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.. Aventures dans l'irréalité immédiate, Suivi de Coeurs cicatrisés

Couverture du livre Aventures dans l'irréalité immédiate, Suivi de Coeurs cicatrisés

Auteur : Max Blecher

Préface : Claro

Postface : Hugo Pradelle

Traducteur : Elena Guritanu

Date de saisie : 22/02/2015

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Ogre, Paris, France

Prix : 23.00 €

ISBN : 979-10-93606-00-2

GENCOD : 9791093606002

Sorti le : 06/01/2015

  • Les présentations des éditeurs : 12/02/2015

«Lorsque je regarde longtemps un point fixe sur le mur, il m'arrive parfois de ne plus savoir qui je suis, ni où je me trouve. De loin, je ressens alors l'absence de mon identité, comme si, le temps d'un instant, j'étais devenu une personne totalement étrangère. Ce personnage abstrait et ma personne réelle se disputent ma conviction à forces égales. [...] La terrible question "qui suis-je au juste" m'habite alors comme un corps totalement étranger qui aurait poussé en moi-même et dont la peau et les organes me sont totalement inconnus.»

«De tous les textes rares, sombres et solaires, têtus et célibataires comme les machines grippées qui les engendrèrent, Aventures dans l'irréalité immédiate demeurera à jamais comme l'un des textes les plus inouïs qu'ait produit un jeune homme promu non à l'envol glorieux mais à la pétrification hurlante.»
Claro

Souvent comparé à Schulz, Kafka, Hardellet ou Walser, Max Blecher est ce que l'on peut appeler un «écrivain du sanatorium». Comme ses pairs, il a souffert dès son plus jeune âge d'une maladie, la tuberculose osseuse, le contraignant à faire de longs séjours en sanatorium. Il meurt en 1938 à l'âge de 29 ans, auteur de trois romans et d'un recueil de poèmes.



  • La revue de presse Mathieu Lindon - Libération du 19 février 2015

Ses commentateurs évoquent Franz Kafka et Bruno Schulz pour situer Max Blecher, mais on pourrait y ajouter, dans la littérature française, Emmanuel Bove, Octave Mirbeau et René Crevel, auteurs d'envergure dont la vogue n'est pas aujourd'hui au plus haut. Le narrateur fait face au «misérable destin de mon héroïsme», il ne parvient pas à réunir son corps tout entier ni à lui trouver une place dans un monde total. «Les événements semblaient voués à apparaître dans ma vie de manière saccadée et brusque, sans aucune cohérence, isolés de tout passé par leur contour.»...
Quand il eut 19 ans, en 1928, à Paris où il était venu étudier la médecine, on décela en Max Blecher le mal de Pott, c'est-à-dire une tuberculose des os, qu'il soigna dans un sanatorium à Berck, puis en Suisse (puis en Roumanie où il rentra mourir). Coeurs cicatrisés, qui est présenté dans cette édition à la suite d'Aventures dans l'irréalité immédiate, se déroule justement dans un sanatorium de Berck (avant que le héros ne parte pour un autre, en Suisse, dans le dernier chapitre). Le roman est également de grande qualité, même s'il n'a pas l'originalité dévastatrice du précédent.


  • La revue de presse Macha Séry - Le Monde du 29 janvier 2015

Il n'est guère surprenant que les surréalistes, au premier rang desquels André Breton et René Crevel, aient admiré le Roumain Max Blecher (1909-1938), dont les éditions de l'Ogre font aujourd'hui (re)découvrir les deux romans, un troisième étant resté inachevé. Sous sa plume, en effet, le quotidien prend un relief fantastique, le réel se confond avec un rêve éveillé...
Il y a, en ces pages, un ton de léger étonnement, une amertume teintée de mélancolie, une soif éperdue de solitude conjuguée à une présence au monde que ne connaissent que les individus doués d'une sensibilité suraiguë ou de cénesthésie...
Souvent comparé à Franz Kafka, Robert Walser ou Bruno Schulz, Max Blecher, écrivain des sens et de la quête de sens, aura laissé derrière lui une oeuvre brève, réjouissante par sa bizarrerie, dont le temps n'a pas corrodé le pouvoir de fascination.


  • Les courts extraits de livres : 12/02/2015

Lorsque je regarde longtemps un point fixe sur le mur, il m'arrive parfois de ne plus savoir qui je suis, ni où je me trouve. De loin, je ressens alors l'absence de mon identité, comme si, le temps d'un instant, j'étais devenu une personne totalement étrangère. Ce personnage abstrait et ma personne réelle se disputent ma conviction à forces égales.
L'instant d'après, mon identité se recompose, comme dans ces visions stéréoscopiques où deux images sont séparées par mégarde et, une fois superposées et mises au point par un projectionniste, donnent tout à coup l'illusion d'un relief. La chambre m'apparaît alors d'une fraîcheur inédite. Elle revient à sa consistance antérieure et les objets qu'elle contient regagnent leur place, tout comme dans une bouteille d'eau une motte de terre écrasée se dépose en strates d'éléments différents, bien définis et aux couleurs variées. Les éléments de la chambre réintègrent leurs contours et retrouvent les teintes du vieux souvenir que j'en garde.
La sensation d'éloignement et de solitude ressentie dans les moments où ma personne quotidienne se dissout dans l'inconsistance est unique. Quand elle dure plus longtemps, elle devient une peur, une angoisse de ne plus jamais pouvoir me retrouver. Au loin, il subsiste de moi une silhouette incertaine, entourée d'un halo de lumière, comme un objet discerné dans le brouillard. La terrible question «qui suis-je au juste ?» m'habite alors comme un corps étranger qui aurait poussé en moi-même et dont la peau et les organes me sont totalement inconnus. Sa réponse exige une lucidité plus profonde et plus essentielle que celle de mon cerveau. Tout ce qui est en mesure de s'agiter dans mon corps s'agite, se débat et se révolte d'une manière plus forte et plus élémentaire que dans la vie quotidienne. Tout implore une solution.
Plusieurs fois, je retrouve la chambre telle que je la connais, comme si je fermais et rouvrais les yeux ; chaque fois la chambre est plus claire - à la manière d'un paysage qui apparaît de plus en plus nettement dans une lunette, à mesure que l'on transperce, en réglant la distance, les voiles des images intermédiaires.
A la fin, je parviens à me reconnaître et à retrouver ma chambre. Cela me procure une sensation de légère ivresse. La chambre est extraordinairement condensée dans sa matière et je reviens implacablement à la surface des choses : plus la vague de confusion est profonde, plus sa crête est haute ; jamais, et en nulle autre circonstance, il ne m'apparaît avec plus d'évidence que chaque objet doit occuper la place qu'il occupe et que je dois être celui que je suis.


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