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Auteur : Jordi Soler

Traducteur : Jean-Marie Saint-Lu

Date de saisie : 10/04/2014

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : 10-18, Paris, France

Collection : 10-18. Littérature étrangère, n° 4789

Prix : 7.10 €

ISBN : 9782264056313

GENCOD : 9782264056313

Sorti le : 17/04/2014

  • Les présentations des éditeurs : 10/04/2014

Après la guerre, tout le monde le croyait mort. Mais lorsqu'une inconnue livre à Jordi Soler une mystérieuse lettre, elle met au jour la véritable existence de son grand-oncle Oriol : une longue vie à Argelès-sur-Mer, bien loin de la légende et de l'étoffe du héros. Une part de l'histoire familiale qu'il est maintenant temps de tirer de l'ombre...

«Une oeuvre sauvage, un sombre conte de fées. Virtuose et bouleversant, Soler entremêle les genres littéraires, glissant de l'épopée au thriller, de l'aventure intime à la magie.»
Christine Ferniot - Télérama

Jordi Soler est né en 1963 près de Veracruz, au Mexique, dans une communauté d'exilés catalans fondée par son grand-père à l'issue de la guerre civile espagnole. Il a vécu à Mexico puis en Irlande avant de s'installer à Barcelone en 2005 avec sa femme, Franco-Mexicaine, et leurs deux enfants. Il est reconnu par la critique espagnole comme l'une des figures littéraires les plus importantes de sa génération.


  • Les courts extraits de livres : 10/04/2014

On sait que la déflagration de la première bombe se faufila en rampant sous son lit, comme un animal, et qu'un instant plus tard elle se fragmenta en un râle de lumière qui grimpa le long des murs et dessina un éclair au plafond. On sait que cette déflagration et les quatre qui suivirent firent penser à Oriol que son espoir de quitter ce lit vivant était mince. On sait aussi qu'un quart d'heure plus tard il avait introduit quelques nuances dans cette pensée noire : les bombardements, d'après son calcul fébrile, visaient le port, or lui se trouvait hors du bourg, loin de là, interné dans un baraquement aménagé en hôpital, et un hôpital peut facilement éveiller la pitié de l'ennemi. On sait que depuis plusieurs semaines Oriol avait des éclats de grenade dans une fesse, et que sa blessure, soignée à la va-vite par un médecin au milieu du champ de bataille, était à mi-chemin entre la putréfaction galopante et la gangrène, état propice à la fièvre permanente et au délire, et bien peu adapté à un bombardement : c'était presque le comble du malheur, car la guerre était perdue et Oriol ne désirait plus que passer en France pour se mettre à l'abri des représailles de l'armée franquiste qui les bombardait du ciel et qui sur terre était sur leurs talons. Le plus facile pour lui aurait peut-être été de s'accrocher à sa première pensée, de reconnaître que ses chances de survivre étaient minces, et tout simplement de se rendre, de s'abandonner, de cesser de se consumer devant un avenir bref et pauvre, un avenir qui n'irait probablement pas au-delà de la bombe suivante, et de toute façon, acculé comme il l'était par les explosions et l'embrasement colérique, se faire des illusions était inutile et inopportun. On sait qu'Oriol, voyant la guerre perdue, avait laissé sa femme à Barcelone et que, cherchant à quitter l'Espagne, il avait erré de-ci de-là avec son frère jusqu'au moment où, sa blessure le faisant de plus en plus souffrir, il avait accepté d'être interné dans ce baraquement où il récupérait avec quatre-vingt-quinze autres soldats républicains, prostrés sur des lits semblables au sien, ou à même le sol, affligés de blessures et d'infirmités diverses, certains amputés d'un membre, manchots, boiteux, borgnes, désastreux bataillon de soldats grièvement blessés et moribonds. On sait que ces soldats n'avaient presque pas de médicaments, que personne n'aurait la moindre commisération pour eux, et on sait aussi qu'il y avait un médecin qui faisait ce qu'il pouvait et qui, dès le premier bombardement, après ces râles de lumière qui grimpaient le long des murs et plongeaient les soldats dans le désespoir, leur avait promis qu'un car viendrait les chercher pour les emmener dans un hôpital en France, où ils seraient à l'abri des représailles et pourraient guérir grâce à une équipe de médecins à la hauteur de leur malheur, un peloton blanc, soigné et souriant qui, vu de cette clinique improvisée et infecte, ressemblait à une hallucination. On sait que le médecin qui avait fait cette promesse n'était pas médecin, mais infirmier dans un établissement de Figueras, et on peut penser, à sa décharge, pour rendre moins cruel le nombre de victimes qu'un docteur expérimenté aurait pu éviter, qu'il était plein de bonnes intentions et que son seul souci était d'aider et de servir ces hommes qui, autrement, n'auraient eu droit ni à sa médecine sommaire, ni à la promesse de ce car qui entre deux bombardements leur avait insufflé un semblant d'espoir, et fait entrevoir un avenir au-delà des explosions et de cet embrasement furieux. (...)


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