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.. L'involontaire

Couverture du livre L'involontaire

Auteur : Blandine de Caunes

Date de saisie : 12/04/2015

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Phébus, Paris, France

Collection : Littérature française

Prix : 15.00 €

ISBN : 9782752910257

GENCOD : 9782752910257

Sorti le : 31/12/2014

  • Les présentations des éditeurs : 28/03/2015

Entre un champion du monde de lutte gréco-romaine qui se dérobe parce que ses performances sportives sont inversement proportionnelles à ses performances amoureuses et un vieillard qui s'évertue à vivre l'été en hiver, Jane fait son apprentissage. L'amour, le sexe, le cynisme, la solitude, la bouffe, la tendresse, la mort... Autant que la difficulté à devenir soi-même, ce roman décrit la répulsion-fascination qu'une jeune fille peut ressentir devant les manifestations de la vieillesse : et c'est avec une froideur d'entomologiste que Jane observe Bertin
Jane veut tout comme on veut tout à vingt ans et, à défaut de s'aimer elle-même, elle aime son corps, sa jeunesse, dont elle ne veut rien perdre - obsédée déjà par la fuite du temps. Elle serait une jeune fille comme beaucoup d'autres si elle n'exprimait pas son exigence de bonheur avec une détermination si passionnée et une amoralité souvent désarmante.
Nul attendrissement dans cette insolite éducation sentimentale où la verdeur du vocabulaire alterne avec un langage des plus classiques : celui des états d'âme.

Blandine de Caunes a fait du théâtre, de la radio et du journalisme avant de créer la collection de littérature française Stock-Bleu en 1990. Elle est attachée de presse dans l'édition. Outre ce premier roman elle a publié en 1980 chez Mazarine Des nouvelles de la famille, avec Lison de Caunes, Paul Guimard, Benoîte et Flora Groult, Bernard Ledwidge.



  • La revue de presse Jean-Claude Lebrun - L'Humanité du 9 avril 2015

Vingt-deux ans après Bonjour tristesse 
et la découverte, par une jeune fille de dix-sept ans, du sentiment de déperdition accompagnant la vie, un autre personnage féminin, à peine plus âgé, abordait l'existence adulte entre ­appétence et effroi face à la perspective de la ruine terminale...
Le récit quasi clinique de cet apprentissage de l'amour et de la vie est impitoyable. ­Blandine de Caunes y ausculte l'arrogance de la jeunesse comme les avanies de la vieillesse. Des poussées de langue drue dans un ensemble de facture classique installent l'aventure intime de son héroïne du côté de la modernité. Quarante ans après, l'Involontaire a gardé sa belle audace.


  • La revue de presse Stéphanie Dupays - Le Monde du 9 avril 2015

Rééditée près de quarante après sa première publication (Stock, 1976), cette éducation sentimentale écrite dans une langue qui oscille entre crudité gouailleuse et retenue délicate n'a rien perdu de son sel et de sa liberté de ton.


  • La revue de presse Marianne Payot - L'Express, janvier 2015

Reparaît chez Phébus, L'involontraire de Blandine de Caunes, d'abord publié en 1975, une anti-bluette un rien cynique et tellement moderne...
Sorti des limbes par son ami et éditeur chez Phébus, Daniel Arsand, L'Involontaire se révèle l'un des plus délicieusement irrévérencieux romans de cette rentrée.


  • La revue de presse Nathalie Crom - Télérama du 21 janvier 2015

L'Involontaire, roman intimiste et cru, amoral et lucide, plus secrètement hanté par les thèmes du temps, du vieillissement et de la mort. Paru il y a près de quarante ans, aujourd'hui ré­édité, L'Involontaire n'a rien perdu de sa perspicacité, de sa hardiesse - intact et atemporel comme sont les contes.


  • Les courts extraits de livres : 28/03/2015

«Le plaisir est l'objet, le devoir et le but de tous les êtres raisonnables.»
VOLTAIRE, Épîtres.

Elle est dans sa chambre, Jane. Tout à l'heure les plombs ont sauté. Sa chambre et sa salle de bains sont dans l'obscurité ; mais pas le couloir ni la cuisine. Alors elle a ouvert la porte qui donne sur le couloir et elle voit vaguement. Pourtant depuis un mois sa lampe, qui pend à un fil rouge du plafond, s'allumait à l'aide d'un manche à balai; elle tapait trois ou quatre fois dedans, ça grésillait et la lumière était. Tout à l'heure il y a eu quelque chose d'anormal ; l'ampoule a refusé de fonctionner. Il y a bien eu les grésillements, mais de lumière point. Jane a remarqué depuis longtemps l'hostilité que lui manifeste l'électricité ; elle lui envoie des étincelles dans les yeux, des centaines de volts dans les doigts et les ampoules lui éclatent à la figure. Pourquoi ?
Jane ne sait pas réparer les plombs, et elle ne le saura jamais car ils lui font peur. Alors elle regrette l'homme qu'elle a quitté il y a neuf mois. D'abord elle n'était pas seule dans sa chambre. Ensuite il savait réparer les plombs. Mais Jane est entraînée, malgré elle à son avis, dans une nouvelle passion qui ne lui permet pas de se partager. Elle est donc seule dans son lit. Pensive, elle regarde la lampe puis ses ongles. «Mes mains ne sont pas mal», pense-t-elle avec une certaine satisfaction. Mais à quoi lui servent-elles ? Elle ferme les yeux quelques secondes, le temps d'oublier qu'elle n'a que ses draps ou elle-même à caresser. Mais derrière ses paupières closes c'est un visage qui apparaît. Alors, vivement, elle les rouvre. Sa chambre lui semble vide. Elle est presque vide. Elle se demande comment elle va s'éclairer; qui viendra réparer les plombs ? C'est un problème. C'est embêtant. Jane y pensera demain. Il n'est que neuf heures du soir et elle a rendu la télévision qu'elle louait : c'était trop cher. Il lui reste bien un transistor, mais les piles sont mortes. Jane s'ennuie. Elle pense qu'il y a quelque chose d'immoral dans la solitude quand on a vingt ans. Reste la délectation morose, exercice assez intéressant. Jane s'admire d'être si fidèle, si sage, si mélancolique. Car c'est beau, l'Amour, elle le sait. Et même elle le croit. Mais II n'est jamais là. C'est un champion du monde, champion de l'absence; champion du monde de lutte libre et gréco-romaine. Jane a toujours aimé la force physique. Cela la rassure car c'est évident. Et très peu de choses lui semblent évidentes dans la vie. Il a un corps qu'elle aime; il est beau, dur, impressionnant. Elle sourit quand elle le regarde marcher, suivi des yeux par des inconnus. Il en impose. Jane est fière. Elle sait que c'est enfantin, mais régulièrement une sorte de langueur l'envahit et elle est heureuse quelques secondes, c'est le principal. Il mesure un mètre soixante-dix-huit, il pèse quatre-vingt-deux kilos, il a des cheveux châtains doux, un menton volontaire, un air buté et des dents que Jane aime embrasser. Ses fesses sont deux muscles très importants pour un lutteur ; un jour, il lui a expliqué que c'était grâce à elles qu'il réussissait certains de ses rétablissements spectaculaires. Elle aime beaucoup ses fesses. Elle n'a jamais tant aimé les fesses d'un homme. Elle les caresse, les pince, les mordille, les embrasse ; et, quand il est habillé, elle a souvent envie de mettre sa main dessus. Elle s'étonne de ce goût et elle pense qu'elle l'aime vraiment car en plus de ses fesses elle aime ses pieds. Jane a toujours détesté les pieds; ceux de sa mère d'abord, puis ceux qu'elle voyait sur les plages. Ceux de ses amants enfin. Elle évitait de les regarder, ils la dégoûtaient vaguement. Elle défendait qu'on les pose ou qu'on les réchauffe sur elle. Mais ceux de Gilles, elle les embrasse - il s'appelle Gilles Péret, il a vingt-cinq ans, né un 31 mai, donc Gémeaux -, elle les tripote, elle les chatouille, elle les caresse. Donc Jane aime Gilles. Gilles qui n'est jamais là et qui l'abandonne, proie vivante, à la solitude.


  • Le courrier des auteurs : 28/03/2015

1) Qui êtes-vous ? !
Je me le demande...

2) Quel est le thème central de ce livre ?
L'éducation sentimentale d'une fille de vingt ans qui n'a pas froid aux yeux ni peur des mots. C'est aussi la fascination-répulsion qu'elle éprouve devant la vieillesse qu'elle observe avec une froideur d'entomologiste.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
"L'amour la mettait à genoux, soit, mais au lit seulement"

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Vingt ans, la chanson de Léo Ferré

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
L'amour et la curiosité de la vie sous toutes ses formes.

6) Avez-vous des rituels d'écrivain ? (Choix du lieu, de l'horaire, d'une musique de fond) ?
Non, pas de rituels sinon la tenue irrégulière de journaux intimes et de notes prises à la volée... Quand "j'écris" pour de bon, c'est au calme chez moi, et surtout sans musique.

7) Comment vous vient l'inspiration ?
En relisant mes notes, en lisant les livres des autres, et en m'installant, inspiration ou pas, devant mon bureau, stylo à la main...

8) Comment l'écriture est-elle entrée dans votre vie ? Vous êtes-vous dit enfant ou adolescente «un jour j'écrirai des livres» ?
J'ai toujours écrit, dés l'enfance, car je fais partie d'une famille d'écrivains et l'écriture est pour moi naturelle.

9) Vous souvenez-vous de vos premiers chocs littéraires (en tant que lectrice) ?
Bien sûr ! Mon premier choc, "Les trois mousquetaires" puis plus tard "Les Thibault "de Roger Martin du Gard et enfin le choc majeur vers 17 ans, Proust dont je relis inlassablement des extraits par ci par là.

10) Savez-vous à quoi servent les écrivains ? !
"Un livre doit être la hache qui brise la mer gelée en nous" Cette phrase de Kafka me semble tout dire.
J'ajouterai que les livres nous font entrer dans des mondes intérieurs très variés et stupéfiants parfois. Les livres nous rendent donc plus tolérants, plus généreux et plus intelligents !


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