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.. Le bonobo, Dieu et nous : aux origines animales de l'humanisme

Couverture du livre Le bonobo, Dieu et nous : aux origines animales de l'humanisme

Auteur : Frans de Waal

Illustrateur : Frans de Waal

Traducteur : Françoise Chemla | Paul Chemla

Date de saisie : 09/11/2013

Genre : Documents Essais d'actualité

Editeur : les Liens qui libèrent, Paris, France

Prix : 23.80 €

ISBN : 9791020900623

GENCOD : 9791020900623

Sorti le : 12/10/2013

  • Les présentations des éditeurs : 20/11/2013

Dans ce livre remarquable, l'éminent primatologue Frans de Waal démontre que la morale humaine n'est pas imposée d'en haut. Enracinée en profondeur dans notre héritage animal, elle nous vient de l'intérieur. Elle est donc le produit de l'évolution.
Pendant des années, de Waal a vu des chimpanzés réconforter des voisins en détresse, des bonobos partager leurs aliments ou des éléphants s'entraider. Aujourd'hui, il publie, à propos des prémices du comportement éthique dans les sociétés primates, de nouvelles preuves qui renforcent la thèse des origines biologiques du sens humain de l'équité ou de la bonté.
Tissant son texte de récits saisissants issus du monde animal et d'analyses philosophiques éclairantes, de Waal explique la morale par un processus venu d'en bas, en mettant en évidence combien nous sommes liés aux animaux. Il explore ainsi pour la première fois les conséquences de son travail pour notre compréhension de la religion moderne. Quel que soit le rôle des impératifs moraux qu'elle édicté, on peut la considérer comme une «ouvrière de la onzième heure», venue s'ajouter à nos instincts naturels de coopération et d'empathie.
Le Bonobo, Dieu et nous élabore un raisonnement original fondé sur la biologie évolutionniste et la philosophie morale. Pensant toujours hors des sentiers battus, de Waal apporte une nouvelle perspective sur la nature humaine et sur nos efforts pour donner du sens à notre vie.

Frans de Waal est un primatologue et un biologiste américano-néerlandais que la revue Time a inscrit sur sa liste des 100 personnalités les plus influentes. Auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels Le Singe en nous ou L'Age de l'empathie, il est professeur à l'université Emory d'Atlanta, où il enseigne l'éthologie. Ces livres ont touché un large public dans de nombreuses langues et ont fait de lui l'un des primatologues les plus célèbres au monde.

«C'est le défi perpétuel auquel se heurtent les athées : le comportement moral nécessite la religion - ce qui empêche un tsunami de dépravation, ce sont une ou deux divinités, quelques jolis hymnes et la menace des flammes de l'enfer et de la damnation. Or de Waal montre que la morale humaine est ancrée en profondeur dans notre héritage primate, qui est antérieur, et de loin, à l'invention du gadget culturel que nous appelons "religion". C'est un livre d'une immense portée, dû à l'un de nos plus éminents penseurs.»
Robert Sapolsky, auteur de Why Zébras Don't Get Ulcers et de Monkeyluv

«Frans de Waal nous offre une pléthore d'observations stimulantes issues du règne animal et leur adjoint des réflexions profondes sur l'évolution de la morale. Il préconise, par une argumentation convaincante, de fonder sur la nature une éthique laïque qui soit entièrement indépendante de la religion sans lui être hostile de façon dogmatique.»
Matthieu Ricard, moine bouddhiste, scientifique, et auteur de Plaidoyer pour le bonheur et de L'Infini dans la paume de la main

«Le nouveau livre de Frans de Waal est porteur d'un grand message : la bonté humaine est une caractéristique biologique de notre espèce, ce n'est pas quelque chose qui doit nous être imposé de l'extérieur par l'enseignement religieux.»
Desmond Morris, auteur du Singe nu


  • Les courts extraits de livres : 20/11/2013

Le Jardin des délices

L'homme n est-il qu'une bourde de Dieu ?
Ou Dieu qu'une bourde de l'homme ?

Friedrich Nietzsche

Je suis né à Den Bosch, la ville néerlandaise dont Jérôme Bosch a pris le nom. Cela ne fait pas de moi un spécialiste de ce peintre, mais, peut-être parce que j'ai grandi avec sa statue sur la place du marché, j'ai toujours adoré son imagerie surréaliste, son symbolisme, et leur lien avec la place de l'humanité dans un univers où l'influence de Dieu décline.
Son célèbre triptyque où batifolent des personnages nus, Le Jardin des délices, est un hommage à l'innocence paradisiaque. Le panneau central est bien trop joyeux et détendu pour coller à l'interprétation, faite de débauche et de péché, qu'avancent les experts puritains. Il montre l'humanité libre, hors de la culpabilité et de la honte, avant la Chute ou sans Chute. Pour un primatologue comme moi, la nudité, les allusions au sexe et à la fécondité, la surabondance des oiseaux et des fruits, les déplacements en groupes, enfin, sont tout à fait familiers et ne nécessitent aucune interprétation religieuse ou morale. Bosch nous a représentés dans notre état naturel, en réservant son regard moralisateur pour le panneau de droite, où il punit non pas les batifoleurs du panneau central, mais des moines, des nonnes, des gloutons, des joueurs, des soudards et des ivrognes. Il n'était pas un grand admirateur du clergé et de sa cupidité, ce qui explique un petit détail de l'oeuvre, où l'on voit un homme refuser de signer le don de sa fortune à une truie voilée en religieuse dominicaine. Ce malheureux, dit-on, est le peintre lui-même.
Cinq siècles plus tard, nous restons englués dans des débats sur la place de la religion dans la société. Comme du temps de Bosch, le thème central est la morale. Pouvons-nous envisager un monde sans Dieu ? Ce monde serait-il bon ? N'allez pas croire un seul instant que, dans la guerre actuelle entre le fondamentalisme chrétien et la science, la ligne de front soit déterminée par les preuves. Il faut être joliment imperméable aux faits pour douter de l'évolution. C'est pourquoi écrire des livres et tourner des documentaires pour convaincre les sceptiques est une perte de temps. Ces livres et ces documentaires seront utiles pour ceux qui sont disposés à entendre, mais ils ne sauraient atteindre leur public cible. Le débat porte moins sur la vérité que sur ce qu'il faut en faire. Pour qui est persuadé que l'éthique vient tout droit du Créateur, accepter l'évolution ouvrirait un abîme moral. Écoutons le révérend Al Sharpton apostropher l'athée militant Christopher Hitchens : «S'il n'y a pas d'ordre dans l'univers, donc un être, une force qui l'a ordonné, qui détermine ce qui est bien ou mal ? Il n'y a rien d'immoral s'il n'y a rien aux commandes.» Dans la même veine, j'ai entendu certains s'écrier, en paraphrasant Ivan Karamazov chez Dostoïevski : «Si Dieu n'existe pas, je suis libre de violer ma voisine !»
Ce n'est peut-être qu'une réaction personnelle, mais je me méfie de ceux que seul un système de croyances sépare d'un comportement répugnant. Pourquoi ne pas postuler que notre humanité, qui comprend la retenue nécessaire à une société vivable, nous est inhérente ? Qui pense sérieusement que nos ancêtres n'avaient aucune norme sociale avant d'avoir une religion ? N'aidaient-ils jamais leurs semblables en difficulté, ne protestaient-ils jamais contre une injustice ? Les humains se sont forcément préoccupés du fonctionnement de leurs communautés bien avant la naissance des religions actuelles, qui ne datent que de deux ou trois millénaires. Ce type de durée n'impressionne absolument pas les biologistes.


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