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.. Le dernier tabou : les harkis restés en Algérie après l'indépendance

Couverture du livre Le dernier tabou : les harkis restés en Algérie après l'indépendance

Auteur : Pierre Daum

Date de saisie : 03/04/2015

Genre : Documents Essais d'actualité

Editeur : Actes Sud, Arles, France | Solin, Arles, France

Collection : Archives du colonialisme

Prix : 24.80 €

ISBN : 9782330039080

GENCOD : 9782330039080

Sorti le : 01/04/2015

  • Les présentations des éditeurs : 03/04/2015

On pense en général que les harkis, ces Algériens intégrés à l'armée française pendant la guerre d'indépendance, ont soit réussi à s'enfuir en France, soit été "massacrés" en 1962. En réalité, la plupart d'entre eux n'ont pas été tués, et vivent en Algérie depuis un-demi-siècle. Une réalité historique difficilement dicible en Algérie comme en France.
Pendant deux ans, Pierre Daum a parcouru des milliers de kilomètres à travers toute l'Algérie afin de retrouver les témoins de cette histoire occultée. Des témoins qui, pour la première fois de leur vie, ont accepté de parler.
La soixantaine de témoignages que l'auteur a recueillis - auprès d'anciens supplétifs, mais aussi d'anciens soldats de l'armée régulière, et d'anciens civils "profrançais" - bouleversent plusieurs idées reçues des deux côtés de la Méditerranée. Que ce soit sur leur nombre (450 000), les motivations de leur engagement ou leur sort au moment de l'indépendance.
À travers ces récits de vie, on comprend que l'histoire des "harkis" (supplétifs et autres) s'inscrit au coeur d'un système colonial qui opprima le peuple algérien pendant cent trente-deux années.
Aujourd'hui, un demi-siècle après la fin de l'occupation française en Algérie, ces hommes, leurs épouses et leurs enfants apparaissent comme les ultimes victimes d'un passé colonial dont les plaies ne sont toujours pas cicatrisées, ni en France, ni en Algérie.

Journaliste, ancien correspondant de Libération en Autriche puis en Languedoc-Roussillon, Pierre Daum est l'auteur, aux éditions Actes Sud, d'immigrés de force. Les travailleurs indochinois en France (1939-1952), publié en 2009, et de Ni valise ni cercueil. Les Pieds-noirs restés en Algérie après l'indépendance (2012).
Parallèlement à ses travaux de recherches sur le passé colonial de la France, il effectue régulièrement des grands reportages pour Le Monde diplomatique.


  • Les courts extraits de livres : 03/04/2015

Extrait de l'introduction

Existe-t-il encore un sujet important concernant la colonisation française en Algérie qui n'aurait pas été abordé ? Un demi-siècle après l'indépendance du pays, tout semble avoir été étudié sur les 132 années de présence française dans cette partie du Maghreb, et en particulier sur la violente séquence finale : ce que les Français appellent la guerre d'Algérie, et les Algériens la guerre de Libération, ou la Révolution. Des centaines, voire des milliers d'ouvrages plus ou moins scientifiques, plus ou moins approfondis, plus ou moins orientés idéologiquement, peuvent faire penser que tout a été au moins évoqué sur cet épisode historique. Et que s'ils restent des livres à écrire, c'est pour affiner tel ou tel détail, approfondir ou corriger telle ou telle étude.
Et pourtant, il existe des hommes et des femmes dont personne na jamais parlé depuis cinquante ans : les "harkis" et leurs familles restes vivre dans l'Algérie algérienne. De tous les chercheurs qui ont travaillé sur les "harkis", un seul, Abderahmen Moumen, les a brièvement évoqués, à la fin d'un article publié en 2012'. En France, une idée largement répandue considère qu'en 1962, les Algériens qui s étaient battus du côté de la France ont soit réussi à s'enfuir, soit été massacrés. Or, comme l'a perçu l'historienne Sylvie Thénault, "peut-être faudrait-il aussi oser poser la question d'une possible réintégration de certains supplétifs dans la société algérienne [...]. Il ne serait guère facile, aujourd'hui, de partir à la recherche de tels témoins, mais au moins, le chercheur s'attelant à une étude sur les massacres de harkis doit pouvoir intégrer une telle hypothèse à la construction de son projet de recherche. Il faut questionner l'alternative qui se limiterait à penser le sort des anciens harkis dans les termes suivants : massacrés en Algérie ou bien sauvés en France". Même si les historiens savent, sans jamais s'étendre sur le sujet, que de nombreux "harkis" sont effectivement restés en Algérie sans être tués, les Français continuent à l'ignorer largement.
En Algérie, si l'existence de ces anciens "harkis" vivants n'est pas niée, elle reste perçue de façon diffuse, et toujours sur un mode hostile : on sait qu'il y en a, on en connaît éventuellement un ou deux, ou leurs enfants, mais on en parle le moins possible, et en tout cas jamais à la personne concernée, si ce n'est éventuellement pour l'insulter. D'autres, dans une démarche qui peut sembler opposée, mais qui relève en fait du même sentiment de mépris, affirment avec aplomb qu'à part les "quelques exactions" de l'été 1962, "les anciens harkis vivent sans aucun problème en Algérie !" Ce qui est complètement faux.

POURQUOI UN TEL SILENCE EN FRANCE ?

En France, l'imaginaire concernant le sort des harkis au moment de l'indépendance demeure largement dominé par les récits de certains supplétifs rapatriés, ou de leurs anciens officiers, récits dans lesquels sont racontés les supplices cruels qu'eux ou leurs camarades ont subis, ou auxquels ils ont échappé, et qui expliquent en tout cas leur fuite vers la France. Ceux qui les écoutent ou les lisent comprennent immédiatement que ne pas fuir l'Algérie à ce moment-là aurait signifié une mort certaine. Ces récits viennent conforter un des aspects fondamentaux du discours des nostalgiques de l'Algérie française depuis un demi-siècle : il existerait une ultraviolence inhérente aux Algériens, voire aux "Arabes", qui, toujours selon ce discours, justifia d'une part la nécessité du recours à une extrême violence française (moyens militaires exceptionnels, recours à la torture, OAS) et, d'autre part, lorsque "les fellaghas ont gagné", l'obligation pour les Pieds-noirs de quitter un pays qui leur était si cher. (...)


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