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.. Tous les diamants du ciel

Couverture du livre Tous les diamants du ciel

Auteur : Claro

Date de saisie : 29/10/2012

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Actes Sud, Arles, France

Collection : Domaine Francais Actes Sud

Prix : 20.00 €

ISBN : 9782330010119

GENCOD : 9782330010119

Sorti le : 19/08/2012

  • Les présentations des éditeurs : 24/08/2012

Tombé dans le siècle du lsd et de la guerre froide en mangeant un morceau de "pain maudit" un jour de 1951 à Pont-Saint-Esprit, un jeune mitron, Antoine, entame un improbable et convulsif voyage au terme duquel, après diverses escales dans la rade de Toulon et le désert algérien, hanté par des rêves de Madones, il échoue, à Paris, en 1969, dans le sex-shop de Lucy Diamond, ex-junkie américaine.
De la France profonde au Paris post-révolutionnaire, en passant par "l'été de l'amour" californien, Tous les diamants du ciel dévoile, sur fond de sexe, drogue et rock'n'roll et à l'heure où l'homme marche enfin sur la Lune, la face cachée de l'utopie psychédélique et le rôle qu'y joua la CIA.
Dans ce roman tout en chausse-trapes que travaille une écriture violente, amoureuse des vertiges, Claro chorégraphie les distorsions et les ténèbres du psychisme, emportant le lecteur, de la Terreur à la Pitié, dans une expérience d'une inquiétante et bouleversante intensité.

Né en 1962, Claro a publié une quinzaine de fictions (dont Livre XIX et Chair électrique aux éditions Verticales) ainsi que deux recueils de textes, Le clavier cannibale et Plonger les mains dans l'acide (éditions Inculte, 2009 et 2011). Son dernier roman, CosmoZ, a paru chez Actes Sud en 2010.
Également traducteur de l'américain (Pynchon, Vollmann, Gass, Gaddis, Rushdie...), il codirige avec Arnaud Hofmarcher la collection "Lot 49"au Cherche-Midi et tient régulièrement un blog, "Le clavier cannibale".



  • La revue de presse David Caviglioli - Le Nouvel Observateur du 25 octobre 2012

Dans «Tous les diamants du ciel», Claro parvient à trouver les bons mots pour parler du trip sous acide, expérience qui en a pourtant rendu plus d'un muet...
Avec cette épopée lyrique et paranoïaque, garantie sans descente, Claro a réussi là où beaucoup ont échoué. Le genre psychédélique est risqué. Certains écrivains virent bavards à force de vouloir tout dire sur tout, défaut qu'on contracte vite quand une molécule sournoise nous murmure qu'on a enfin tout compris...
Claro, lui, a trouvé la tonalité délicate qui permet d'évoquer le trip.


  • La revue de presse Joseph Macé-Scaron - Le Magazine Littéraire, septembre 2012

Les pains de la fournée de Roch empoisonneront plus de deux cents personnes, mais fournissent à Claro l'occasion de dégager des diamants de ce charbon. Car, si l'histoire est bien réelle et a intrigué pendant des mois la presse de l'époque (qui a conclu qu'il s'agissait d'un cas d'ergotisme), ce fait divers n'est qu'un étrier sur lequel l'auteur se hisse pour se mettre en selle. La monture est un canasson de l'Apocalypse, puisqu'il est question, dans ce roman de la Guerre froide, des sacrifices consentis au dieu LSD - divinité phénicienne qui consume les plus jeunes dans son ventre brûlant -, de la révolution sexuelle, de la guerre d'Algérie, de la conquête de la Lune, de la rade de Toulon, de déserts et de poupées gonflables, de la bombe atomique et de la CIA. Le réalisme magique qui bouillonne nous fait passer ainsi de tube en tube, ou d'une case à l'autre sur le grand échiquier de la comédie des Trente Glorieuses...
La prose de Claro suit jusqu'à l'étourdissement ce mouvement, se rétracte et se dilate jusqu'à donner au lecteur le vertige. Il fouille dans le charbon de la langue pour en extraire des diamants, puis il les taille avec le tranchant des images et des métaphores.


  • La revue de presse Alain Nicolas - L'Humanité du 27 septembre 2012

Tous les diamants du ciel n'est pas une bluette rétro, pas plus un essai sur l'évolution des moeurs. C'est un itinéraire, une trajectoire dans un siècle dont les lieux, les moments, les idées, les oeuvres font rebondir les personnages de chair et de sang comme la bille heurtant les champignons d'un flipper. L'art de Claro, en un texte dont la virtuosité n'est jamais gratuite, est de maintenir une cohérence dans ce chaos, de le mettre en ordre en tenant tendus les fils des motifs que l'on retrouve, se répondant en écho de chapitre en chapitre. Ainsi le pain, aliment sacramentel devenu vecteur de la folie, l'hostie remplacée par le carré de buvard imbibé d'acide, la Lune des cosmonautes passant le pont du Saint-Esprit, le personnage de la Vierge incarnant tous les avatars imaginables dans un univers où toutes les extases sont équivalentes. Envoûtante comme les yeux de Lucy dans la chanson, c'est la prose de Claro qui est ici kaléidoscope.


  • La revue de presse Nils C. Ahl - Le Monde du 20 septembre 2012

Au fil de la narration méticuleuse du roman, dans son goût du jeu, ses passages rapides du coq à l'âne (et aux éléphants roses, aussi), une poésie de la déformation, du bavardage, se met en place, dont la fluidité est cependant d'une rare évidence. Avec autant d'ambition de langue, un tel mélange des genres, des personnages aussi peu fiables et le LSD, on ne s'attendait pas forcément à une telle clarté de la mélodie principale. En fait, c'est pour cela que le roman fonctionne. Le délire et les mirages sont confinés, le lecteur est derrière le miroir sans tain, comme un agent de la CIA, il observe : Claro prend les notes pour lui. Comme Antoine, il croit à une fiction qui repose sur des faits rapportés, celle de Tous les diamants du ciel. Car si Antoine prolonge les figures du fou et du candide (dopé, quand même, le candide), s'il rêve le délire et les histoires des autres, alors il est exactement comme nous. Nonobstant, notre drogue à nous est littérature. Et Claro est un sacré dealer.


  • La revue de presse Emily Barnett - Les Inrocks, septembre 2012

De Pont-Saint-Esprit à New York, puis San Francisco et Paris, Tous les diamants du ciel suit les destins croisés d'un orphelin et d'une junkie, rabatteuse de «cobayes» pour les services secrets américains, à travers la révolution culturelle des années 60. Dans ce tour de force formel, qui allie mythes de l'époque (défonce, sexe libre, rock, premiers pas sur la Lune...) et théorie du complot, l'écrivain déroule une phrase hallucinée, littéralement sous trip. Le roman mixe transe hiératique et polar noir, hommage aux écrivains beat et coup de foudre dans un Paris olé-olé. Une épopée hypnotique et extrême, sans mauvaise descente.


  • Les courts extraits de livres : 24/08/2012

LUMIÈRE

C'est tout autre chose. C'est, dans la nuit du four, au plus près du feu, la naissance du pain, la gigue des molécules, l'invention de la panique, et voilà le silence et sa croûte fêlés, voilà le sacre du doré, les pierres de voûte accueillant une dernière fois les galaxies d'effluves, puisqu'une forme, enfin, ici s'exauce, au coeur du fournil de Roch Briand, dans la grand-rue qui fend Pont-Saint-Esprit, et ce quelques heures après la fête de l'Assomption, alors prenez ce pain et rompus soyez. Dos plat, ventre incisé, les pains de la fournée du 16 août 1951 sont de patients démons, nés d'une pétrie dont Tu nous donneras des nouvelles ô Seigneur.

Peu avant minuit, le jeune Antoine prépare la pouliche, banales noces d'eau, de farine et de levure, auxquelles est vite adjoint le sel, puis laisse reposer l'amalgame dans la cuve, rêvé, fredonne, feuillette le dernier numéro du journal Tintin, sort enfin la pâte du pétrin pour la peser et la mettre en boule, la façonner, mais manier la pelle, non, ça c'est son patron qui s'en charge, c'est Roch qui enfourne les pâtes façonnées, d'un geste plongé, en escrimeur, donne quelques secousses, raclements et vibrations, et soudain le recul, les portes forgées qui se referment sur l'enfer bienveillant, on s'éponge le front, s'essuie les mains sur le tablier. Il faut attendre, préparer une deuxième pétrie, suivie d'une troisième, avant que soit achevée, vers quatre heures du matin, la fournée du jour - puisque tous les jours : le pain.
Le départ du boulanger ne laisse, dans l'air du fournil, que de faibles turbulences. Bien qu'assis, Antoine s'imagine allongé, dans ses draps repoussés il y a peu, à ce point engoncé dans la poix du sommeil qu'il en oublierait presque qu'il est le gardien du pain, du moins pour quelques heures. Avec l'oubli vient le souvenir, le brouillard des images dont il a eu peine à s'affranchir quand le réveil a - mystère ! trille ! effroi ! - sonné.

*

La conscience est effort, se réveiller labeur, et les modes d'évasion sont, il le sait, plus chiches que les ressources d'un prisonnier. Au fond de son lit, sa main remue, tâte des plis qu'il sait n'être plus de chair ; ses paupières font pression sur ses yeux, ses lèvres se tordent un peu puis ses muscles chassent un à un les noeuds qui s'attardent sous sa peau, réclamés par la routine. Un volet claque, sa gifle atténuée par une coulée de lierre. Les draps, qui ont cessé d'être les parois d'une cave, perdent leur génie. Aucun filament magique ne le retient plus au rêve, déjà dissous. Ses pieds prennent d'eux-mêmes position à côté de ses souliers, formant quatre tas familiers sur le bois du parquet. Il a fait si chaud toute la journée, les fronts luisaient, la poussière cherchait les nuques, et les colombes d'Antoine étaient restées en boule une bonne partie de l'après-midi. Il les avait imitées peu après le souper, s'octroyant deux ou trois heures de somnolence avant d'aller à la boulangerie.


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