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.. Schroder

Couverture du livre Schroder

Auteur : Amity Gaige

Traducteur : Isabelle D. Philippe

Date de saisie : 26/05/2015

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : 10-18, Paris, France

Collection : 10-18. Littérature étrangère, n° 4931

Prix : 7.10 €

ISBN : 9782264064899

GENCOD : 9782264064899

Sorti le : 07/05/2015

  • Les présentations des éditeurs : 26/05/2015

Son procès approche, il écrit à son ex-femme pour expliquer ses actes. Lui dire qu'il est un bon père, qu'il n'a jamais voulu enlever leur fille, Meadow. Que leur road-trip n'avait qu'un but : voler quelques heures de bonheur. Avant de déraper... forçant cet homme acculé à révéler ce qu'il avait tu pendant trente ans. Quels secrets cache son passé ? Qui est vraiment Erik Schroder ? Troublant, haletant, bouleversant. Avec une rare délicatesse, Amity Gaige offre une brillante méditation sur l'amour et la paternité, les lois du mensonge et l'invention de soi.

«Sous la forme d'une confession passionnée et jamais larmoyante, Schroder est un cri d'amour et une belle méditation sur la paternité, le mensonge et la liberté.» Grazia

L'auteur
Auteur de nombreux essais et nouvelles publiés dans le New York Times, Yale Review, le Los Angeles Times ou encore Oprah Magazine, Amity Gaige a écrit trois romans, dont Schroder est le premier à être traduit en français. Elle enseigne le fiction writing à Amherst Collège, dans le Massachusetts, où elle vit avec son mari et leurs deux enfants.


  • Les courts extraits de livres : 26/05/2015

APOLOGIA PRO VITA SUA

Jadis, en 1984, j'ai été l'auteur d'un autre document fatidique. En apparence, une candidature à un camp de vacances pour adolescents sur les rives du lac Ossipee, dans le New Hampshire. J'avais quatorze ans et je vivais aux États-Unis depuis cinq ans seulement. Pendant ces cinq années-là, mon père et moi avions occupé le même logement au dernier étage d'un vieil immeuble de Dorchester, Massachusetts, qui, au cas où tu n'y serais jamais allée, est une banlieue populaire multiculturelle de l'arrière-pays sud de Boston. Même si j'avais perdu mon accent, et m'accoutrais d'un maillot de hockey des Bruins afin d'avoir l'air aussi dur et blasé que mes compatriotes d'origine irlandaise qui formaient la minorité raciale de Dorchester, au fond de moi c'était comme si je venais juste de débarquer, et je découvrais encore quotidiennement les «phénomènes» de ma nouvelle patrie. Je me rappelle le bruit de succion électronique de la pièce de vingt-cinq cents que j'insérais dans la fente de mon premier flipper, ainsi que les vibrations d'une brosse à dents électrique. Et comment, un jour où j'attendais l'autobus, un garçon guère plus vieux que moi avait garé un coupé Corvette au bord du trottoir et en était descendu en sautant par-dessus la portière. Je me rappelle avoir eu plusieurs visions semblables et bien d'autres encore, parce qu'elles éveillaient en moi des sensations déroutantes. Au début, j'éprouvais un sursaut d'étonnement enfantin, mais cet étonnement était aussitôt suivi du besoin de le refouler, parce que si j'avais été un vrai Américain, je n'aurais pas été impressionné le moins du monde. Les complexes étaient mon lot, une certaine dualité de l'esprit sur laquelle je comptais pour m'empêcher de poser des questions idiotes, comme ce jour où papa et moi nous avions été faire une course dans le Rhode Island et où j'avais résisté à l'envie de demander pourquoi il n'existait pas de poste de contrôle entre les frontières, car j'avais - crois-le ou non - pris mon passeport allemand.
C'est dans la salle d'attente de mon pédiatre que j'avais découvert la brochure du camp Ossipee. Je m'y plongeais chaque fois que j'étais malade, jusqu'au jour où je l'ai fourrée dans mon blouson et l'ai rapportée à la maison. J'ai parcouru cette brochure des semaines durant - au lit, dans mon bain, accroché à ma barre de traction -, jusqu'à ce que ses pages commencent à se coller. Sur les photos, les petits Américains restaient suspendus dans les airs entre une paroi de falaise et les eaux du lac. Ils marchaient par trois pour porter leurs canoës. Je m'imaginais nageant avec eux. Je me voyais ramper dans les champs de blé ou que sais-je encore, apprendre à suivre une piste et à ramasser des champignons. Je serais le meneur toujours aux avant-postes, non tant le héros que l'éclaireur. Je m'intéressais particulièrement au rite d'initiation «ossipéen» réservé seulement aux grands de dernière année - une nuit de camping en solitaire sur une île éloignée au beau milieu du lac. Et c'est là, dans cette image, qu'est réellement né mon futur être : moi, Erik Schroder, dernier survivant, entretenant un feu de camp dans la nuit, «en solitaire», autosuffisant, libéré des contraintes de la société. Je m'endormirais dans la peau d'un garçon et me réveillerais le lendemain dans celle d'un autre.


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