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est allée très loin dans ses souvenirs

.. Nouvelles du New Yorker

Couverture du livre Nouvelles du New Yorker

Auteur : Ann Beattie

Traducteur : Anne Rabinovitch

Date de saisie : 07/07/2013

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Bourgois, Paris, France

Collection : Littérature étrangère

Prix : 20.00 €

ISBN : 978-2-267-02472-2

GENCOD : 9782267024722

Sorti le : 04/04/2013

  • Les présentations des éditeurs : 15/05/2013

«[Chaque nouvelle de Beattie est] comme un nouveau communiqué du front : nous nous en emparons, impatients de savoir ce qui se passe là-bas, à la lisière du no man's land mouvant et aléatoire qu'on appelle les relations interpersonnelles.»
Margaret Atwood

«Personne n'avait jamais écrit comme Ann Beattie. Raymond Carver et d'autres minimalistes étaient des précurseurs, mais son oeuvre est unique. Selon John Updike, elle a "trouvé le moyen d'écrire un tout nouveau type d'histoires".» The Nation

«Ann Beattie est un trésor national, un auteur de nouvelles qui entrera dans la postérité et continuera à inspirer.»
The New York Times

«L'un des maîtres de la nouvelle les plus décisifs et indispensables à notre époque. Beattie saisit et rend brillamment une époque, un lieu et la forme d'un engagement. Sa voix est originale et unique.»
The Washington Post

«Ses nouvelles brillamment construites, avisées et obsédantes, sont d'une drôlerie acerbe et composent un magnifique recueil.»
Booklist



  • La revue de presse Florence Bouchy - Le Monde du 4 juillet 2013

Depuis le milieu des années 1970, Ann Beattie publie des nouvelles dans l'hebdomadaire américain The New Yorker. Elle y observe, d'une plume précise, nerveuse et sarcastique, le mode de vie américain, pointant avec élégance et impertinence la façon dont les relations personnelles, et celles des couples en particulier, sont modelées et parasitées par le conformisme social. Les Nouvelles du New Yorker, que publient les éditions Christian Bourgois, constituent ainsi un formidable tableau des transformations de la famille américaine, de la fin de la guerre du Vietnam à l'après-11-Septembre. Mêlant habilement les invariants du couple et les traits d'époque, ces nouvelles jettent une lumière crue sur la difficulté à aimer durablement dans ce cadre socialement défini.


  • La revue de presse André Clavel - L'Express, mai 2013

Voici quelques-unes de ses meilleures nouvelles, 16 Polaroïd qui sont autant de visions de l'Amérique, entre les années Dylan et les attentats du 11 septembre 2001. Pas d'effets de manches ni d'intrigues spectaculaires dans ces histoires tirées au cordeau, mais, simplement, un art de regarder, une façon de sentir. Une sorte de sémiologie du quotidien, pour déchiffrer une société tout entière à travers des détails anodins qui forment une grande toile impressionniste, autour d'une seule obsession : l'éclatement progressif de la famille américaine.


  • La revue de presse Emily Barnett - Les Inrocks, avril 2013

Comme son superbe Promenades avec les hommes, court roman sur la liaison houleuse d'une étudiante avec son prof, ces nouvelles se collettent aux thèmes du mariage et de l'adultère sous la forme de dérives existentielles acides


  • La revue de presse Nathalie Crom - Télérama du 27 mars 2013

Dans un recueil de seize nouvelles, Ann Beattie décrit la vie intime de la classe moyenne américaine sans avoir l'air d'y toucher. Drôle et amer. Si Ann Beattie nous est encore à ce jour presque inconnue, ce n'est pas le cas de l'autre côté de l'Atlantique, où cette nouvelliste et romancière, née en 1947, jouit du prestige, pas si commun pour un auteur contemporain, d'avoir engendré un néologisme : «beattiesque». Que peut signifier cet adjectif ?...
«Beattiesque» : ce pourrait donc être cette façon précise et ironique, aussi perspicace que raffinée, aussi intraitable que faussement désinvolte, de scruter la vie intime des indi­vidus, les relations qui se nouent entre les êtres, et, sans avoir l'air d'y toucher, sans jamais théoriser ni se permettre le moindre commentaire off, par la seule justesse des situations et des dialogues, de poser le doigt sur la plaie - les non-dits, les enjeux invisibles, les rapports de pouvoir consentis ou subis, les renoncements et confusions induits.


  • Les courts extraits de livres : 15/05/2013

Rêves de loups

Cynthia avait épousé Ewell W. G. Peterson à l'âge de dix-sept ans. W. G., pour William Gordon ; sa famille l'appelait William, les parents de la jeune femme disaient W. G. (lui signifiant qu'ils jugeaient ses initiales prétentieuses), et Cynthia l'appelait Pete, comme ses copains de l'armée. À présent elle était divorcée depuis neuf ans, et les surnoms qu'il avait portés ne lui inspiraient rien de particulier. Elle ne le haïssait pas. Son nom mis à part, elle se souvenait à peine de lui. Pendant quelques années après le divorce, il lui avait envoyé une carte signée «Pete» à Noël, puis il avait cessé. Son deuxième mari, qu'elle avait épousé à vingt-huit ans, s'appelait Lincoln Divine. Elle avait divorcé à vingt-neuf ans et demi. Pas de cartes de Noël. Maintenant elle allait se marier avec Charlie Pinehurst. Sa famille le détestait - lui, ou peut-être seulement l'idée d'un troisième mariage -mais ce qui exaspérait Cynthia, c'était la façon dont le nom de Charlie se mélangeait dans sa tête avec ceux de Pete et de Lincoln. Ewell W. G. Peterson, Lincoln Divine, Charlie Pinehurst, pensait-elle sans arrêt, comme si elle avait besoin de les mémoriser. Au lycée son professeur d'anglais l'avait obligée à apprendre par coeur des poèmes dénués de sens. Il n'y avait aucun moyen de retenir le vers suivant. Elle avait eu des notes en dessous de la moyenne pendant toutes ses années de lycée, et l'emploi décroché à la fin de ses études ne lui avait pas convenu, aussi avait-elle été ravie d'accepter la demande en mariage de Pete, même si cela impliquait de quitter ses amies et sa famille pour aller vivre sur une base militaire. Elle s'y était plu. Ses parents lui avaient dit qu'elle ne serait heureuse nulle part ; ils s'étonnèrent de constater qu'elle ne se plaignait pas de sa vie sur la base. Elle lia connaissance avec toutes les épouses, un club de régime s'organisa et elle perdit neuf kilos, retrouvant son poids de lycéenne. Elle travaillait aussi pour la radio locale, enregistrant des histoires et des poèmes - à quoi servaient ces enregistrements, elle n'en sut jamais rien -, et découvrit que la littérature ne la dérangeait pas si elle se contentait de lire sans être forcée de réfléchir. Quand il avait du temps libre, Pete traînait avec ses hommes ; Cynthia ne le voyait pas beaucoup. Il l'accusait de mincir pour attirer un «amoureux kaki». «Un seul ne te suffit pas ?» demandait-il. Mais quand il était là, il ne voulait pas l'aimer ; il faisait des haltères dans la chambre d'amis. Cynthia aimait avoir deux chambres. Toute la maison lui plaisait. C'était une maison mitoyenne en bois sans volets au rez-de-chaussée, mais plus spacieuse que celle de ses parents. Lorsqu'elles emménageaient, toutes les épouses de militaires disaient la même chose - la chambre d'amis ne tarderait pas à être occupée. Mais la leur resta vide, à l'exception des haltères et d'une sorte de trapèze que Pete suspendit au plafond. Pourtant la vie sur la base était plaisante. Parfois elle la regrettait.
Avec Lincoln, Cynthia vécut dans un appartement à Columbus, dans l'Ohio. «Tu fais bien de t'installer à l'autre bout du pays, lui écrivit son père, parce que ta mère n'a aucune envie de voir ce Noir qui prétend que son père était un Indien Cherappy.» N'ayant jamais rencontré les parents de Lincoln, Cynthia n'était pas sûre de sa filiation indienne. L'un des amis de son mari, qui essayait constamment de la séduire, lui confia que Lincoln Divine n'était même pas son vrai nom - il l'avait inventé et avait fait changer son ancien patronyme officiellement quand il avait vingt et un ans. «C'est comme croire au père Noël, lui déclara cet ami. Lincoln Divine n'existe pas.»


  • Le courrier des auteurs : 15/05/2013

1) Qui êtes-vous ? !
Je voyage à travers les lieux et les mots. Je suis venue à l'écriture (à la poésie) avant de traduire (Rick Bass, Doris Lessing, Kazuo Ishiguro, Alexandra Fuller, Joyce Carol Oates, Norman Mailer, James Salter, Miguel Syjuco, Jane Urquhart...), puis au roman ("Chacune blesse, la dernière tue" (Alma) est le dernier paru). Écrire, c'est ma manière d'être dans cette vie.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
Les nouvelles d'Ann Beattie s'étendent sur une génération, de la fin de la guerre du Vietnam à l'après 11 septembre. Au fil des années, l'auteure promène son regard aigu et sarcastique sur le pays et visite la vie des Américains, décortiquant les rapports entre les gens en société ou dans le cadre de leur vie privée. Situations conflictuelles, problèmes de couples, apparition tragique du sida, première vague de disparitions dues à l'épidémie, abordée avec une grande sensibilité, accompagnement d'une mère atteinte de la maladie d'Alzheimer, consommation omniprésente de marijuana...

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
«Les choses ne paraissent plus assez drôles pour faire de l'humour».

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Musique pour cordes, percussion et célesta de Béla Bartok

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Ce livre âpre et foisonnant, ironique mais non dénué de tendresse. La traversée d'une époque passionnante, où tant de choses ont changé aux États-Unis et dans le monde.


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