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.. Dans le corps du monde

Couverture du livre Dans le corps du monde

Auteur : Eve Ensler

Traducteur : Carole Hanna

Date de saisie : 23/01/2015

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Editeur : 10-18, Paris, France

Collection : Grand format

Prix : 15.90 €

ISBN : 978-2-264-06135-5

GENCOD : 9782264061355

Sorti le : 18/09/2014

  • Les présentations des éditeurs : 04/02/2015

Réchappée d'un cancer de l'utérus, Eve Ensler passe sa vie au scanner. Des abus sexuels de son père à sa lutte contre une mort annoncée, en passant par la création de la Cité de la Joie au Congo, elle donne voix au corps et livre le combat de milliers de femmes qui, partout, sont bafouées et volées à elles-mêmes. Une voix plus intimiste que jamais, tirée des profondeurs de la chair et de ses sévices, afin d'atteindre, au-delà de la guérison, une pleine réconciliation avec le corps du monde. Entre autobiographie et appel puissant à résister, Eve Ensler signe des mémoires inoubliables.

«Un chef-d'oeuvre. Sans doute le travail le plus courageux et insolite de notre temps.» Naomi Klein

Eve Ensler, née le 25 mai 1953 à Scarsdale, est une dramaturge internationalement reconnue et une féministe américaine. Auteur de la pièce de théâtre Les Monologues du vagin, jouée dans le monde entier et succès planétaire, elle est aussi l'auteure de Je suis une créature émotionnelle. Le 12 juin 2011, elle a reçu le prix Isabelle Stevenson, lors de la Cérémonie des Tony Award. Ce prix est décerné chaque année à une personnalité du monde du théâtre ayant contribué à une oeuvre humanitaire. Elle vit entre New York et Paris.



  • La revue de presse Macha Séry - Le Monde du 18 décembre 2014

Le 10 mars 2010, les médecins diagnostiquaient à la dramaturge féministe Eve Ensler, l'auteure des Monologues du vagin (Balland, 1999), une énorme tumeur utérine. Au terme de sept mois de traitement, l'ablation de plusieurs organes et soixante-dix points de suture, la quinquagénaire a, contre toute attente, survécu. Sa maladie puis sa guérison se sont accompagnées d'une introspection psychologique et d'une heureuse découverte qu'Eve Ensler résume ainsi : pour la première fois, la fondatrice de V-Day, un mouvement mondial qui lutte contre la violence envers les femmes et les filles, la créatrice de la Cité de la joie, refuge pour les femmes en République démocratique du Congo, qui passe sa vie à écouter les victimes de viol, a eu le sentiment d'habiter son propre corps, dont jusqu'ici elle se sentait dissociée. Car le cancer a purgé, sur le plan symbolique, le poison toxique de la mémoire.


  • Les courts extraits de livres : 04/02/2015

DIVISÉE

Le corps d'une mère contre le corps d'un enfant lui crée une place. Il dit tu es ici. Sans ce corps contre ton corps, tu n'as pas de place. J'envie ceux à qui leur mère manque. A qui un lieu manque ou qui connaissent ce qu'on appelle un foyer. L'absence d'un corps contre mon corps a créé un fossé, un trou, une faim. Cette faim a déterminé ma vie.
J'ai été exilée de mon propre corps. J'en ai été expulsée à un très jeune âge et je me suis égarée. Je n'ai pas eu de bébé. J'ai eu peur des arbres. J'ai senti la Terre comme mon ennemie. Je n'ai pas vécu dans les forêts. J'ai vécu dans les villes de béton où je ne voyais ni ciel, ni coucher de soleil, ni étoiles, où j'avançais au rythme des moteurs qui allaient plus vite que mon propre souffle. Je suis devenue étrangère à moi-même et aux tempos de la Terre. J'ai accentué ma différence, j'ai porté du noir, je me suis sentie supérieure. Mon corps était un fardeau. Je le considérais comme quelque chose qu'il fallait malheureusement entretenir. J'avais peu de patience pour ses besoins.

L'absence d'un corps contre mon corps a rendu abstrait tout attachement. A disloqué mon propre corps, incapable de se reposer ou de se poser. Un corps collé contre ton corps, c'est le début d'un cocon. J'ai grandi non pas dans un foyer, mais dans une sorte de vertigineux tourbillon de colère et de violence, qui m'a entraînée dans une vie en mouvement perpétuel, une vie de départs et de chutes. Voilà pourquoi, à une époque, je buvais et je baisais sans arrêt, pourquoi j'avais besoin tout le temps que les gens me touchent. C'était moins une question de sexe que de place dans le monde. Quand tu te colles contre moi ou quand tu t'introduis en moi, quand tu m'immobilises ou me soulèves, quand tu t'allonges sur moi et que je sens ton poids, j'existe. Je suis ici.

Pendant des années, j'ai essayé de retrouver le chemin de mon corps et de la Terre. On pourrait dire, je pense, que cela a été une idée fixe. J'ai éprouvé du plaisir et dans la Terre et dans mon corps, mais plus en touriste qu'en autochtone. J'ai emprunté plusieurs voies pour retrouver ce chemin. La promiscuité sexuelle, l'anorexie, la performance artistique. J'ai passé du temps sur la côte adriatique et dans les montagnes verdoyantes du Vermont, mais je m'y suis toujours sentie à part, exactement comme je l'étais de ma mère. J'admirais sa beauté, mais je n'y avais pas accès. Ses seins n'étaient pas les seins qui m'avaient nourrie. Tout le monde contemplait, bouche bée, ma mère quand elle traversait notre petite ville prospère au volant de sa décapotable jaune, dans son chemisier moulant, son pantalon serré, son chignon banane. Tout le monde désirait ma mère. Et donc je contemplais la Terre et ma mère, bouche bée. Je les désirais et je méprisais mon propre corps qui n'était pas son corps. Mon corps que j'avais dû évacuer quand mon père m'avait envahie puis violée. Donc je vivais sans prendre le temps de souffler, telle une machine insatiable programmée pour l'effort et la réussite. Parce que je n'habitais pas mon corps ni la Terre, parce que je n'en étais pas capable, je ne pouvais ni éprouver ni connaître leur douleur. Je ne pouvais deviner leurs réticences ou leurs refus, et il est plus que certain que je n'ai jamais appris les limites du «ça suffit». J'étais à fond, tout le temps. J'appelais cela travailler dur, être occupée, être au top, prendre en main, rendre possible. Mais en fait, je ne pouvais pas arrêter. M'arrêter aurait signifié faire l'expérience de la séparation, de la perte, sombrer dans une dislocation suicidaire.


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