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.. L'esprit de l'ivresse

Couverture du livre L'esprit de l'ivresse

Auteur : Loïc Merle

Date de saisie : 22/11/2013

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Actes Sud, Arles, France

Prix : 21.50 €

ISBN : 9782330023546

GENCOD : 9782330023546

Sorti le : 21/08/2013

  • Les présentations des éditeurs : 28/09/2013

Le point de vue des éditeurs

Un homme rentre chez lui, fatigué, usé par l'âge et les regrets. La nuit va tomber, les Iris, sa banlieue parisienne, se dressent dans le crépuscule entre épreuve et destination. Ce trajet familier, Youssef Chalaoui pressent confusément qu'il lui sera fatal. Mais il en ignorera l'impact profond, irrévocable, sur le quartier, ses habitants, le pays. Cette nuit-là, au terme d'un long et hésitant et macabre ballet, la périphérie s'enflamme. Et bientôt, la France entière bascule.
Dans L'Esprit de l'ivresse, la révolution est traitée hors champ ; comme les bouleversements organiques du grand corps malade de la société contemporaine. Chorégraphique et musical, le roman procède par mouvements amples. A la course désordonnée et assoiffée de liberté de Clara S., l'égérie malgré elle, répond la fuite ouatée du Président Henri Dumont, bloc de souffrances et d'indécision. Chacun cherche en lui-même un élan radical, un feu qui brûle jusqu'aux lendemains, un ressort contre l'impuissance dérisoire et l'acharnement magnifique que recouvre l'idée de destin.
C'est par les corps individuels que Loïc Merle pénètre et explore la chair collective d'une Grande Révolte imaginaire dont la proximité plausible (inévitable ?) saisit le lecteur. Par les corps que s'exprime le besoin désespéré d'être ensemble et d'être plusieurs, face à l'engrenage du réel - et de la real-politik - qui broie les êtres et les âmes, atrophie les esprits, avorte la notion même d'avenir.
Cette nuit des hommes, l'auteur la dessine d'une phrase riche et lumineuse, légèrement étourdie, comme exactement ivre. Car, semble-t-il nous dire, de vital et de salvateur, ne nous restera-t-il bientôt plus que l'esprit de l'ivresse ? C'est une des questions cruciales qui traversent ce premier roman d'une ampleur et d'une ambition rares.

Né en 1978, Loïc Merle a vécu à Lyon, à Paris et en Allemagne, où il a passé six ans et où il s'est décidé à écrire.



  • La revue de presse Muriel Steinmetz - L'Humanité du 21 novembre 2013

Dans ce premier roman, Loïc Merle met en scène une révolte qui enfle jusqu'à devenir une révolution...
L'écriture est d'une belle densité...
Le romancier enquête et tâte la chair collective en ébullition. Ainsi, la possibilité d'une révolution imaginaire prend forme dans ce texte véhément où chacun trouve place au sein d'un collectif enfin solidaire. Il y a de la force dans ce récit où l'usage presque abusif des participes présents donne à la phrase une claudication d'homme ivre, asphyxié sous les gaz lacrymos. Un livre qui semble être littéralement labouré par le vécu.


  • La revue de presse Raphaëlle Leyris - Le Monde du 19 septembre 2013

Mais ce sont bien les premières pages, la déambulation chancelante, un peu hallucinée, de Chalaoui, avec ses repères temporels brouillés et ses sensations exacerbées, qui donnent son atmosphère à L'Esprit de l'ivresse, premier roman impressionnant de Loïc Merle, 35 ans, qui se place sous l'égide de Balzac et de Proust pour raconter la France d'aujourd'hui, les rapports entre la périphérie et le centre, et l'usure du pacte républicain.


  • La revue de presse Baptiste Liger - L'Express, août 2013

Quand un fait divers se termine en révolution. Loïc Merle livre un premier roman impressionnant, où la force de l'écriture emporte tout...
Premier roman aux airs de fresque balzacienne, L'Esprit de l'ivresse prend à bras-le-corps les maux d'une époque sans jamais tomber dans l'écueil du roman sociologique à thèse. Si ses personnages frôlent parfois la caricature, Loïc Merle nous saisit grâce à la puissance de ses descriptions et de ses longues phrases d'une beauté rêche à couper le souffle. Preuve que la révolution est aussi une affaire de forme.


  • La revue de presse Christine Ferniot - Télérama du 21 août 2013

Et ce titre, L'Esprit de l'ivresse, représente ce qui reste dans nos esprits lorsqu'on ne parvient plus à croire aux lendemains : un souvenir, un vague étourdissement. Qu'il parle à la première personne ou laisse un narrateur prendre position, Loïc Merle (né en 1978) tient son écriture au plus haut : mesurée et douce comme les pas de M. Chalaoui, chaotique et exaltée dans le cas de Clara, grimaçante de souffrances cachées avec le président Dumont. Ce très beau roman est un hommage aux voix qui s'élèvent et hurlent quand elles ne veulent plus implorer.


  • Les courts extraits de livres : 28/09/2013

Dans cet immense rendez-vous, la foule observe peu la foule.
Balzac

Et lorsqu'il parvint, craintif et résigné, au bas de la longue pente, lorsqu'il s'arrêta devant cette fameuse frontière des Iris que, même plus jeune, il n'avait jamais réussi à passer impunément, ce n'était plus une sentinelle quelconque, mais la Mort qui le guettait, et exigeait à son tour un péage exorbitant... Souriant faussement elle n'avait rien d'impressionnant, et même elle ressemblait au quartier tel qu'il l'avait toujours connu, dépourvue de la moindre bienveillance, arrogante et grossière, décidant pour lui des traces qu'il laisserait après sa disparition, une traînée de sang ici, quelques cheveux là, peut-être ; mais sa puissance semblait infinie, et il ne l'avait pas encore rejointe que, déjà, il se sentait condamné. Furtif, tremblant, il hésitait face au soleil rouge crevant sur le fil de l'horizon : à soixante-trois ans, devait-il défier cette dernière douane, ce dernier arbitraire afin de rentrer chez lui ? S'il fuyait lâchement cette rencontre, aurait-il une chance de survivre ? Sans réfléchir davantage il avança, mais une Main lui serra le coeur, et il ne put parcourir que quelques mètres avant de s'affaisser contre un grillage ; un sang épaissi arrivait à ses tempes, et battait à rompre ses veines ; son coeur se mit à suivre un rythme étrange, irrégulier et entraînant; ses yeux se fermèrent. Alors tout, autour de lui, plongea dans le néant, et il se sentit enlevé, une part de lui, une bonne part de lui-même emportée loin, et seule. Il s'imagina un instant voyager pour de bon. Le haut disparut : l'éclat soyeux d'un soir de mai, et la nuit de banlieue qui commençait à foncer le ciel. Le bas disparut : sur sa droite l'épicerie animée de constants va-et-vient, dans son dos l'enfilade obscure des façades, et ses chaussures élimées, et ses bas de pantalon retroussés en bandes égales. Curieusement il respirait mieux, sentait à nouveau un air depuis longtemps oublié, et qui était comme lavé des rumeurs de violence, de vol et de meurtre. Enfin, M. Youssef Chalaoui goûtait au silence de soi. Il partait... Il partait...
Mais cette évasion ne dura guère : dans l'enfer pullulant qu'il quittait, on dut se souvenir in extremis de son nom. Il eut l'impression qu'on venait le chercher : la vie, la vraie vie semblait-il, que jusqu'ici il n'avait pas connue, le rappela. Alors il ouvrit les yeux, et tout réapparut : d'abord trois tours gigantesques qui ressemblaient à des plantes sauvages, à la sauvagerie même, puis la dureté géométrique de la ville et du tracé des routes, puis la masse imposante des rues droites et des immeubles dont la suite sans fin figurait un monde à part. Une lévitation cessa, il était comme ramené au sol ; une fulguration cessa. Son malaise passait, s'écoulait vers ses jambes, se rétractait jusqu'à ne plus former qu'une petite boule dans sa poitrine, mais, diminuant, la douleur le laissait démuni. Comme il relevait la tête, il entendit un rire rauque s'attarder quelques instants auprès de lui, avant de s'évanouir... Il se sentait écrasé...
À terre, M. Chalaoui cligna des yeux un long moment, comme si ce mouvement répété des paupières était capable de faire renaître quelque chose en lui, de faire repartir le demi-cadavre. Puis, ayant recouvré un peu de force, il réussit, presque à regret, à se remettre debout, trouvant le moyen de regarder ce qui se passait alentour : les couleurs qu'il discernait, les gens, paraissaient inchangés, inconscients de sa brève absence, et personne ne l'avait aidé à se relever. Mais il s'inquiétait : quelqu'un peut-être l'avait vu à genoux, s'était moqué de lui, et répandait en ce moment même la nouvelle de sa faiblesse dans tout le quartier ; cette crainte le piqua davantage que le souci de sa propre santé et, jetant de brefs coups d'oeil vitreux de tous les côtés, délaissant la promesse d'une franche délivrance, M. Chalaoui se pencha pour ramasser son cabas et reprit péniblement son chemin. Tandis qu'il se traînait, tentant de dominer ses vertiges et la lourdeur de ses membres, la bulle de calme qui l'avait entouré pendant sa défaillance éclata soudain et des sifflements familiers reprirent possession de ses oreilles. Son souffle était entravé, comme barré par un mur à la sortie de sa bouche ; il sentait ses doigts s'ouvrir et se fermer convulsivement, (...)


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