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Couverture du livre Léon et Louise

Auteur : Alex Capus

Traducteur : Emanuel Güntzburger

Date de saisie : 07/03/2014

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Actes Sud, Arles, France

Collection : Babel

Prix : 8.70 €

ISBN : 9782330028565

GENCOD : 9782330028565

Sorti le : 05/03/2014

  • Les présentations des éditeurs : 07/03/2014

Le jour des obsèques du grand-père, la famille est en train d'attendre le prêtre dans la cathédrale Notre-Dame de Paris lorsqu'une petite dame énergique s'approche du cercueil, pose un baiser d'adieu sur le front du défunt et, souriant malicieusement en direction de l'assistance, actionne une vieille sonnette de vélo. Dans les premières rangées, on chuchote. S'agit-il de la fameuse Louise, le grand amour du grand-père Léon ?
Ils n'avaient pas vingt ans lors de leur rencontre dans un petit village français vers la fin de la Première Guerre mondiale. Bientôt séparés par les hasards de l'Histoire et les vents contraires du destin, les deux jeunes gens ne s'oublieront jamais, quelle que soit l'époque traversée, la Première Guerre en Normandie, l'Occupation à Paris...
En explorant la vie secrète de son propre grand-père sur plus de quarante ans, Alex Capus signe le roman d'un amour plus fort que le tourbillon de la vie, une épopée intime irrésistible.

Alex Capus est né en Normandie en 1961, d'un père français et d'une mère suisse. Traduite dans de nombreuses langues, son oeuvre a été récompensée par le grand prix de la fondation Pro Helvetia.


  • Les courts extraits de livres : 07/03/2014

Assis à l'intérieur de Notre-Dame, nous attendions le prêtre. Par la rosace, la lumière irisée du soleil éclairait le cercueil ouvert. Il était couvert de fleurs et dressé sur un tapis rouge devant le maître-autel. Dans le déambulatoire, un capucin était agenouillé devant une pietà, dans le bas-côté gauche, un maçon debout sur un échafaudage travaillait en produisant, avec sa truelle, des crissements qui résonnaient entre ces murs vieux de huit siècles. En dehors de cela, le silence régnait. Il était neuf heures du matin, les touristes prenaient encore le petit-déjeuner à leur hôtel.
Nous formions une assistance réduite ; le défunt avait eu une longue vie et la plupart de ceux qui l'avaient connu étaient morts avant lui. Sur le premier banc, au milieu, étaient assis ses quatre fils, sa fille, ses brus, et à côté d'eux ses douze petits-enfants, dont six encore célibataires, quatre mariés et deux divorcés ; et tout au bout, les quatre des vingt-trois arrière-petits-enfants qu'il eut en tout, quatre, c'est-à-dire ceux qui étaient déjà de ce monde en ce 16 avril 1986. Derrière nous, dans la pénombre, cinquante-huit bancs vides s'étendaient jusqu'à l'entrée - une mer de rangées vides assez vaste sans doute pour accueillir tous nos ancêtres depuis le XIIe siècle.
L'assemblée que nous formions avait quelque chose de dérisoire, l'église était bien trop grande ; nous en ce lieu, voilà qui était bien une ultime blague de notre grand-père, ancien chimiste pour la PJ au Quai des Orfèvres et grand contempteur des calotins. Quand il mourrait, avait-il maintes fois proclamé dans les dernières années, il souhaitait une messe d'enterrement à Notre-Dame. Et si on lui faisait remarquer que, incroyant comme il l'était, il ne devrait guère attacher d'importance au choix de la maison de Dieu et que l'église de quartier, au coin de la rue, ferait bien mieux l'affaire pour notre petite famille, il rétorquait : "L'église Saint-Nicolas-du-Chardonnet ? Mais non, les enfants, vous me ferez ça à Notre-Dame. C'est à peine à quelques centaines de mètres de là, ça coûtera un peu d'argent, mais vous y arriverez. Au fait, j'aimerais bien une messe en latin, pas en français. La liturgie à l'ancienne, s'il vous plaît, avec beaucoup d'encens, des psalmodies à n'en plus finir et du chant grégorien." Suivait une moue amusée sous sa moustache à l'idée que ses descendants passeraient deux heures et demie à s'esquinter les genoux sur des bancs bien durs. Il était tellement satisfait de sa plaisanterie qu'elle entra au répertoire de ses expressions favorites. "Si d'ici là je ne fais pas un détour par Notre-Dame", disait-il par exemple quand il prenait rendez-vous chez le coiffeur, ou bien : "Joyeuses Pâques, on se revoit à Notre-Dame !" Au fil des ans, la plaisanterie devint prophétie, et quand l'heure sonna vraiment pour mon grand-père, nous sûmes, tous autant que nous étions, ce qu'il nous restait à faire.


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