas basculer autour de son axe. C'est cette gravitation subtile que Dan, alias Barracuda, explore dans la douleur. Il se dévore lui-même, avalé sous les coups de dents de la haine de soi, duel archaïque entre le même et l'autre. Un roman carnassier de désapprentissage, ou comment être soi, peut-être, par soustraction.


  • La revue de presse Thomas Mahler - Le Point du 8 octobre 2015

Avec le puissant "Barracuda", Christos Tsiolkas, auteur de "La Gifle", récidive avec une puissante histoire de chute et de rédemption...
Personnages rageurs, corps en éruption, émotions à fleur de peau et style brut de décoffrage : avec Tsiolkas, la littérature s'apparente à un bain bouillonnant...
Brassant large, Barracuda évoque aussi le passage de la vieille société de classes à un monde cosmopolite où les nouveaux prolétaires sont ceux qui ne fréquentent pas les grands aéroports alors que l'Australie abandonne de plus en plus ses liens culturels avec l'Europe pour se tourner vers l'Asie.


  • La revue de presse Claire Devarrieux - Libération du 17 septembre 2015

Christos Tsiolkas est un écrivain australien né il y a cinquante ans à Melbourne de parents grecs, un fils d'ouvrier devenu célèbre. On connaît en France trois de ses cinq romans. La communauté des émigrés est au centre de Barracuda, son nouveau livre. C'était déjà le cas dans la Gifle, le roman qui a fait sa notoriété en 2008...
Barracuda raconte les espoirs et la chute d'un jeune champion de natation. Il tombe de haut quand il perd, d'autant plus haut que ses records dans l'eau étaient une manière de se hisser au-dessus de sa condition.


  • La revue de presse - Marianne, août 2015

Trépidant roman de l'avenir de soi, Barracuda alterne les temporalités pour rendre plus impitoyable cet entrechoquement : notre être et son mythe, ce qu'on est et ce qu'on aurait pu devenir. Définition romanesque, chamboulée, d'un avenir in progress : à la place d'un seul nom, Dan s'autorise tous les surnoms qu'il voudra. Et si c'était là la marque des héros ?


  • Les courts extraits de livres : 16/09/2015

Ces nuages paraissaient bien fins - quelques filets de blancs en neige - pour déverser un tel déluge. Je ne bouge pas. De grosses gouttes crépitent sur l'herbe sèche ; une fosse pleine de serpents ferait le même bruit. Il tombe des cordes et pourtant le ciel est bleu, le soleil brille. Les gens se précipitent hors de l'eau, hurlent et crient sur la plage de galets, se réfugient sous les arbres, foncent vers leurs voitures. Tous à l'exception d'un jeune type rondouillard au drapeau écossais tatoué sur le biceps : deux bandes blanches en sautoir sur un fond bleu. Dans l'eau jusqu'aux genoux, il se marre, les bras tendus, saluant et défiant la pluie.
L'averse prend fin aussi brusquement, et tout le monde revient peu à peu sur la plage. Deux jeunes garçons me dépassent en courant et piquent une tête dans le lac. Une ado jette le magazine sous lequel elle s'abritait, sort une petite trousse de son sac, se repoudre les joues et le nez, repasse du rouge sur ses lèvres, roses comme de la barbe à papa. Quelqu'un a rebranché la musique et When Love Takes Over résonne dans la vallée. Un gamin pâle et maigre, avec des dents cassées, une tignasse noire et grasse, plonge devant moi ; des gerbes d'eau lumineuses s'élèvent autour du petit tatoué, qui attrape son copain par-derrière, le serre dans ses bras et lui met la tête sous l'eau. Il s'assied sur lui en riant. Une femme crie depuis le rivage :
- Lâche-le, Colm ! Lâche-le !
Le petit gros se relève en rigolant, l'autre se redresse maladroitement en toussant de la flotte.
Les filles et les femmes portent toutes un bikini, les hommes et les garçons un short. Ils sont torse nu ou en débardeur. Pas moi : j'ai gardé mon jean et mon T-shirt sous une vieille chemise plus très blanche. Le soleil, tout juste agréable, n'est pas assez chaud pour moi ; il lui manque le feu, la force.

*

- Dan, je ne peux pas retourner là-bas. Je ne peux pas. C'est trop loin de tout.
Les mots de Clyde ont virevolté dans ma tête toute la journée. «Trop loin de tout.»
Au restaurant, la veille au soir, on écoutait les gens de la table à côté - trois couples amis aux abords de la soixantaine : deux Écossais, deux Anglais, deux Allemands. Les trois hommes étaient barbus, ventrus, les deux Anglaises arboraient une coupe au carré toute fraîche, et l'Allemande aux cheveux gris une longue queue-de-cheval de travers. Elle s'est tournée vers nous quand nous avons commencé à nous disputer, que j'ai élevé la voix.
- Et moi, je ne peux pas vivre ici.
- Pourquoi ?
- Parce que c'est trop loin aussi.
On s'est regardés en chiens de faïence, chacun d'un côté de la table. L'un de nous devait céder. L'un de nous devait gagner. Le jeune serveur est arrivé avec nos plats. On a commencé à manger dans un silence gluant.
(...)


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