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Couverture du livre Journal. Volume 2

Auteur : Susan Sontag

Préface : David Rieff

Traducteur : Anne Rabinovitch

Date de saisie : 30/06/2013

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Editeur : Bourgois, Paris, France

Collection : Littérature étrangère

Prix : 24.00 €

ISBN : 978-2-267-02481-4

GENCOD : 9782267024814

Sorti le : 24/05/2013

  • Les présentations des éditeurs : 29/06/2013

«Le caractère tourmenté de Susan Sontag est bien connu, mais elle était loin de tout voir constamment en noir. Il est impossible de lire ces journaux sans déceler des aspects plus chaleureux de sa personnalité : son admiration profonde pour certains artistes qu'elle côtoyait, l'énergie infatigable qu'elle déployait pour les encourager et faire connaître leur oeuvre. [Dans ce journal] on découvre une Susan Sontag âgée de trente-deux ans, prenant conscience qu'elle n'était pas immortelle, que sa vie prendrait fin, de la même façon que la conscience est attelée à la chair. Mais là encore, ce n'est peut-être pas si vrai : le langage, qui peut saisir et incarner la conscience, survit, et a sa propre chair.»
Emily Greenhouse, The New Yorker

Ce deuxième des trois volumes des journaux de Susan Sontag commence là où s'achevait Renaître, au milieu des années 1960. On y suit le parcours et l'évolution de Susan Sontag dans les mouvementées années 1960, jusqu'au moment où elle acquiert une renommée mondiale en tant qu'essayiste de premier plan, devenant une figure incontournable dans le monde des idées avec la parution de Against interpretation en 1966.
Comme Renaître, ce volume mêle notes du quotidien et réflexions sur sa vie intime, sur le monde, la peinture, la musique, le cinéma, et avant tout sur l'écriture, le processus de création, sur ses doutes. Ceci à l'époque de la Beat Generation et de la révolution sexuelle. Ayant abandonné sa carrière académique, Susan Sontag a en effet consacré la période de 30 à 40 ans à écrire et absorber la culture new-yorkaise : elle regarde de nombreux films, assiste à des happenings, visite les ateliers de ses amis Robert Rauschenberg, Paul Thek et Jasper Johns...Susan Sontag relate par ailleurs ses voyages : à Tanger ; à Paris où elle s'installe un temps, rencontre les intellectuels de l'époque, va quotidiennement au cinéma et se passionne pour la Nouvelle Vague ; Prague ; Venise; le Vietnam, où elle part avec une délégation d'activistes contre la guerre : "J'accomplis des actions militantes, dit-elle, sans éprouver de sentiment militant".
Ce journal accorde aussi une large place à des développements plus intimes, qui portent la marque de ses échanges avec sa psy, Diana Kennedy. Susan Sontag a en effet été très affectée par sa rupture avec la metteur en scène cubaine Maria Irene Fornes. Elle se lie alors avec "Carlotta", une femme dont elle admire l'indépendance, mais avec laquelle elle ne se sent pas totalement à l'aise...Davantage encore, Susan Sontag ne cesse de s'interroger sur la création.
Elle évoque, au fil de notes et de listes, ses lectures (Kafka, Robbe-Grillet, Simone Weil, Roland Barthes...), ses projets de livres, ses déceptions, ses difficultés. Elle rappelle aussi son expérience théâtrale dans l'atelier de Peter Brook et de Grotowski à Londres, et la réalisation de ses premières productions cinématographiques en Suède. Cet ouvrage constitue un inestimable document, au sein duquel sont progressivement dévoilés les rouages de la pensée d'une des intellectuelles les plus curieuses de son époque, l'une de celles qui a le plus cherché à analyser, décortiquer le monde qui l'entoure, au moment où sa renommée atteignait son apogée.
Il s'agit également d'un remarquable document qui témoigne de la prise de conscience morale et politique d'un individu.

Susan Sontag est née à New York en 1933. Elle publie son premier roman, Le Bienfaiteur, à l'âge de trente ans. Dans les années 1960, elle écrit pour différents magazines et revues. Très engagée à gauche, elle est proche d'intellectuels français comme Roland Barthes, auquel elle a consacré un livre. Son essai Sur la photographie paraît en 1977. Elle publie également de nombreux romans, dont L'Aniant du volcan (1992) et En Amérique (1999) pour lequel elle a reçu le National Book Award.
Le Prix Jérusalem, qui lui a été attribué en 2001, et le Prix de la Paix des libraires, qui lui a été remis à Francfort en 2003, récompensent l'ensemble de son oeuvre. Elle est morte le 28 décembre 2004.



  • La revue de presse Philippe Lançon - Libération du 27 juin 2013

A 13 ans, Susan Sontag s'enthousiasmait pour le Journal d'André Gide, reflet d'une «vie de grand privilège et d'activité incessante». Le deuxième tome de son propre Journal, dans le genre, n'est pas mal non plus. Il accompagne les crises de la maturité et l'entrée dans la célébrité...
Ce qu'elle dépose ici de ses amours, de l'analyse d'elle-même ou des autres, est plus intime, contradictoire, heurté, plus douloureux et moins habillé que n'importe quelle page de l'échéancier gidien : c'est la conscience au travail d'une femme de 30 à 50 ans, Américaine d'exception, toujours amoureuse, toujours souffrant de l'amour, qui veut devenir «grand écrivain», qui doute sans cesse des qualités et du talent qu'elle ne cesse de s'accorder. C'est aussi le carnet d'une citoyenne qui s'engage (contre la guerre au Vietnam, où elle voyage, côté Hanoi) sans avoir de foi militante. C'est enfin le journal d'un auteur qui, en 1978, «mise» sur sa prochaine appartenance à la «troisième équipe» des stars internationales de l'écriture : «ceux qui sont devenus des points de référence pour des générations successives dans de nombreuses langues (par ex. Kafka)». Bref, un petit monument d'intelligence, de sévérité et d'amour-propre.


  • La revue de presse Antoine Perraud - La Croix du 26 juin 2013

Savoir, comprendre, interpréter, tels étaient les trois temps de la valse boulimique que dansa, au long de la seconde moitié du XXe siècle, l'essayiste et romancière new-yorkaise Susan Sontag (1933-2004), ogresse intellectuelle généreuse, tranchante et inquiète. Le deuxième tome de son Journal, édité par son fils David Rieff (né en 1952), donne les moyens d'affronter son temps. C'est un couteau suisse de l'engagement, une boîte à outils des hardiesses de l'esprit, qui ne cherche pas à fixer le discernement mais à rendre compte de l'élucubration : «J'écris - et je parle - afin de trouver ce que je pense.»...
Lire Susan Sontag, c'est choisir la passion contre le préjugé, la compréhension plutôt que le parti pris; sans oublier toutes les formes d'amour possibles et imaginables...


  • La revue de presse Nathalie Crom - Télérama du 29 mai 2013

Suite du journal de l'essayiste américaine, période 1964 - 1980, celle de la maturité intellectuelle. Un esprit solide, une intelligence engagée et en perpétuel mouvement...
A ses notes de lectures, aux listes de films, vus ou à voir, qu'elle dresse, aux réflexions sur le roman ou l'art qu'elle ébauche ou développe, au regard sur l'actualité qu'elle porte, s'ajoute le constat régulier des états contrastés, entre jubilation et souffrance, dans lesquels la plonge sa vie affective. Quel que soit l'objet sur lequel se fixe son esprit, c'est l'écriture seule qui lui permet de réfléchir, lui ouvre l'accès à l'élaboration d'une pensée. Qu'il s'agisse de condamner la guerre menée par les Etats-Unis au Vietnam à la fin des années 1960, de juger l'idéologie communiste comme intrinsèquement perverse, mais aussi d'analyser son comportement amoureux, le poids de sa relation avec sa mère, ou le rapport de l'humain avec la mort - «la mort est le contraire de tout le re­s­te» - lorsque la maladie l'atteint. De tous les matériaux, lointains ou intimes, abstraits ou vécus, cet «esprit solide, puissant» trouve à faire son miel, à con­duire des réflexions qui l'entraînent hors des méthodologies établies et des théories toutes faites.


  • Les courts extraits de livres : 29/06/2013

1964

5/5/64

La main droite = la main agressive, la main qui masturbe. Donc, préférer la gauche !... La présenter sous un jour romantique, l'imprégner de sentiment !

*

Je suis la ligne Maginot d'Irène [la dramaturge américano-cubaine Maria Irène Fornés - qui fut quelque temps l'amante de SS à Paris, en 1957, puis sa compagne à New York entre 1959 et 1963}.

Sa «vie» même dépend de son rejet de moi, de sa résistance à mon égard.

Tout a été déposé sur mes épaules. Je suis le bouc émissaire.

[Ce passage est marqué par une ligne verticale dans la marge :] Tant qu'elle est occupée à m'éviter, elle n'a pas besoin de se regarder en face, ni d'affronter ses problèmes.

Je ne peux pas la convaincre - la persuader - avec raison - qu'il en est autrement.

Pas plus qu'elle n'a pu me convaincre - quand nous vivions ensemble - de ne pas avoir besoin d'elle, de ne pas m'agripper à elle, de ne pas dépendre d'elle.

*

Ça ne m'apporte rien à présent - aucune joie, seulement du chagrin. Pourquoi est-ce que je m'accroche ?

Parce que je ne comprends pas. Je n'accepte pas réellement le changement d'Irène. Je pense que je peux retourner la situation - en expliquant, en démontrant que je suis bonne pour elle.

Mais il est tout aussi indispensable pour elle de me rejeter - qu'il l'a été pour moi de me cramponner à elle.

*

«Ce qui ne me tue pas me rend plus fort.» [Paraphrase de Nietzsche.]

Il n'y a chez Irène ni amour, ni charité, ni gentillesse à mon égard. Pour moi, envers moi, elle devient cruelle et superficielle.

Le lien symbiotique est rompu. Elle l'a écarté.

Maintenant elle se contente de présenter des «factures». Inez, Joan, Carlos !

J'ai fait du tort à son ego, dit-elle. Moi et Alfred [l'écrivain américain Alfred Chester].

(...)


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