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.. Masculinités : enjeux sociaux de l'hégémonie

Couverture du livre Masculinités : enjeux sociaux de l'hégémonie

Auteur : Raewyn Connell

Postface : Éric Fassin

Traducteur : Maxime Cervulle | Clémence Garrot | Florian Voros

Date de saisie : 16/09/2014

Genre : Sociologie, Société

Editeur : Amsterdam, Paris, France

Prix : 25.00 €

ISBN : 978-2-35480-139-7

GENCOD : 9782354801397

Sorti le : 22/05/2014

  • Les présentations des éditeurs : 16/09/2014

Articulant théorie et récits de vie, Raewyn Connell dessine une cartographie complexe et nuancée des masculinités. Elle met au jour l'existence, au sein de l'ordre de genre, d'une masculinité hégémonique qui vise à assurer la perpétuation de la domination des hommes sur les femmes. Contre tout masculinisme, Connell nous montre que la masculinité hégémonique, sans cesse ébranlée et mise à l'épreuve dans le vécu des hommes, n'est ni définitive ni le seul schéma de masculinité disponible. On ne peut alors l'analyser sans s'intéresser à ses pendants, les masculinités complices, subordonnées ou encore marginalisées.
Ces textes choisis de la sociologue australienne, présentés par Meoïn Hagège et Arthur Vuattoux, démontrent que les études sur les masculinités peuvent nous servir d'outils concrets, que ce soit pour ménager un espace des masculinités possibles hors de l'hégémonie ou pour prendre à bras le corps la question de la lutte contre le VIH/sida.

Raewyn Connell est professeure de sociologie à l'Université de Sydney. Elle est notamment l'auteure de Southern Theory : The Global Dynamics of Knowledge in Social Science (2007), Gender (2002), The Men and the Boys (2000) et de Masculinities (1995).

Meoïn Hagège est doctorante en sociologie à l'Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux (IRIS), où elle travaille sur les trajectoires de détenus séropositifs aux VIH et VHC. Arthur Vuattoux est lui aussi doctorant en sociologie à l'IRIS, où il travaille sur les enjeux de genre dans la justice des mineur-e-s. Il est également militant de la lutte contre le sida.



  • La revue de presse Jean-Louis Jeannelle - Le Monde du 26 juin 2014

La masculinité n'existe pas en soi, mais par contraste, sous une forme que la sociologue australienne Raewyn Connell a décrite comme " hégémonique " dans un essai, Masculinités, qui fit date en 1995, mais dont la traduction ne paraît qu'aujourd'hui. A première vue, l'idée de " masculinité hégémonique " semble peu différente du bon vieux patriarcat auquel les féministes s'étaient attaquées durant les années 1970. Mais à première vue seulement...
Qu'apporte une étude comme celle de Raewyn Connell ? En priorité, l'idée que la sexualité masculine doit être pensée dans sa continuité. Par préjugé, nous segmentons spontanément les groupes sociaux en fonction de leur orientation, au risque de ne rien comprendre à la labilité des désirs. A ceux qui croient que l'homosexualité se reconnaît à des vêtements moulants, une voix flûtée ou certaines postures physiques, il reste à découvrir dans Masculinités que bon nombre d'homosexuels interrogés par Connell ont été correctement initiés aux règles de la masculinité hégémonique et continuent d'en mettre en oeuvre les principes.


  • Les courts extraits de livres : 16/09/2014

Extrait de l'introduction

Les masculinités, ou la structuration d'un questionnement au sein des études de genre

Cette première traduction française d'un ensemble de travaux de Raewyn Connell n'entend pas proposer une vision exhaustive de l'oeuvre de la sociologue australienne. Il s'agit plutôt de donner à lire une sélection de textes relatifs à un domaine émergeant des sciences sociales, et notamment des études de genre, depuis les années 1990 : l'étude des masculinités.
En 1985, alors que différentes recherches avaient d'ores et déjà exploré la possibilité de construire le masculin en objet d'études pour les sciences sociales, Raewyn Connell - alors Robert William Connell - et deux de ses collègues, Tim Carrigan et John Lee, publient conjointement un article précurseur qui pose les bases théoriques d'une étude des masculinités. Ce plaidoyer pour une étude sociologique des masculinités constitue en quelque sorte le laboratoire de ce qui deviendra dix ans plus tard l'ouvrage central de Raewyn Connell, Masculinities. D'abord, les auteurs soulignent que leur projet s'inscrit dans une conception relationnelle du genre, où masculin et féminin sont pensés dans leurs dynamiques propres et dans leurs interactions. Ils s'opposent ainsi à une sociologie des «rôles de sexe» - qui est le cadre théorique dominant à la fin des années 1980 -, dont les bases épistémologiques sont faussées par une vision essentialiste des rôles masculin et féminin ainsi que par une indifférence aux contextes sociaux singuliers dans lesquels ces rôles sont incarnés. Carrigan, Connell et Lee insistent également sur les conditions politiques dans lesquelles un tel projet peut émerger, et sur la nécessité d'une convergence pluridisciplinaire et politique entre sciences sociales, féminisme, mouvements de libération gay ou encore socialisme contemporain. C'est là l'un des traits fondamentaux de leur projet d'étude des masculinités, qui ne peut ignorer d'autres enjeux, tels que les rapports de classe, le féminisme et les autres mouvements sociaux. Il convient d'ailleurs de signaler qu'avant de s'intéresser aux masculinités, Connell travaillait essentiellement sur les rapports de classe, notamment sur la jeunesse, les classes populaires et les inégalités sociales face à l'éducation. Dans un article consacré au parcours intellectuel de Connell, Nicole Wedgwood cite un entretien qui précise la relation qu'entretiennent, dans ses recherches, l'étude des classes sociales et celle des rapports de genre : «La manière dont j'ai travaillé sur le genre a été structurée par la manière dont j'ai travaillé sur la classe. Ainsi, je voyais le genre comme une structure ou un système d'inégalité sociale, avec sa propre logique et ses propres complexités internes [...] mais je n'ai jamais adhéré à la vision selon laquelle on pourrait se contenter de transcrire l'étude des classes sociales dans celle du genre, en considérant le genre comme une «classe de sexe» et en traduisant Marx en termes de genre.» Aussi l'étude des masculinités ne représente-t-elle en aucun cas une enclave théorique, un domaine autosuffisant qui considérerait «le masculin», et encore moins «les hommes», comme un objet d'études en soi pertinent. Il s'agit davantage d'une investigation théorique et empirique des masculinités au sein des rapports de genre tels qu'ils sont socialement construits, et plus généralement dans la mesure où ils sont liés à des inégalités structurelles - économiques, politiques ou culturelles. L'étude des masculinités telle que la conçoit Connell a donc également pour but d'interroger à nouveaux frais les rapports sociaux de classe, de genre ou encore, dans ses travaux les plus récents, les enjeux liés à la globalisation et à la colonisation.


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