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.. La Turquie et le fantôme arménien : sur les traces du génocide

Couverture du livre La Turquie et le fantôme arménien : sur les traces du génocide

Auteur : Laure Marchand | Guillaume Perrier

Préface : Taner Akçam

Date de saisie : 19/06/2013

Genre : Documents Essais d'actualité

Editeur : Actes Sud, Arles, France | Solin, Arles, France

Prix : 23.00 €

ISBN : 9782330017873

GENCOD : 9782330017873

Sorti le : 09/03/2013

  • Les présentations des éditeurs : 20/03/2013

Le premier génocide du XXe siècle reste impuni. La Turquie continue de nier les massacres de centaines de milliers d'Arméniens ottomans pendant la Première Guerre mondiale et s'efforce d'effacer les traces de ce crime.
Présents en Turquie depuis bientôt une décennie, deux journalistes, Laure Marchand et Guillaume Perrier, ont mené une vaste enquête de terrain - une première - sur la mémoire du génocide dans la Turquie d'aujourd'hui. Ils ont retrouvé des survivants, des Arméniens convertis à l'islam pour être épargnés, des descendants de Justes turcs qui ont sauvé des Arméniens, des témoignages enfouis dans le silence, des traditions et des églises qui ont survécu à un siècle de déni et d'hostilité. D'Istanbul à la frontière irakienne, de la mer Noire à la Méditerranée, les deux auteurs ont rassemblé les preuves bien vivantes et si nombreuses du génocide.
A deux ans du centenaire des massacres, ces récits, ces reportages et ces rencontres dessinent le portrait d'un pays malade de son négationnisme, hanté par ce passé qui ne passe pas. Même si des Turcs se battent courageusement contre l'idéologie officielle, à l'instar de Taner Akçam, qui préface ce livre.
Enfin, La Turquie et le Fantôme arménien apportera également des éléments au débat en cours en France sur la pénalisation de la négation du génocide arménien : la loi votée en janvier 2012 a été invalidée par le Conseil constitutionnel et le président François Hollande a promis un nouveau texte.

Laure Marchand et Guillaume Perrier sont tous les deux correspondants en Turquie, elle pour Le Figaro, et lui pour le journal Le Monde. De l'ouverture des négociations d'adhésion à l'UE, en 2004, à aujourd'hui, ils ont suivi pas à pas les transformations que connaît la Turquie, notamment sur "la question arménienne", l'une des plus sensibles.



  • La revue de presse Christian Makarian - L'Express, juin 2013

Au terme d'une longue enquête, deux journalistes signent un livre bouleversant sur le tabou du génocide arménien en Turquie. Prix Document de L'Express 2013. Pour avoir fait revivre un champ de ruines, les auteurs de ce livre doivent être remerciés. Résolus à une enquête minutieuse, servie par une écriture d'une grande pudeur, ils ont exhumé la mémoire d'un peuple fracassé, interdit de parole dans le pays qui fut le sien...
Ce livre n'est d'aucun bord, sauf de celui de l'humain. Il apporte ce que les historiens ne peuvent faire et que les politiciens veulent ignorer : la valeur irremplaçable du témoignage.


  • Les courts extraits de livres : 20/03/2013

Extrait de la préface de Taner Akçam

Laure Marchand et Guillaume Perrier se sont attelés à une tâche ardue. Celle de nous tendre, à nous les Turcs, un miroir. Un bien étrange miroir. En regardant notre visage, ils veulent que nous voyions ce que nous ne voyons pas et que nous sachions ce que nous ne savons pas. "Écoute et vois, c'est ton histoire", nous disent-ils, tout en nous racontant l'histoire de ceux qui ne sont pas "nous". Leur but ? Que nous voyions, dans notre reflet, ceux que, pour être nous-mêmes, nous avons condamnés à la disparition et au néant. Et qu'ainsi nous parvenions à la compréhension de nous-mêmes.
La première question que suscite le livre est : "Pourquoi, nous, les Turcs, nions encore le génocide ?" Depuis 1990, donc depuis plus de vingt ans, je travaille sur la question du génocide. Pendant toutes ces années, ce fut et c'est encore la question qui s'est présentée avec le plus de constance. Si elle est simple, cependant, avec les années, la réponse que j'y apportai ne cessa de changer. Au début, je tentais d'expliquer la négation par le concept de "continuité". La République fut créée par le parti Ittihat ve Terakki (Union et Progrès), qui fut l'artisan principal du génocide de 1915. Les cadres fondateurs du jeune État turc étaient, essentiellement, des membres de ce parti.
Ceci revenait à dire qu'une part importante des cadres fondateurs de la Turquie moderne soit participèrent directement au génocide arménien, soit s'enrichirent durant cette période en pillant les biens des Arméniens. Par ailleurs, ces personnes étaient pour nous des héros nationaux et des pères fondateurs. Si nous avions reconnu le génocide, nous eussions été contraints d'accepter que certaines de nos grandes figures nationales étaient des assassins et des voleurs, alors qu'elles nous avaient sortis du néant en fondant notre État. En somme, nous nous retrouvions en eux, et c'était à travers eux que nous nous définissions. Ainsi le plus grand mouvement de gauche qu'ait connu la Turquie se modela autour des contestations étudiantes de 1968. Ce grand mouvement de gauche et les organisations qu'il fit naître se définirent également en faisant référence aux cadres fondateurs de la République. Dans les milieux nationalistes, islamistes et la mouvance de droite au sens large, les références ne différaient pas.
Aussi bien, reconnaître le génocide équivalait à renier notre identité nationale, au sens où nous la définissons actuellement. Quelle nation est capable de faire cela ? Nier le génocide n'était-il pas plus facile que de se confronter à une crise et un effondrement identitaires ? Par la suite, la réponse que j'apportai à la question "Pourquoi les Turcs nient-ils le génocide ?" changea un peu. La mise en relief de motivations plus matérialistes prit le pas sur les explications que j'avais données en me fondant sur des valeurs morales, identitaires et, au sens large, non matérielles. J'ai commencé, alors, à m'exprimer à peu près de la sorte : si la Turquie reconnaît le génocide, elle se verra contrainte de payer des indemnisations. La question est plus profonde que de savoir si "1915" est, oui ou non, un génocide. Imaginons que les événements de 1915 ne furent pas un génocide, imaginons que le parti Ittihat ve Terakki ait transféré les Arméniens d'une région froide et montagneuse vers une région chaude et ensoleillée... Disons qu'ils les envoyèrent, par exemple en Floride. Il n'en demeurerait pas moins que tous les biens et toutes les richesses matérielles de ces gens ont été confisqués et qu'on ne leur a pas payé un centime. Dans ce cas, même si vous ne considérez pas les événements de 1915 comme un génocide, vous serez obligés de reconnaître que la Turquie actuelle repose, dans ses fondements, sur les richesses spoliées des Arméniens. Par conséquent, si la Turquie reconnaît que quelque chose s'est passé en 1915, elle sait qu'elle sera obligée de payer des indemnisations. Pour ne pas payer, elle préfère nier.


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