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est allée très loin dans ses souvenirs

.. Le voyage d'Octavio

Couverture du livre Le voyage d'Octavio

Auteur : Miguel Bonnefoy

Date de saisie : 27/02/2015

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Rivages, Paris, France

Collection : Littérature francophone

Prix : 15.00 €

ISBN : 978-2-7436-2941-0

GENCOD : 9782743629410

Sorti le : 07/01/2015

  • Les présentations des éditeurs : 11/02/2015

Le voyage d'Octavio est celui d'un analphabète vénézuélien qui, à travers d'épiques tribulations, va se réapproprier son passé et celui de son pays. Le destin voudra qu'il tombe amoureux de Venezuela, une comédienne de Maracaibo, qui lui apprend l'écriture. Mais la bande de brigands «chevaleresques», menée par Rutilio Alberto Guerra, pour laquelle il travaille, organisera un cambriolage précisément au domicile de sa bien-aimée. Avant que ne débute un grand voyage dans le pays qui porte son nom. Octavio va alors mettre ses pas dans ceux de saint Christophe, dans ceux d'un hôte mystérieux, dans ceux d'un peuple qu'il ignore.
Car cette rencontre déchirante entre un homme et un pays, racontée ici dans la langue simple des premiers récits, est d'abord une initiation allégorique et amoureuse, dont l'univers luxuriant n'est pas sans faire songer à ceux de Gabriel Garcia Marquez ou d'Alejo Carpentier.

Lauréat du prix du Jeune Écrivain de langue française en 2013 pour sa nouvelle Icare, Miguel Bonnefoy est de nationalité vénézuélienne. Il vit actuellement à Paris. Le voyage d'Octavio est son premier roman.



  • La revue de presse Delphine Peras - L'Express, février 2015

Le charme est puissant, car Miguel Bonnefoy ausculte finement les coeurs, les âmes, la nature (très importante), cisèle magnifiquement sa phrase et s'en donne à coeur joie... avec les mots rares !


  • La revue de presse Philippe-Jean Catinchi - Le Monde du 12 février 2015

Qu'est-ce qu'un pays, sinon un récit ? Cent ans après un miracle éphémère impliquant une statue de procession et une église bâtie à la hâte, l'apprentissage et les errances d'un pauvre analphabète vont réinventer la fable primordiale qui donne ses contours et sa chair à un lieu sans histoire. Pour son premier roman, Miguel Bonnefoy, né en 1986 de père chilien et de mère vénézuélienne, a composé en français la geste d'une terre sans légende. Imaginant un héros désarmé, tel Perceval qui, devant le Graal, ignore la magie à l'oeuvre, l'auteur est à l'égal de son personnage, Octavio, un voyant. Et un apprenti surdoué...
Par la force de la langue, l'audace du propos, la fertilité de l'imaginaire et la grâce onirique du dénouement, on songe à Alejo Carpentier et aux tenants d'un réel merveilleux ; mais l'économie toute classique de certaines sentences évoque aussi la Marguerite Yourcenar dernière manière, et fait d'Octavio un parent du Nathanaël d'Un homme obscur (Gallimard, 1982), dont il partage les rêves sereins...


  • La revue de presse Laëtitia Favro - Le Journal du Dimanche du 18 janvier 2015

Peu de récits dictés par l'imaginaire nous parviennent du Venezuela, patrie que Miguel Bonnefoy avait déjà mise à l'honneur dans Icare, une nouvelle qui lui avait valu de remporter le prix du Jeune Écrivain de langue française en 2013. Le Voyage d'Octavio est son premier roman, dont la concision surprend tant les mots auront provoqué de sensations tout au long de la lecture, tant la fable narrée aura éveillé d'inconscient primaire et immémorial sommeillant en chacun de nous...
En réduisant les repères de temps et d'espace au strict nécessaire, en faisant appel à une langue classique et à un vocabulaire précis, Miguel Bonnefoy confère à son roman la patine des récits ancestraux, comme si la narration, débutée dans un Venezuela moderne, remontait le cours du temps, au fil des aventures d'Octavio, jusqu'aux origines de l'homme et du langage.


  • La revue de presse Thierry Clermont - Le Figaro du 22 janvier 2015

Miguel Bonnefoy, le Franco-Vénézuélien, nous offre une fable poétique et picaresque, magistralement composée. On avait retenu son nom après la lecture de son recueil, Icare et autres nouvelles(Buchet Chastel), lauréat en 2013 du prix du jeune écrivain de langue française. Aujourd'hui, Miguel Bonnefoy publie à vingt-huit ans son premier et magistral roman, une fable à la fois picaresque, allégorique et baroque, proche du «réel merveilleux» chanté par le Cubain Alejo Carpentier, et que l'on peut également lire comme un récit de formation et d'apprentissage de la vie...
Italo Calvino nous l'avait dit : les meilleurs écrivains sont ceux qui savent instiller de la poésie dans leur prose ; la poésie et sa justesse, sa précision, ses fulgurances domptées.


  • La revue de presse Claire Devarrieux - Libération du 8 janvier 2015

Miguel Bonnefoy est vénézuélien comme son personnage. Il vit à Paris, a écrit ce premier roman merveilleux en français


  • Les courts extraits de livres : 11/02/2015

Dans le port de La Guaira, le 20 août 1908, un bateau en provenance de La Trinidad jeta l'ancre sur les côtes vénézuéliennes sans soupçonner qu'il y jetait aussi une peste qui devait mettre un demi-siècle à quitter le pays. Les premiers cas se présentèrent sur le littoral, parmi les vendeurs de pagres et les marchands de cochenille. Puis suivirent les mendiants et les marins qui, aux portes des églises comme aux portes des tavernes, éloignaient à force de prières les misères et les naufrages. Après une semaine, le pavillon de quarantaine fut hissé et on décréta qu'il s'agissait d'une épidémie nationale. La deuxième semaine, les autorités ouvrirent la chasse aux rats et on paya une pièce d'argent pour chaque bête morte. La troisième semaine, on isola les malades pour faire des prélèvements et on extirpa des ganglions aussi gros que des oeufs. Il fallut peu de temps pour voir les premiers feux dans les basses-cours et les fumées de soufre sortir des cabanes. Au bout d'un mois, lorsque la maladie approcha les portes de la capitale, on sortit en grande procession le premier saint en bois.
Des fidèles bloquèrent les ruelles d'un village aux alentours de Caracas. Ils portèrent sur des brancards d'argent, accompagnée de psaumes et de chansons, l'effigie du Nazaréen de Saint-Paul vêtu d'un habit mauve brodé d'or, soutenue par des mulâtres en direction des infirmeries. On ne distinguait presque pas le saint tant il était couvert d'orchidées, une couronne d'épines sur la tête, entouré de cloches et de symboles. Passant la tête aux portes, les gens voyaient ce cortège de femmes et d'hommes qui ne cessait de grandir, rue après rue, au rythme des tambours et des trompettes. On le faisait entrer sous le porche des maisons où des dames en chemise sortaient en lui tendant les bras, le front en sueur, en murmurant des paroles qui ressemblaient à des complaintes.
Parmi ces maisons, à la robe d'une montagne, il y avait celle d'un créole qui avait planté contre sa haie un citronnier robuste, aussi vieux que lui, dont les fruits se mêlaient au gui du feuillage. La procession s'était approchée. Le créole était sorti avec un fusil à verrou et une grappe de cartouches sous l'aisselle.
- Je tue le premier qui franchit la haie, avait-il crié depuis la rambarde. Et je commencerai par celui que vous promenez. Nous allons voir si les saints ne meurent pas.
Les porteurs firent demi-tour sans discuter. Mais à l'instant de repartir, la couronne d'épines resta accrochée à l'une des branches de l'arbre. Le créole épaula l'arme et, au milieu d'une injure, tira une seule balle dont l'éclat résonna longtemps dans la montagne. La balle sépara la statue de la branche, secoua le feuillage et fit tomber sur les têtes, comme une pluie de bubons verts, des centaines de citrons qui roulèrent jusqu'aux portails des cabanes.
On crut au miracle. On utilisa la pulpe jaunie pour les infections, on fit sécher les zestes qu'on saupoudra sur les poissons et on purifia l'air avec l'acidité des huiles. On mélangea le citron au gingembre dans des marmites et on les fit passer, porte après porte, à toutes les alcôves, avec un secours que deux mille ans de médecine n'avaient su offrir. En dix mois, on fit reculer dix ans de peste.
Voici l'histoire du citronnier du Seigneur telle qu'on la trouve à peu près sous la plume du poète Andrés Eloy Blanco, dans les livres de mon pays.


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