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.. Ciné-voyage en Corée du Nord : l'expérience du film Moranbong

Couverture du livre Ciné-voyage en Corée du Nord : l'expérience du film Moranbong

Auteur : Antoine Coppola

Date de saisie : 23/11/2012

Genre : Cinéma, Télévision

Editeur : l'Atelier des cahiers, Paris

Collection : Essais

Prix : 18.00 €

ISBN : 9782952928694

GENCOD : 9782952928694

Sorti le : 27/10/2012

  • Les présentations des éditeurs : 23/11/2012

Nous sommes en mai 1958, un groupe d'intellectuels français s'embarque à bord d'un avion en direction de Pyongyang via Moscou. À son bord, des hommes en quête d'horizons nouveaux : Armand Gatti, journaliste, futur cinéaste et dramaturge ; Chris Marker, écrivain-cinéaste; Jean-Claude Bonnardot, acteur-cinéaste ; Francis Lemarque, chansonnier, et Claude Lanzmann, rédacteur-philosophe aux Temps Modernes de Sartre et Beauvoir, et futur maître du documentaire moderne. Gatti et Bonnardot ramèneront de cette expédition un film unique en son genre Moranbong, un film à part, insoluble dans le réalisme socialiste stalinien, trou noir dans l'histoire du cinéma français, une comète chargée de toutes les interrogations et contradictions d'une époque, en Corée du Nord comme en France. Chris Marker ramènera un album de photographies commentées qui fera date (Coréennes), Lemarque, des vues éparses filmées au cours du séjour, et Lanzmann, une histoire belle et triste d'amour impossible qu'il relatera dans ses mémoires (Le Lièvre de Patagonie). Le nord de la Corée est alors sous le contrôle de Kim Il-sung, fondateur d'une république dite populaire alliée de l'URSS et de la Chine.

Antoine Coppola est écrivain, cinéaste et maître de conférences à l'université Sungkyunkwan de Séoul, Corée du Sud. Docteur en arts et lettres, certifié d'histoire-géographie, il a enseigné l'esthétique du cinéma en France à l'Université d'Aix-Marseille et a été chargé de mission pour la Direction de l'enseignement supérieur et de la recherche pour les programmes audiovisuels inter-universitaires. Spécialiste des cinémas d'Asie de l'Est et conseiller pour plusieurs festivals de cinéma européens, il a publié, en particulier, «Le cinéma asiatique» en 2004, «Le Cinéma sud-coréen» en 1997 et a dirigé les «Cinémas d'Asie orientale» en 2009. Il est aussi l'auteur d'essais, de nouvelles littéraires et de films documentaires ou de fiction relatifs à la Corée, comme Kim Ki-duk : cinéaste de la beauté convulsive (documentaire, 2006). Il vit en Corée depuis 2007.


  • Les courts extraits de livres : 20/11/2012

«Nous ne pouvons pas plus affranchir nos écrits de toute contrainte que nous ne pouvons être nous-mêmes affranchis de tout. Mais nous pouvons les faire aussi libres que nous sommes.»

Max Stimer, L'Unique et sa propriété, 1845

Prologue :
sur la piste d'un film disparu

Nous étions à la fin des années quatre-vingt dix. Les partis du ressentiment et leurs affiliés de l'extrême-droite tenaient plusieurs villes du Sud de l'État français. Qu'est-ce que je faisais là ? Je finissais ma thèse et je prodiguais mes services, naviguant au hasard des fabriques universitaires du conformisme idéologique et de l'oubli. Par ailleurs, j'étais professeur de lycée dans une de ces villes du Sud sous contrôle de l'extrême-droite. Je me souviens : la tension était palpable, les silences se faisaient lourds. Je me souviens de la censure qui entrait à pieds joints dans les bibliothèques municipales et scolaires. Je me souviens des lâches. Les vieux démons de la bêtise n'épargnaient pas même ceux qui se prétendaient de gauche, tarte à la crème de tous les opportunismes, et se disaient lutter pour reconquérir les territoires perdus. Je voyais de jour en jour mes élèves, qui vivaient le plus souvent parqués dans les cités, apprendre la haine. Longtemps, plus tard, je fus étonné de retrouver une idée semblable, «apprendre la haine», dans les dialogues du film Moranbong tourné en Corée du Nord, bien loin des cours de récréation gardées par les CRS du préfet des Bouches-du-Rhône.
La bile réactionnaire du lendemain des grandes grèves de 1995 se déversait partout. Les universitaires continuaient à se masquer la face, se réchauffant à l'illusoire statut que la société leur accordait, aussi illusoire que l'enseignement et les recherches qu'ils effectuaient. Du moins se fabriquaient-ils de la bonne conscience à peu de frais sur le dos d'un système éducatif démocratique qui n'avait jamais existé. Les recherches accumulaient des thèses sur des sujets évasifs, loin de toutes réalités, préparant le terrain à la commercialisation de ce qui avait été une sorte d'utopie encyclopédiste pour toujours révolue. Jamais les mandarins n'exercèrent autant leur pouvoir mortifère du haut du néant de leur vision de la connaissance. Les danaïdes recherches tautologiques n'avaient de limites que le conformisme académique et le confort petit-bourgeois de ceux qui les dirigeaient. C'est à cette époque, donc, que j'allais dispenser des cours ouverts à tous à Toulon, en terre dite «occupée» par l'extrême-droite. Le collègue qui m'accompagnait voyait notre rôle comme celui de missionnaires entrés en résistance. On se berce des illusions qu'on nous laisse en pâture. Le collègue en question avait, à ce qu'on disait, travaillé sur l'oeuvre d'Armand Gatti, voire avec Gatti lui-même. A posteriori, je me demande comment il pouvait en parler ainsi, connaissant l'ampleur du génie vivant qu'est Armand Gatti. Bref, le collègue connaissait mon travail sur Debord et Viénet ainsi que mon livre sur les stratégies subversives dans le cinéma sud-coréen au moment de la chute du régime militaire. J'évoquais La Dialectique peut-elle casser des briques de Viénet, un film qui aurait bien pu avoir été tourné en Corée du Nord avant d'être détourné sous forme de farce pro-situ par celui qui devint sinologue au CNRS dans les années soixante-dix. Cette histoire, mâtinée de kung-fu, opposant des résistants coréens aux impérialistes japonais au début du XXe siècle était devenue l'illustration de la lutte entre des bureaucrates corrompus et des prolétaires lecteurs de Bakounine, Marx et Reich ; et ceci, sous la plume du meilleur analyste critique de la Chine maoïste au moment où la révolution culturelle faisait encore fantasmer la gauche occidentale. (...)


  • Le courrier des auteurs : 21/11/2012

1) Qui êtes-vous ? !
Antoine Coppola, cinéaste et professeur expatrié à Séoul, auteur d'essais sur le cinéma asiatique, le cinéma nord-coréen, Guy Debord et les avant-gardes.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
L'expérience pour la première fois d'un autre univers, à la fois intellectuel, culturel et artistique. Et ceci, à travers le vécu en Corée du Nord de personnalités comme Chris Marker, Claude Lanzmann ou Armand Gatti.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
"Ces hommes, Marker, Lanzmann, Gatti, Bonnardot, véritables aventuriers modernes, étaient dotés d'une force autant physique qu'intellectuelle qui les faisait aller de l'avant vers l'inconnu, sans peur de se frotter à l'étrangeté, au différent."

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Un pansori coréen.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Le souffle de l'aventure à la découverte du plus fermé des pays : la Corée du Nord.


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