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.. Minsk cité de rêve

Couverture du livre Minsk cité de rêve

Auteur : Artur Klinau

Traducteur : Jacques Duvernet

Date de saisie : 23/05/2015

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Editeur : Signes et balises, Paris

Prix : 20.00 €

ISBN : 9782954516332

GENCOD : 9782954516332

Sorti le : 23/03/2015

  • Les présentations des éditeurs : 05/07/2015

Comment voit-on sa ville quand on a cinq ans ? dix ans ? vingt ans ? Quand son pays de naissance n'est pas une nation mais appartient au «Pays du Bonheur» dirigé par le Métaphysicien et ses ministres Amour, Sagesse et Droiture, et qu'un jour il devient indépendant ?
Le pays que raconte Artur Klinau, artiste plasticien er écrivain biélorusse né en 1965, c'est la «Cité du Bonheur» : Minsk, aujourd'hui redevenue capitale de la Biélorussie. Au milieu des édifices en béton où courent les chats et pousse l'herbe libre et sauvage, le narrateur se souvient avec humour et tendresse de ses cinq, dix et vingt ans, du jour où Brejnev est mort, et des grandes figures de l'indépendance encore toute jeune de son pays.

Artur Klinau, né en 1965 à Minsk, est plasticien, photographe et écrivain. Depuis 1998 il préside la Belarus Association of Contemporary Art et depuis 2001 il est rédacteur en chef de pARTisan, la seule revue biélorusse d'art contemporain, conçue comme une "tribune pour la culture biélorusse indépendante, qui ne peut survivre qu'avec des méthodes de partisan". Si ce n'est, ajoute-t-il, que "le partisan n'a pas forcément un fusil à la main".

Jacques Duvernet a longtemps travaillé dans le domaine germanique : il a enseigné l'allemand en classes préparatoires et traduit notamment Einstein, Hermann Hesse et Thomas Mann. Depuis quelques années ses regards se tournent plus à l'Est : Minsk cité de rêve est sa première traduction du russe.


  • Les courts extraits de livres : 05/07/2015

Je suis né dans la Cité du Soleil. La première chose dont je me souvienne à propos d'elle, c'est une énorme plaque de béton sur laquelle j'essaie de me hisser. J'escalade ce gros bloc froid et gris, je m'y cramponne avec les mains, les pieds, les dents, et quand enfin j'arrive à grand peine en haut, je vois se dresser devant moi une autre plaque de béton identique. Je la gravis, mais une autre plaque apparaît ensuite, et après elle encore une autre, puis une autre, et puis encore une autre. Étonnante particularité de la mémoire ! Dans le film de toute une vie, elle peut garder l'empreinte précise d'un épisode qui n'apparaît pas particulièrement important. Ou plutôt, elle fait penser à un film en noir et blanc où la majorité des plans seraient des rayures ou des points défilant sur l'écran avec un fond noir ou gris. Parfois, cependant, cette danse de lignes abstraites est interrompue par des images d'un réalisme saisissant qui ne s'effacent pas, mais restent à jamais présentes à la mémoire, intangibles, jusqu'à la dernière séquence et au générique ultime. Il est étonnant et symbolique que ce soit justement cette vision de la plaque de béton qui est devenue pour moi la première image, le premier éclat de réalité au milieu de kilomètres de taches et de rayures en noir et blanc. La pyramide de béton sur laquelle j'essaie de me hisser, ce n'est rien d'autre que l'escalier entre le premier et le deuxième étage de notre immeuble dans la rue Lomonossov. Et si je fais de l'escalade, c'est pour rejoindre mon ami Igor Brandine qui habite un étage plus haut que moi et est né lui aussi dans la Cité du Soleil, en 1965, comme moi. Je ne sais pas encore que ce printemps-là, le premier Terrien est sorti dans l'espace, que les Beatles font la révolution dans l'esprit des jeunes, qu'à Moscou des conspirateurs du Politburo ont destitué Khrouchtchev et que trois ans plus tôt, un individu nommé Lee Harvey Oswald est parti de Minsk pour aller tuer le président Kennedy. Je vais tout simplement chez mon ami qui m'a invité, ou plutôt j'y rampe, parce que je ne sais pas encore marcher. C'est pour cela que la marche d'escalier m'apparaît comme une énorme dalle plus grande que moi, et l'escalier comme une gigantesque pyramide de pierre. Les autres événements de cette journée, tout comme ceux de la plupart des jours suivants, se sont effacés de ma mémoire. Points, lignes, rayures ont recommencé à dénier sur l'écran. Mais cette plaque de béton est toujours restée pour moi l'image de cette ville, simple et énigmatique comme le carré noir de Casimir Malevitch.


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