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est allée très loin dans ses souvenirs

.. Seul, invaincu

Couverture du livre Seul, invaincu

Auteur : Loïc Merle

Date de saisie : 03/05/2015

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Actes Sud, Arles, France

Collection : Domaine français

Prix : 18.00 €

ISBN : 978-2-330-03887-8

GENCOD : 9782330038878

Sorti le : 07/01/2015

  • Les présentations des éditeurs : 26/01/2015

Cela fait sept ans que Charles a laissé derrière lui la petite ville de C., parti se soumettre à d'autres combats, s'engageant sous les drapeaux comme on se range au coffre. Mais quand il apprend la maladie de Kérim, c'est sans tergiverser qu'il laisse en plan son désert, sa guerre, son poste aux transmissions, et vient prendre son tour de garde au chevet de l'ami qui régna sur son enfance et sa jeunesse.
De retour dans la bourgade assoupie, restée le territoire du charismatique et trouble Kérim, Charles, sous l'empire immédiatement réaffirmé de cette amitié cardinale, tente de tracer un chemin qui puisse être sien.
Sur les enjeux de l'engagement et les choix de l'âge d'homme dans un monde en guerre, dans une époque qui a confisqué le sens de l'histoire, de l'aventure et de l'héroïsme, Seul, invaincu est le chant déchirant d'une bataille intérieure patiemment délivrée du passé.

Né en 1978, Loïc Merle a vécu à Lyon, à Paris et en Allemagne, où il a passé six ans et s'est décidé à écrire. L'Esprit de l'ivresse (Actes Sud, 2013) est son premier roman.



  • La revue de presse Muriel Steinmetz - L'Humanité du 30 avril 2015

Pour son deuxième roman, Loïc Merle (né en 1978) s'attaque à plusieurs sujets épineux, la guerre, l'amitié, l'engagement dans une époque «qui a confisqué le sens de l'histoire, de l'aventure et de l'héroïsme»...
Observation sur la servitude et la grandeur militaire, éloge de l'amitié fût-elle au premier abord entre des êtres incompatibles, discours feutré sur l'état du monde dans lequel on a de plus en plus de mal à se situer, ce roman à l'écriture savante ne cède jamais à la transcription élémentaire du réel. Il tranche ainsi sans volontarisme outrancier sur le tout-venant d'un roman français trop souvent préoccupé par l'adultère et les histoires de bureau.


  • La revue de presse Baptiste Liger - L'Express, janvier 2015

Un militaire au chevet d'un malade : dans une écriture somptueuse, Loïc Merle évoque l'amitié de deux combattants...
Remarqué avec son premier roman, L'Esprit de l'ivresse, Loïc Merle tente de disséquer dans le très puissant Seul, invaincu les mécanismes et éléments constitutifs de l'amitié, comme s'il s'agissait d'un phénomène paranormal. D'emblée, ses longues phrases magnifiquement rythmées mettent en écho les sentiments intimes et l'art de la guerre. Charles en est convaincu : "Tout raser, tout détruire, puis reconstruire à partir de fondations saines, s'il en restait : j'avais vu des pays traités de cette manière, alors pourquoi pas un seul homme, et une seule maladie ?"


  • La revue de presse Alexandre Fillon - Le Journal du Dimanche du 18 janvier 2015

Rien ne semble se dérouler normalement dans le surprenant Seul, invaincu qui ferre le lecteur avec sa prose tenue et son questionnement. Loïc Merle parle de l'engagement et de la liberté. Il se joue avec un grand talent du réalisme au fil d'un conte moderne qui lui permet de s'interroger sur la complexité de l'amitié et d'explorer ce qui broie les êtres et les âmes.


  • La revue de presse Marine Landrot - Télérama du 7 janvier 2015

Loïc Merle nous fait éprouver la force des liens, même mille fois tranchés, qui nous attachent à nos semblables. Après L'Esprit de l'ivresse, un second roman fulgurant...
Il y a deux ans, il s'était imposé d'emblée, à 34 ans, avec L'Esprit de l'ivresse, un premier roman météorite sur la révolte des banlieues, en couverture duquel lévitait déjà un corps malingre, rongé par les lueurs de la ville. Le revoici donc, avec la même rage et le même sens du recueillement. Mais une maturité nouvelle l'a poussé au dépouillement, le chien tout fou a ralenti sa course et se tapit dans l'ombre, en symbiose avec son environnement pour mieux le comprendre...
Tous les visages croisés sont des miroirs dans lesquels on ne peut que se noyer. Même les plus proches, les parents, les amis, sont des précipices qui vous avalent. Mais c'est un mal nécessaire, dont Loïc Merle étudie le processus avec une précision toute particulière, en prêtant une écoute flottante aux personnages, en assemblant des bribes de mots entendus, les répétant même souvent dans une même phrase, comme un écho balbutiant. Il montre que nous ne faisons qu'un, homme parmi les hommes, que les autres sont indissociables de notre personne, car unis par un même destin. Seul, invaincu est un grand roman sur les attaches qui nous lient à nos semblables, ces liens qui repoussent éternellement comme des plantes coriaces, même (ou surtout) lorsqu'on s'escrime à les couper, à les arracher, à cesser de les entretenir.


  • Les courts extraits de livres : 22/01/2015

Il est vrai qu'après avoir reçu un message alarmant à son propos, dans le désert où je me trouvais alors, j'avais laissé en plan mon coûteux matériel militaire et quitté l'uniforme, pensant tout juste à demander la permission de partir. Et, c'est un fait, je m'étais envolé vers lui, même si j'avais dû faire escale entretemps et patienter toute une semaine sur une île, buvant et vomissant beaucoup, tout de même j'avais eu la sensation de voler d'une traite, puis, sitôt atterri, d'avoir roulé vers lui à toute allure. Mais, une fois revenu dans ma ville natale, à C, devant la clinique, je repris mes esprits... Les choses n'avaient guère changé... Une certaine atmosphère, pesante comme le brouillard qui stagnait et pénétrait les os, attaquait les os... Je sentais à nouveau le poids de la montagne, ses bras m'étreindre... L'ombre de la grande montagne, que j'avais fuie des années auparavant, derrière moi...
Le décor dans l'ensemble, le complexe hospitalier, était demeuré celui que, dans mon souvenir, tout au bout de l'adolescence, j'avais fini par détester : une énorme cage aux barreaux de béton effrité dans laquelle, par manque d'argent et de considération, on entassait les malades. Bien que ma grand-mère y eût fait le ménage pendant plus de trente ans, et dépensé la plus grande partie de sa force et de sa joie, si bien qu'il ne nous était plus resté à nous, sa famille, que les miettes, je ne savais presque rien de la vie de la clinique, si elle différait profondément de la mienne, rien des douleurs et des délivrances des patients, je ne m'étais jamais représenté l'angoisse des familles, les préoccupations des médecins, des visiteurs perdus, jusqu'à aujourd'hui - je n'avais rien voulu savoir. Mais, maintenant que j'y songeais, sous l'auvent démesuré de l'entrée principale, peut-être parce qu'il me semblait entendre, comme venue de ses entrailles, la rumeur d'un culte inconnu, ou peut-être parce que je ne savais pas du tout à quoi m'attendre une fois à l'intérieur, j'avais l'impression de me tenir sur le parvis d'une église.
Je me rappelai soudain n'avoir averti personne de ma venue. Mais une curiosité architecturale, disons une curiosité d'homme peu instruit me poussa à pénétrer le plus impressionnant des bâtiments et je me retrouvai dans un vaste vaisseau, où, pensai-je, des centaines de cadavres à la peau encore chaude auraient pu être entassés sous le haut plafond, probablement embaumés pendant un temps dans la lumière douce filtrée par les murs de verre successivement jaunes et bleus. Un peu écrasé et hésitant, je m'engageai sans hâte dans un défilé de petites portes situées sur les bas-côtés, comme autant de chapelles aux noms étranges, exploration fonctionnelle, cytologie pathologique, cryothérapie, puis, laissant sur ma gauche les déambulations mélancoliques de la cafétéria, je pris un ascenseur qui me jeta, au troisième étage, devant le service d'hématologie où se combattaient, paraît-il, les maladies du sang.


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