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.. Moisson

Couverture du livre Moisson

Auteur : Jim Crace

Traducteur : Laetitia Devaux

Date de saisie : 14/11/2014

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Rivages, Paris, France

Prix : 20.00 €

ISBN : 9782743628994

GENCOD : 9782743628994

Sorti le : 01/10/2014

  • Les présentations des éditeurs : 14/02/2015

«Deux panaches de fumée à une période de l'année trop douce pour les feux de cheminée nous surprennent à l'aube. Notre terre est cernée de flammes.»
En quelques jours, le pouvoir change de mains dans le village. Le bien et le mal s'inversent, au point de se confondre. Walter Thirsk doit déchiffrer les règles pour tenter de sauver sa peau. La violence fait rage, poussant l'âme humaine dans ses retranchements, engendrant une lutte sans fin entre l'instinct de survie, la morale et la quête du progrès. L'époque est incertaine et le village sans nom, mais cette histoire est universelle.
Avec ce roman haletant au lyrisme puissant, Jim Crace s'impose comme l'un des grands écrivains de notre époque, dans la lignée de Cormac McCarthy ou J. M. Coetzee.

Né en 1946, Jim Crace est l'auteur d'une dizaine de romans, dont L'Étreinte du poisson (Rivages poche n° 822). Publié en 2013 en Angleterre, Moisson a été sélectionné dans la dernière liste du Man Booker Prize et a reçu le prestigieux Windham-Campbell Literature Prize. Immense succès public, ce roman exceptionnel a été unanimement salué par la presse internationale.



  • La revue de presse Florence Noiville - Le Monde du 13 novembre 2014

Les étrangers et les moutons. Autant dire les flux migratoires et la mondialisation. Crace tresse si habilement ces deux thèmes que l'allégorie s'impose d'elle-même. Mais tout en subtilité. Sans simplification ni nostalgie. Ce qui est remarquable, c'est qu'y résonnent des mots jamais prononcés (spéculation, chômage, pauvreté, racisme...). Ce qui est plus frappant encore, c'est l'effet de loupe. Comme si l'auteur nous faisait pénétrer dans son laboratoire et nous mettait le nez dans ses boîtes de Petri. On ne voit plus alors que des archétypes. Des mécanismes profonds aussi vrais du temps des Tudors que de Cameron. On comprend comment se mettent en marche les forces du désordre, comment la communauté se délite, comment surgissent les pulsions primaires, la sauvagerie, les instincts animaux. Crace est un ménestrel. Il chante les temps d'avant la croissance mythique. Et s'interroge sur la moisson de la modernité, quand l'ultra-capitalisme «veut tous nous tondre et faire de nous des moutons»...
Rien n'est asséné dans Moisson. Tout est ambigu, ambivalent. C'est la raison pour laquelle il faut lire Crace, un écrivain poétique, politique et puissant. Un fabuleux fabuliste.


  • La revue de presse Marie-Laure Delorme - Le Journal du Dimanche du 2 novembre 2014

Jim Crace met ses pas dans ceux de Cormac McCarthy. Moisson est une oeuvre lyrique et profonde. Elle peut se lire à plusieurs niveaux et de multiples façons : un roman, une fable, un conte. Le lieu (le Village) et le temps (une semaine) sont circonscrits. L'auteur de L'Étreinte du poisson possède un fort souffle narratif. Chacun des hommes de Moisson se retrouve dans la nécessité de faire un choix...
L'écriture de Jim Crace est évocatrice d'un monde en voie de disparition. Le vocabulaire est riche et précis pour donner corps aux merveilles et aux rudesses de la nature. Tout se métamorphose. Il faut savoir comment accompagner le changement. Le roman ne charrie aucune morale, si ce n'est la description d'hommes rongés par la peur de l'étranger et la crainte du lendemain. Le romancier britannique a écrit une oeuvre en forme de fable moderne : l'hostilité et l'hospitalité s'y répondent.


  • Les courts extraits de livres : 14/02/2015

Deux panaches de fumée à une période de l'année trop douce pour les feux de cheminée nous surprennent à l'aube, tout du moins ils surprennent ceux qui ne sont pas sortis faire des sottises dans la nuit. Notre terre est cernée de flammes. Au-delà des fossés qui marquent la limite de nos champs, à l'abri de nos bois, sur la terre commune, là où hier encore il n'y avait personne pour faire partir de la fumée, des nouveaux venus, à la lueur de la lune bienveillante des moissonneurs, ont monté une hutte - quatre planches de fortune, un bout de toit - et ont allumé le plus distant des deux feux. Il est humide. Us auront mis du bois vert pour que le panache soit le plus noir possible et que nous le remarquions à coup sûr. Il s'élève en une colonne qui ne penche ni ne s'amincit avant d'atteindre la canopée. Il signifie, De nouveaux prochains sont arrivés : ils ont bâti un abri; ils ont construit un foyer; ils connaissent la coutume et la loi. Ce premier panache de fumée leur donne le droit de rester. Nous verrons.
Mais c'est le second panache gris qui nous interpelle et nous fait sortir en ce jour de repos, de bonne heure et au triple galop, de nos chaumières pour nous rendre à la demeure de maître Kent. De loin, le panache est clair. Personne n'y a ajouté de bois vert pour l'assombrir. En revanche, cet incendie manque de fierté. Il est bruyant. De toute évidence, une charpente brûle. Une charpente ancienne, faite de vieux bois. Son odeur donne une idée du nombre de ses années. Nous craignons que le manoir ne brûle, auquel cas nous serons blâmés pour avoir dormi trop longtemps. Nous ferions bien de préparer des excuses. Car si nous avons entendu le craquement des chevrons et des poutres dans notre sommeil ce matin, nous avons dû le confondre avec le souffle habituel du vent à travers les arbres, le labeur des rêves ou le gémissement de nos os. La moisson, avec son ultime gerbe, s'est achevée hier. Nous espérions dormir longuement et tardivement ce matin, nos épaules engourdies, certes, mais le coeur enjoué. Nous allons prétendre que notre plénitude nous a rendus sourds. Ce n'est que lorsque Willowjack, la jolie jument alezan clair de notre maître, s'est mise à protester avec une réelle inquiétude contre la fumée que nous nous sommes réveillés pour porter assistance, car assistance nous devons, personne n'ayant envie de perdre le manoir.
Maintenant que nous avons atteint les enclos et les cours du maître, nous sentons l'odeur de paille. La fumée et les flammes ne viennent pas de sa demeure, mais des greniers à foin ainsi que du toit des écuries. Son joli pigeonnier peint a déjà disparu. Nous espérons apercevoir les ailes neigeuses de la volière contre le ciel gris de fumée. Mais il n'y a plus rien.


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