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.. A l'épreuve de la faim : journal d'une île froide

Couverture du livre A l'épreuve de la faim : journal d'une île froide

Auteur : Frederick Exley

Traducteur : Emmanuelle Aronson | Philippe Aronson

Date de saisie : 24/04/2013

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Monsieur Toussaint Louverture, Toulouse, France

Prix : 22.00 €

ISBN : 979-10-90724-03-7

GENCOD : 9791090724037

Sorti le : 14/02/2013

  • Les présentations des éditeurs : 24/04/2013

Quatre ans après la publication du dernier stade de la soif, Frederick Exley [1929-1992], qui s'imaginait déjà payer les traites d'une luxueuse Chevrolet, continue pourtant de traîner ses sous-vêtements sales et sa folie ordinaire aux quatre coins du pays. De l'île de Singer, peuplée d'adolescents nonchalants et de losers fêlés, au prestigieux atelier d'écriture de l'Iowa ou il est censé enseigner, il poursuit la grande entreprise de démolition de sa propre vie au coeur d'une Amérique hypocrite et ingrate. Capricieux, grossier et sans une once de remords, il développe une nouvelle obsession : l'écrivain Edmund Wilson, tout juste décédé. Partageant avec ce dernier une foi inébranlable en l'écriture et une capacité hallucinante à boire, Exley trouve en Wilson un homme a révérer et une carrière à laquelle, sur l'échelle du désastre, mesurer la sienne. Dans ce vrai-faux journal, cru et sans fioritures, il consigne sa colère et son insatiable faim de littérature. Ce livre n'est pas la suite du dernier stade de la soif, c'est un instantané des années 1970, traverse de dérives, de deuils et de transgressions. C'est la quête sans compromission d'un écrivain prêt à tout pour achever son manuscrit. C'est surtout la tentative ambitieuse et désespérée d'un homme de se soustraire à ce qu'il nomme le chagrin universel.



  • La revue de presse Eric Chevillard - Le Monde du 14 février 2013

Mais on aurait tort de croire que ce livre est constitué des élucubrations drolatiques d'un pornosoûlographe : il n'est pas que cela...
Exley, l'écrivain brutal, sarcastique et aviné, ressemble soudain davantage à ce que sa phrase généreuse révèle presque malgré lui : un homme seul cherchant à rejoindre les autres et à sauver sa vie par l'écriture, constamment en proie à la peur : " Peur de la beauté et de la laideur, peur d'être aimé et de ne pas l'être, peur de vivre et peur de mourir... " Au moins eut-il le courage d'écrire et d'atteler crânement à son oeuvre les démons ricaneurs acharnés à sa perte.


  • La revue de presse Marine de Tilly - Le Point du 7 février 2013

Pourquoi le lire ? Parce qu'au fond heureusement qu'Exley ne reçut pas (ou ne crut pas recevoir) de son vivant la gloire qu'il méritait. On n'aurait pas eu droit au côté face de sa déprime abyssale et féconde. Parce que c'est rare, une dépression ambitieuse. Parce que le dégoût d'Exley, pour lui et l'univers, est largement partagé par le lecteur, et qu'on en est fou quand même. Parce que cette lecture défoule. Et parce que bien sûr qu'il faut vivre mal pour écrire bien.


  • Les courts extraits de livres : 24/04/2013

Lundi 12 juin 1972, à six heures et demie du matin, Edmund Wilson' mourait d'un infarctus dans la maison qui appartenait à la branche maternelle de sa famille depuis des générations - «La Vieille Bâtisse en pierre» -, à Talcottville, dans le comté de Lewis au nord de l'État de New York, à une heure de route au sud de l'endroit où je suis en train d'écrire ces mots, dans la maison de ma propre mère à Alexandria Bay, petite ville balnéaire de l'archipel des Thousand Islands, sur le Saint-Laurent. Un fleuve que Wilson connaissait bien. Dans sa soixante et unième année, il s'était félicité de la remarquable constance qui lui permettait encore de vivre dans la maison de sa mère, au milieu de ses souvenirs d'enfance, comme par exemple cet oiseau en peluche jaune qu'il avait acheté pour sa grand-mère Kimball, lorsqu'il était petit garçon, au cours d'une excursion en bateau sur ce fleuve charmant.
Ironie du sort, quelques instants avant d'apprendre la mort de Wilson dans le journal local, le Watertoum Times, j'étais en train de laborieusement relire Mémoires du comté d'Hécate. J'avais déjà bien entamé «La Princesse aux cheveux d'or», ce chapitre qui, de façon surprenante, avait été jugé pornographique par l'État de New York (le tribunal ayant déclaré que le livre était «lascif et salace»). J'en étais arrivé au moment où le narrateur, c'est-à-dire Wilson (qui, même s'il rejetait l'aspect autobiographique de son livre, entretenait tout de même cette ambiguïté dans le dernier chapitre, «Chez Monsieur et Madame Blackburn», en faisant dire à son narrateur : «À cette époque, entre l'alcool, la rêverie et l'art, je mélangeais tant les rêves à la réalité, et vice versa - comme je l'ai parfois fait en racontant ces histoires -, que je n'étais plus toujours très sûr de faire la différence»), apprend que l'objet de sa passion jusque-là contrariée, la «princesse» Imogen Loomis, porte - et sans raison strictement médicale puisque son affection est psychosomatique - un corset dorsal. C'était un symbole - destiné à montrer la dépendance de la sorcière de banlieue chic dont il faisait le portrait - que je trouvais décidément trop banal pour un écrivain de la sensibilité de Wilson. J'avais achevé ma lecture sur les paroles sirupeuses d'Imogen : «Je préfère ne pas vous voir pendant un moment. Cela me mettrait mal à l'aise à présent que vous savez ça» - à propos du corset - «sur moi. Avec Ralph et Edna Farber, vous êtes les seuls à être au courant.» Puis le narrateur ajoute : «Elle glissa son sac sous son bras, et partit.»
Contrarié, je me levai à cet instant de mon lit, pensant ne pas aller plus loin dans ma lecture. Toutefois, je laissai l'édition de poche de chez Ballantine, ouverte aux pages 186 et 187, sur l'édredon. Puis je descendis l'escalier pour m'installer sur le canapé en skaï noir du salon à attendre l'édition du soir du journal. Même si je n'avais pas encore appris la mort de Wilson, je me sentais tendu et triste. Dans sa préface, celui-ci écrivait : «Mémoires du comté d'Hécate est le livre que je préfère parmi tous ceux que j'ai écrits. Je n'ai jamais compris pourquoi ceux qui s'intéressent à mon oeuvre ne prennent jamais le temps de le lire.» Pourtant, son narrateur, tandis qu'il faisait sa cour à Imogen - lorsque, consterné, j'avais posé le livre, il venait de passer un an à tenter, en vain, de la séduire -, glissait des apartés interrogateurs entre parenthèses au lecteur («Étais-je un peu trop larmoyant ?») indiquant clairement que Wilson lui-même, inconsciemment ou non, avait le sentiment que certains passages de son livre étaient moins bons que d'autres. Il affublait son narrateur de répliques telles que : «Après dîner, je hélai une calèche sur la place, et l'emmenai faire une promenade au parc.» (Ça, c'est de la cour ! J'allais devoir bien préparer les gamins auxquels j'avais l'intention de faire lire cet ouvrage : «À l'époque où Wilson écrit, les années trente, et même jusque dans les années soixante, il n'était pas inhabituel pour un homme qui voulait séduire une femme de se comporter de façon barbare en la couvrant, par exemple, de fleurs, en l'invitant à dîner ou en l'emmenant au cinéma, et d'une manière générale en lui montrant qu'il avait pour elle, ce que l'on appelait, jadis, de l'estime.»)


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