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.. La victoire de Jaurès

Couverture du livre La victoire de Jaurès

Auteur : Charles Silvestre

Préface : Marc Ferro

Illustrateur : Ernest Pignon-Ernest

Date de saisie : 26/09/2013

Genre : Documents Essais d'actualité

Editeur : Privat, Toulouse, France

Collection : Histoire

Prix : 14.50 €

ISBN : 978-2-7089-6951-3

GENCOD : 9782708969513

Sorti le : 12/09/2013

  • Les présentations des éditeurs : 24/10/2013

Jaurès a été assassiné le 31 juillet 1914. L'immense travail qui fut le sien n'est pas pour autant mort avec lui. Sa victoire, c'est celle de sa clairvoyance coloniale, de son courage dans l'affaire Dreyfus, de sa sagesse dans la séparation des Églises et de l'État, de son anticipation des réformes sociales. C'est aussi celle de sa culture, de sa sensibilité, de sa bonté. Jaurès inaugure ce que le XXe siècle a opposé de meilleur face au pire. Il n'est pas un modèle mais un éclaireur, qui a laissé derrière lui des traces pour nous guider. Et ce sont ces traces que relève ici Charles Silvestre, dévoilant son héritage, montrant toutes les «victoires», tant sociales que politiques, que nous lui devons, faisant revivre l'Histoire par le biais d'analogies et de résonances entre les événements.

Charles Silvestre est journaliste, ancien rédacteur en chef de L'Humanité et secrétaire national de la société des Amis de L'Humanité. La Victoire de Jaurès fait suite à son premier essai, Jaurès, la passion du journaliste (Le Temps des Cerises, 2010). Il est également l'auteur de La Torture aux aveux (Au Diable Vauvert, 2004) sur la guerre d'Algérie.

Ernest Pignon-Ernest est né en 1942 à Nice. Considéré comme le précurseur du street art, il a fait de la rue le lieu même d'un art éphémère qui en exalte tout à la fois la mémoire, les événements et les mythes.

Avec la collaboration de Jacques Tardi, auteur de bandes dessinées.


  • Les courts extraits de livres : 24/10/2013

Extrait du prologue

POUR MON PÈRE

«La guerre, celle qu'il ne fallait pas faire, et la guerre, celle qu'il fallait surtout faire.» Une formule de journaliste surgie au fil de la plume, dans un article de L'Humanité, pour refuser la confusion des guerres de 1914-1918 et 1939-1945, confusion née de l'idée saugrenue, envisagée en haut lieu, de s'en tenir à une seule journée pour honorer tous les morts pour la France. Comment confondre en effet la mêlée sanglante qui a vu les gouvernements envoyer, en 1914, les jeunes Européens s'entre-tuer sans raison et le conflit où les démocraties durent, à la fin des années 1930, affronter le monstre hitlérien du nazisme ?
À peine écrite, cependant, cette formule, «la guerre qu'il ne fallait pas faire», m'a troublé. D'un trait de plume, j'exécutai 14-18. Presque aussitôt, un spectre m'est apparu, un spectre ni douloureux ni vengeur comme l'autre, celui de Shakespeare, non, un spectre modeste et doux qui me disait : «Mais cette guerre, c'est ma guerre !» Ce spectre, c'est celui de mon père. Il est apparu en plein jour sur un ordinateur grâce à un site Internet de la Légion d'honneur. Je savais que mon père portait le petit ruban rouge au revers de son veston, que son comportement durant la guerre de 1914-1918 lui avait valu cette distinction. Je savais aussi qu'il avait été un enfant de l'assistance publique accueilli par des paysans ardéchois. Des bribes de sa vie, je n'en avais recueilli qu'adolescent, quand lui était déjà avancé en âge.
Mais, sur «Léonore», le site, il m'a suffi d'ouvrir la liste alphabétique des légionnaires recensés depuis 1802 sous le Premier Empire, de chercher à la lettre S, de faire le fameux clic sur le 130 899e répertorié, et la trame d'une vie, comme celle d'un revenant, m'a sauté aux yeux : mon père a fait 14-18 et 14-18 a fait mon père. À une époque où l'écriture se racle jusqu'à l'os, les archives militaires font merveille : «Silvestre Gaston Armand né le 16 mai 1889 à Marseille de père inconnu et de dame Marguerite Joséphine Silvestre 23 ans, sans profession».
Le nouveau-né, abandonné à l'assistance publique de Marseille pour éviter à une famille «honorable» la honte d'un enfant conçu en dehors du mariage, est emmené dans un lange en Ardèche pour être confié à Baptiste Duny et Marie Malzieu, un couple de paysans modestes qui ne peuvent avoir d'enfants et qui, après le garçon, accueillent également deux filles de l'assistance publique : Marguerite Poulmarch et Augusta Duclos. Adultes, les trois enfants auront le droit de savoir qui était leur mère. Gaston retrouve Marguerite Silvestre à Aix-en-Provence où elle est libraire. Elle était «affolée», racontait celle qui était devenue l'épouse de Gaston à leur fille Marie. Augusta Duclos n'a eu de nouvelles de la sienne qu'à la mort de celle-ci. Ouvrière dans une usine de tissage, ayant reçu un petit colis avec une médaille gardée par la mère, elle avait cherché à connaître la famille mais sur place, le curé du village l'avait découragée : «Vous savez, c'est une famille bien connue ici, je crois que cela ne ferait pas de bien...»
Thueyts, village sur la route nationale 102, entre Aubenas et Le Puy, 450 mètres d'altitude. Vallée de Laval, hameau du Nouzaret, culture en cascade de «termes» montés sur des murs de pierres arrachées à la montagne. Vie rude, sans eau courante, sans électricité. Châtaignes l'hiver, cerises au printemps, prunes l'été, pommes à l'automne, quand elles se vendaient... «Je ne peux pas les manger, mon pauvre Charles», disait l'oncle Joseph, le mari de Marguerite, rentrant en maugréant du marché avec son chargement intact sur la charrette. Quelques chèvres, quelques moutons, comme chantera un jour Jean Ferrat, le voisin d'Antraigues. Un poulailler au-dessus duquel tourne «l'oiseau», la buse, à l'affût du poussin à emporter. «Ils vivent trop durement», dirai-je, à ma mère, plus tard, quand viendront les accents de la contestation sociale. «Ils vivent dignement», répondra-t-elle. Rude vie pour l'enfant, pour l'adolescent, rude apprentissage dans la noblesse du travail accompli consciencieusement. À l'école, cahiers bien tenus, écriture appliquée, sans fautes. Certificat d'études. Premier diplôme. Le seul civil. Le suivant sera celui de la Légion d'honneur. Mais patience !


  • Le courrier des auteurs : 24/10/2013

1) Qui êtes-vous ? !
Charles Silvestre, 76 ans, journaliste.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
Les traces de Jaurès au 20e siècle

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
«Si la patrie ne périssait pas dans la défaite, la liberté pourrait périr dans la victoire»

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Good Bye Porkpie Hat de Charlie Mingus

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
La plongée dans la métamorphose poeïlitique (poétique et politique) d'un homme.


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