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.. Tristesse de la terre : une histoire de Buffalo Bill Cody

Couverture du livre Tristesse de la terre : une histoire de Buffalo Bill Cody

Auteur : Éric Vuillard

Date de saisie : 10/12/2014

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Actes Sud, Arles, France

Collection : Un Endroit Ou Aller

Prix : 18.00 €

ISBN : 9782330035990

GENCOD : 9782330035990

Sorti le : 20/08/2014

  • Les présentations des éditeurs : 27/09/2014

Alors, le rêve reprend. Des centaines de cavaliers galopent, soulevant des nuages de poussière. On a bien arrosé la piste avec de l'eau, mais on n'y peut rien, le soleil cogne. L'étonnement grandit, les cavaliers sont innombrables, on se demande combien peuvent tenir dans l'arène. C'est qu'elle fait cent mètres de long et cinquante de large ! Les spectateurs applaudissent et hurlent. La foule regarde passer ce simulacre d'un régiment américain, les yeux sortis du crâne. Les enfants poussent pour mieux voir. Le coeur bat. On va enfin connaître la vérité.
É.V.

Eric Vuillard, né en 1968 à Lyon, est écrivain et cinéaste. Il est l'auteur de Conquistadors (Léo Scheer, 2009), prix Ignatius J. Reilly. Il a reçu le prix Franz Hessel et le prix Valéry Larbaud pour deux récits publiés chez Actes Sud en 2012, La bataille d'Occident et Congo.



  • La revue de presse Françoise Dargent - Le Figaro du 6 novembre 2014

Éric Vuillard sonne la charge contre l'inventeur du Wild West Show et se fait le chantre des Indiens...
Étrange livre que ce court récit tendu et nerveux comme l'appaloosa des plaines, dans lequel le lecteur est constamment pris à témoin, interpellé, chahuté par ce portrait féroce de la star en veste à franges et cette évocation en creux du calvaire indien. À la description du spectacle rodé comme une attraction de Disney, Indiens grimaçants, cris de Sioux, odeur de poudre, cavalcades effrénées et victoire des cavaliers américains, «comme à Wounded Knee» sur le programme, l'auteur oppose la réalité du drame de Wounded Knee tel qu'il s'est déroulé...
Éric Vuillard raconte beaucoup de choses dans son livre. Son érudition est grande et sa plume agile. De Buffalo Bill Cody, il narre la destinée, symbolique de cette Amérique moderne et vorace en train de naître.


  • La revue de presse Emmanuel Romer - La Croix du 29 octobre 2014

Ce récit remarquable est celui d'un homme en colère, indigné, maniant admirablement la plume. Un petit livre qu'on lit et relit en appréciant la tournure et le rythme de ses phrases courtes, et l'érudition de l'auteur. Cette fable efficace, mêlant la petite et la grande histoire, l'image et l'écrit, réflexions personnelles et faits bruts, poésie et prose, nous donne à réfléchir sur notre rapport à l'histoire.


  • La revue de presse Alexandre Fillon - Le Journal du Dimanche du 12 octobre 2014

Avec beaucoup de style et d'ironie, Éric Vuillard s'emploie de livre en livre à défaire les mythes. À montrer implacablement l'envers du décor de la grande fable de l'Histoire. À creuser les conquêtes et les défaites. À regarder l'autre versant de la fable. Récit de douleur aux étonnants éclats poétiques, Tristesse de la terre revient sur un épisode terrible de l'Amérique. Et pointe du doigt les débuts du spectacle de masse et du merchandising. Éric Vuillard brosse là un terrible portrait. Celui d'un Buffalo Bill saltimbanque, maître en carton pâte et cabotin jusqu'au bout. L'ensemble donne un texte acéré et puissant.


  • La revue de presse François Lestavel - Paris-Match, octobre 2014

« Tristesse de la terre » démonte le grand mensonge du Wild West Show, le premier spectacle mondialisé qui a occulté le sort tragique des Indiens. Pas besoin des cris de Sioux, inventés par le Wild West Show, pour qu'Eric Vuillard décoche ses flèches contre William Cody, alias Buffalo Bill. Dans un récit habité par la grâce et la révolte, vibrant de poésie et d'indignation, l'auteur soulève les dessous peu reluisants de ce grand barnum ambulant qui faisait vibrer les spectateurs par millions, de Paris à Moscou, de New York à Rome. Un spectacle fascinant où les vilains Indiens étaient vaincus chaque soir par d'héroïques cow-boys, où même le sinistre massacre de Wounded Knee, vengeance du 7e régiment de cavalerie après la déculottée de Little Big Horn, se transformait en glorieuse bataille devant les foules ravies...
Mission accomplie. Mais au-delà de la force de son roman rageur, il faut saluer la réflexion sur le show légendaire, précurseur d'une société avide de sensations fortes.


  • La revue de presse Philippe Lançon - Libération du 18 septembre 2014

De livre en livre, de 1914 en guerres coloniales, l'écrivain développe sa sèche homélie romanesque, fouettée par la colère, adressée aux fantômes de l'Occident...
C'est à nous qu'il s'adresse, aux spectateurs contemporains d'une mémoire que la vie et le monde effacent. D'où son usage des photos, des descriptions quasi microscopiques, de vies miniatures destinées, comme un flocon de neige, à nous rappeler en fondant de quoi la montagne fut et reste faite.


  • La revue de presse Grégoire Leménager - Le Nouvel Observateur du 21 août 2014

Les Indiens n'ont jamais fait «whou ! whou ! whou !» en se tapotant les lèvres, comme font tous les enfants du monde quand ils jouent aux Indiens. «C'est une pure invention de Buffalo Bill», une «formidable trouvaille de bateleur»...
Cette glaçante puissance du simulacre est au centre du bref chef-d'oeuvre de Vuillard. Il n'empêchera pas les enfants de faire les Indiens. Lui n'a que son écriture pour lézarder la légende. Mais elle a l'extraordinaire précision d'un cow-boy d'élite. Tour à tour érudite, incisive, empathique, elle confirme ce qu'avaient laissé voir ses livres sur la colonisation et la Grande Guerre, où il déterrait déjà les sanglantes racines de l'Occident contemporain : Vuillard est un de nos plus fins écrivains. C'est un secret trop bien gardé.


  • La revue de presse Olivier Pascal-Moussellard - Télérama du 10 septembre 2014

Comme souvent chez Vuillard, le grand fracas de l'Histoire est passé au filtre de l'histoire intime : celle de Buffalo, qui restera toute sa vie une parodie de lui-même, un héros d'opérette, une légende qui n'a rien fait (il n'a participé à aucune des batailles citées). Et celle de Sitting Bull et de tous ces Indiens que l'auteur (...) est allé chercher au fond de la boîte à films, pour leur offrir, enfin, une digne sépulture.


  • La revue de presse Macha Séry - Le Monde du 28 août 2014

N'en déplaise à des générations d'enfants, les Indiens n'ont jamais hurlé " Whou !, Whou ! " lorsqu'ils chargeaient l'ennemi, ni fait claquer la paume des mains sur leur bouche. Ce cri de guerre qui se répercuta en écho au cinéma ? Un bruitage destiné à impressionner le public, " une trouvaille de bateleur ", rappelle Eric Vuillard dans Tristesse de la terre. Le -camelot en question s'appelle William Cody (1846-1917). Nom de scène : Buffalo Bill. Raison sociale : entrepreneur de spectacle. Signe distinctif : roublard...
De fait, Tristesse de la terre dessaoule les amateurs de western. Le romancier et cinéaste (L'Homme qui marche,Mateo Falcone) n'a nul besoin d'accentuer le pathétique de la situation. Il est là, obscène, dans les applaudissements, dans la poussière soulevée par les sabots des chevaux. C'est triste et flamboyant, grotesque et mélancolique.


  • La revue de presse Emmanuel Hecht - L'Express, août 2014

Une fois de plus, après Congo, récit du dépeçage de l'Afrique dans le sillage de la conférence de Berlin (1884), et La Bataille d'Occident, histoire de la Grande Guerre - tous deux réédités en poche (Babel) - Eric Vuillard déploie sa maîtrise du récit et de l'emploi du futur pour raconter les choses du passé. Et la tristesse du monde.


  • Les courts extraits de livres : 27/09/2014

Le spectacle est l'origine du monde. Le tragique se tient là, immobile, dans une inactualité bizarre. Ainsi, à Chicago, lors de l'Exposition universelle de 1893 commémorant les quatre cents ans du voyage de Colomb, un stand de reliques, installé dans l'allée centrale, exposa le cadavre séché d'un nouveau-né indien. Il y eut vingt et un millions de visiteurs. On se promenait sur les balcons de bois de l'Idaho Building, on admirait les miracles de la technologie, comme cette colossale Vénus de Milo en chocolat à l'entrée du pavillon de l'agriculture, et puis on se payait un cornet de saucisses à dix cents. D'innombrables bâtiments avaient été construits, et cela ressemblait à une Saint-Pétersbourg de pacotille, avec ses arches, ses obélisques, son architecture de plâtre empruntée à toutes les époques et à tous les pays. Les photos en noir et blanc que nous en avons donnent l'illusion d'une ville extraordinaire, aux palais bordés de statues et de jets d'eau, aux bassins où descendent lentement des escaliers de pierre. Pourtant, tout est faux.
Mais le clou de l'Exposition universelle, son apothéose, ce qui devait attirer le plus de spectateurs, ce furent les représentations du Wild West Show. Tout le monde voulait le voir. Et Charles Bristol aussi - le propriétaire du stand de reliques indiennes qui exhibait le cadavre d'enfant - voulait tout laisser là pour y aller ! Pourtant, il le connaissait ce spectacle, puisqu'au tout début de sa carrière, il avait été manager et costumier pour le Wild West Show. Mais ce n'était plus pareil, c'était à présent une énorme entreprise. Il y avait deux représentations par jour, pour dix-huit mille places. Les chevaux galopaient sur un fond de gigantesques toiles peintes. Ce n'était plus cette vague succession de rodéos et de tireurs d'élite qu'il avait connue, mais une véritable mise en scène de l'Histoire. Ainsi, pendant que l'Exposition universelle célébrait la révolution industrielle, Buffalo Bill exaltait la conquête.
Plus tard, bien plus tard, Charles Bristol avait travaillé pour la Kickapoo Indian Medicine Company, qui employait à peu près huit cents Indiens et une cinquantaine de Blancs à vendre sa camelote. Son médicament phare était le Sagwa, un mélange d'herbes et d'alcool contre les rhumatismes ou la dyspepsie. Et il semblerait que les cow-boys aient particulièrement souffert de ballonnements et de dyspepsie borborique, puisqu'un peu partout dans le pays on cherchait un remède. Enfin, Charles Bristol abandonna la vente de médicaments et entreprit de longues tournées avec sa collection d'objets d'art. Deux Indiens winnebagos, qui faisaient partie de la Medicine Company, avaient décidé de le suivre. Le musée se produisit dans le Middle West, et les petits sketchs qu'il présentait, où les Indiens illustraient par des danses le rôle précis de chaque objet, étaient à la fois divertissants et pédagogiques.


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