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.. Faut-il renoncer à la liberté pour être heureux ?

Couverture du livre Faut-il renoncer à la liberté pour être heureux ?

Auteur : Roland Gori

Date de saisie : 24/03/2014

Genre : Documents Essais d'actualité

Editeur : les Liens qui libèrent, Paris, France

Prix : 19.50 €

ISBN : 979-10-209-0096-8

GENCOD : 9791020900968

Sorti le : 05/02/2014

  • Les présentations des éditeurs : 19/04/2014

La promesse de bonheur faite aux peuples et aux individus constitue, à l'instar des religions et des idéologies, un opium qui les prive de leur liberté. En les berçant avec la vieille chanson de l'abondance et du bien-être, en les insérant toujours plus dans des réseaux de surveillance et de contrôle au motif de les protéger des risques et des dangers, le pouvoir libéral contraint les citoyens à abandonner leurs libertés publiques au profit de l'automatisme des procédures. Les nouvelles technologies installent et légitiment un système politique et culturel qui menace la démocratie et favorise l'impérialisme du marché.
L'auteur montre comment jour après jour la quantité décide de la qualité. Au nom du bonheur et de la sécurité auxquels les individus aspirent, le pouvoir prescrit un mode d'emploi du vivant qui substitue à la culpabilité fondatrice du lien social, la dépendance à la rationalité des instruments numériques et des procédures normatives. L'ouvrage soutient que la technique disculpe, qu'elle ne requiert que son exécution, sans états d'âme. Quand la culpabilité passe à la trappe, c'est l'Autre qui disparaît et, avec lui, notre liberté de désirer.
En politique comme en psychanalyse un sujet ne saurait exister sans parole, sans autrui. Les changements qui se sont accomplis en psychiatrie depuis une trentaine d'années constituent un bon exemple de la crise des valeurs qui menace l'humanité dans l'homme : les modes d'emplois et les grilles d'évaluation statistiques ont remplacé le dialogue clinique et les récits de vie.

Roland Gori est professeur émérite de psychopathologie clinique à l'université d'Aix-Marseille et psychanalyste. Il a lancé en 2009 l'Appel des appels. Il est l'auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels : La Fabrique des imposteurs et La Dignité de penser, aux éditions Les Liens qui Libèrent.



  • La revue de presse Eric Loret - Libération du 6 février 2014

L'hypothèse de Roland Gori est que le renoncement à la liberté créatrice au profit d'une soumission lénifiante correspond au «déclin de la loi, à la crise du récit et de l'expérience». On pourrait en déduire hâtivement que Gori appelle de ses voeux une restauration de l'autorité. Au contraire. Sa démonstration est plus complexe. S'il reconnaît que, dans notre servitude volontaire, il existe paresse, grégarisme et besoin d'illusion («les illusions du profit et de l'intérêt»), ce qui domine c'est surtout l'angoisse : «Angoisse devant cette béance du réel sur lequel l'autorité jette son voile, autorité qui manque cruellement aujourd'hui pour affronter l'avenir.» Mais, nous apprend le Freud de Totem et tabou, cette autorité est aussi celle à laquelle notre rapport conflictuel peut être sublimé en fraternité. C'est donc moins d'autorité que nous manquons que de l'autorité en tant qu'elle s'est transformée en responsabilité politique devant autrui, «la fameuse "amitié" chère à La Boétie»...
Roland Gori montre comment la liberté ne peut pas être minimale, mais comment, au contraire, elle engage à l'égard de l'autre et «concrétise le rapport à la promesse et la dette».


  • Les courts extraits de livres : 19/04/2014

Liberté, technique et bonheur

«Ce que l'on ne dit pas, c'est que le terrain sur lequel la technique acquiert son pouvoir sur la société est le pouvoir de ceux qui la dominent économiquement. De nos jours, la rationalité technique est la rationalité de la domination même. Elle est le caractère coercitif de la société aliénée [...].»

Que le bonheur soit devenu à la fin du XVIIIe siècle «une idée neuve en Europe», selon la formule de Saint-Just, que la légitimité des gouvernements procède de leur capacité à en garantir aux peuples les conditions matérielles et symboliques, faute de quoi ces derniers seraient en droit de les renverser, voilà qui constitue un fait politique fondateur d'une nouvelle manière de gouverner. La misère sociale n'a commencé à jouer un rôle révolutionnaire, remarque Hannab Arendt, qu'à partir du moment où la pauvreté n'a plus été considérée comme inhérente à la Providence, inéluctable et éternelle. Alors, la misère n'a plus seulement nourri des révoltes et des jacqueries, plus ou moins soucieuses de l'émancipation de la multitude, de l'affranchissement du peuple des lourdes charges que les privilégiés faisaient peser sur lui, mais s'est transformée en une force politique et militaire considérable pour changer l'ordre social. L'horizon d'une société d'abondance était désormais accessible.
Les colonies du Nouveau Monde sont devenues le symbole de cette société sans pauvreté, sans trop de misère. Et ce d'autant plus que les Pères fondateurs de la démocratie américaine ont inscrit le droit du peuple à la «recherche du bonheur» dans les textes constitutionnels eux-mêmes. Le «bonheur», depuis, n'a eu de cesse d'être promu comme l'objectif de tous les gouvernements, autant que comme la rhétorique de leurs actions politiques et le discours de légitimité de leur pouvoir. L'idée du bonheur pour le plus grand nombre en est venue à incarner l'espoir d'une émancipation sociale fortement malmenée par la réalité - non seulement par l'histoire de toutes les révolutions dans le monde, mais plus encore par celle des totalitarismes au XXe siècle. Ainsi, il est très vite apparu que non seulement les promesses de bonheur pour tous se révélaient sans lendemain, mais encore que la révolution «mangeait ses enfants», au point parfois de menacer la liberté, voire les libertés publiques et privées.
Ces conséquences désastreuses, dont la Terreur demeure le symbole le plus sanglant, semblent avoir été épargnées à la révolution américaine. Hannah Arendt analyse cela comme sa «chance» : cette révolution, parce qu'elle n'a pas eu à gérer la lourde charge d'une misère sociale extrême, a pu éviter la colère de la multitude et, ce faisant, les crises et les terreurs postrévolutionnaires. Sagement, les Pères fondateurs séparèrent radicalement la loi et le pouvoir, les sphères de légitimité des instances politiques civiles (les délégués) et le pouvoir de gouvernement. Hannah Arendt souligne encore que cette séparation constitutionnelle des pouvoirs a été rendue possible, au moment de rédiger la Constitution, par l'existence de la «multitude organisée» des délégués, des «corps constitués», municipalités et communes, contraints d'oeuvrer ensemble dans un esprit «républicain» pour asseoir l'indépendance et l'émancipation des colonies du Nouveau Monde. Le peuple restait ainsi le «siège du pouvoir». L'autorité des rédacteurs de la Constitution provenait de cette délégation de pouvoir à des représentants «dûment élus des corps constitués» qui avaient sur le terrain, «en bas», une pratique effective de la démocratie.


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