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.. La blonde et le bunker

Couverture du livre La blonde et le bunker

Auteur : Jakuta Alikavazovic

Date de saisie : 11/10/2012

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Ed. de l'Olivier, Paris, France

Collection : Littérature française

Prix : 15.00 €

ISBN : 9782823600629

GENCOD : 9782823600629

Sorti le : 23/08/2012

  • Les présentations des éditeurs : 25/08/2012

«Gray était amoureux. Anna, non.
Gray dormait mal. Il errait dans la maison, contemplait ses verres d'eau ou la surface de son bain dans l'espoir de la voir lentement apparaître, comme une inconnue photographiée émerge peu à peu, affleure dans un bac de développement. Il se découvrit tout un imaginaire, toute une érotique des chambres noires. Anna lui manquait toujours, même lorsqu'elle était là. Il la sentait circuler autour de lui, la nuit; en lui, même - sous son autre nature, volatile, caressante, chimique.»

Gray est l'amant de la blonde Anna, qui vient de divorcer du célèbre auteur des Narcissiques anonymes, John Volstead. À la mort de ce dernier, une ligne du testament charge implicitement le jeune homme d'une enquête.

Érudit et ludique, La Blonde et le Bunker est aussi un grand roman d'amour.

Jakuta Alikavazovic est née en 1979 à Paris. Lauréate de la Fondation Lagardère en 2007 et du prix Goncourt du premier roman en 2008, elle a publié aux Éditions de l'Olivier Histoires contre nature (2006), Corps volatils (2007, Points 2010) et Le Londres-Louxor (2010, Points 2012).



  • La revue de presse Sabine Audrerie - La Croix du 10 octobre 2012

La Blonde et le Bunker est une histoire d'embrasement et de consomption, d'asphyxie et de conservation, où il semble en aller des oeuvres d'art à travers les siècles comme des sentiments : paradoxaux, volatiles et éternels, gouvernés par le besoin de croire. On retrouve ici le goût de la fantaisie de l'auteur de Londres-Louxor (L'Olivier 2010), multipliant les cachettes à l'intérieur de son livre, traçant des lignes entre les villes comme on épingle des fils sur une carte, sextant littéraire en main. Les apparitions succèdent aux disparitions, et les incises entre parenthèses viennent semer le doute, colorer de nuances et d'humour délicat.


  • La revue de presse Marine Landrot - Télérama du 10 octobre 2012

Très cinéphile, Jakuta Alikavazovic communique son amour charnel pour la pellicule, de film ou de photo, support à date de péremption dangereusement proche. Alors, la lecture se transforme en expérience limite. Peu à peu, le papier des pages se gaufre sous les doigts, et l'encre du livre devient tatouage.


  • La revue de presse Florence Bouchy - Le Monde du 13 septembre 2012

Dans l'univers de Jakuta Alikavazovic, les blondes ont " le gène du film noir " : elles condamnent ceux qui les approchent à ne plus " s'exprimer que par clichés, déjà-vus, redoublements. On n'a plus rien à dire. On se réveille enfermé dans une structure préexistante, un scénario peuplé de figures qui se répètent. (...) Tout est menaçant et peut-être trompeur. " Dans cette prise de pouvoir qu'elles opèrent sur l'imaginaire et sur la langue, le roman trouve sa matière, et l'écriture, le moteur de son désir. Entre vaudeville, polar et OLNI (objet littéraire non identifié), La Blonde et le bunker, son troisième roman, revisite avec élégance et malice la fascination qu'exerce la femme fatale. L'écrivain se confronte aux mythes et aux archétypes pour affirmer la singularité de son style, sans lever tout à fait le mystère.


  • La revue de presse Emily Barnett - Les Inrocks, septembre 2012

Quel rapport y a-t-il entre une collection d'art introuvable, la photo culte d'un écrivain dans Time Magazine et un couple qui ne s'aime plus ? Aucun - sinon un même principe d'absence, un jeu de cache-cache avec la mort, l'effacement. La disparition était déjà le fil rouge du précédent roman de Jakuta Alikavazovic, Le Londres-Louxor, l'histoire de deux soeurs dont l'aînée s'est volatilisée. La Blonde et le Bunker soupèse le «paraître» et le «disparaître», évalue les chances d'une oeuvre d'art d'être immortelle, d'un amour de durer...
Au final, La Blonde et le Bunker déroute, enchante et intrigue par sa totale liberté, son indifférence souveraine à nous laisser choir parfois sur le carreau. On chérit un grand nombre de phrases, on en relit certaines, pour être sûr de bien comprendre. Reste qu'à 32 ans, Jakuta Alikavazovic s'impose en franc-tireuse du paysage littéraire français avec ce troisième roman parmi les plus audacieux et emballants de cette rentrée.


  • La revue de presse Alain Nicolas - L'Humanité du 23 août 2012

Jakuta Alikavazovic propose, avec la Blonde et le bunker, un roman où l'écriture joue avec sa propre disparition. Un roman virtuose où l'amour et l'art brouillent les pistes...
Jouant avec virtuosité cette partition, Jakuta Alikavazovic va nous conduire dans une intrigue complexe, où mots, oeuvres et actes, interchangeables, se codent et se décodent mutuellement. Où l'émotion, toujours refoulée, ne cesse de sourdre des jointures de cette machinerie textuelle. Est-ce pour cette raison qu'on a du mal à quitter ce labyrinthe dans lequel on se perd avec délectation  ?


  • Les courts extraits de livres : 25/08/2012

Paris (un an plus tôt)

À propos de Gray et du voyage qui devait, en dernier lieu, le lancer à la poursuite de la collection, on dispose de quelques informations. De son arrivée en France on sait peu de chose. On parla de mise en scène, d'arnaque et d'assurance ; on parla d'un nouveau visage et d'un faux nom ; mais l'accident avait bien eu lieu (siège du mort ; freins ; flammes) et dès qu'il le put, Gray partit découvrir le monde par la grâce des versements compensatoires. En réalité il était bien moins mystérieux qu'on ne l'aurait cru ; les gens autour de lui avaient beaucoup d'imagination, ou s'ennuyaient. Avant d'arriver sur l'ancien continent il n'avait pour ainsi dire pas vécu. Il était jeune et se croyait cynique. Il fut un temps portier au Louvre. En raison d'une triste histoire (non-dits et mauvaise foi) il parvint à s'aliéner la direction, dans un laps de temps si bref qu'il força le respect. Ensuite, on l'oublia.
Il hésita à quitter la capitale et, pour finir, chercha refuge au Centre Pompidou : point de ralliement officieux où se perdaient les pas de toute une population subtilement parasite. Étudiants étrangers, intellectuels précaires qui, sans relever dans les faits de la charité publique, venaient s'abriter au sein de l'institution. Beaubourg était bien chauffé. Les toilettes étaient propres. On pouvait lire dans la librairie (debout), flâner dans la boutique (lascif) ; une fois acquittés les frais, somme toute modiques, d'abonnement, on pouvait aussi se perdre dans les étages, les collections permanentes, toujours étrangement désertes. Plus intéressant encore, on pouvait s'exiler dans les marges, à la lisière de l'art et de la ville. C'est ce que Gray préférait : l'espace entre les cloisons des salles et les baies vitrées, cet espace périphérique au coeur même de Paris. C'est là, dans cette frange, dans ce corridor secret, qu'il préférait se cacher. Mais ce n'est pas là qu'elle le trouva. Plus tard, il mentirait toujours, systématiquement et par principe, sur leur rencontre.
Il la croisa plusieurs fois. Un jour, il la suivit. Elle portait du blanc, ses cheveux étaient blond platine, vaporeux, un nom venait à l'esprit évidemment, qu'il est interdit d'évoquer (peur panique de la facilité). Elle était là comme chez elle. Elle le baisa dans les toilettes, sous les néons, dans une lumière qui ne pardonnait rien ; il se dit par la suite qu'il ne la vit jamais d'aussi près. Elle était appuyée sur le plan d'eau, lui debout entre ses jambes. Ils se parlèrent plus tard, pour le moment il s'efforçait d'éviter son propre reflet. Elle, qui tournait le dos au miroir (hasard, prudence ou préméditation), était entièrement dans l'instant ; lui en revanche ne pouvait se séparer de lui-même qui se regardait faire. Il ne se reconnaissait pas, il lui semblait qu'ils étaient trois, il eut du mal à jouir. Ensuite il s'inquiéta de savoir si la scène avait été filmée. Elle s'appelait Anna. Elle savait tant de choses dont elle ne lui dit rien ; pas un mot.


  • Le courrier des auteurs : 12/09/2012

1) Qui êtes-vous ? !
Répondre à cette question présenterait deux risques (au moins) : vous ennuyer et/ou m'auto-incriminer.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
Le désir de conservation.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
«Il suffit de quarante-huit heures pour construire soi-même un refuge»

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Heartbreaker (Girls) ou The Murder Mystery (The Velvet Underground). Ou une composition d'Erik Satie ? C'est assez arbitraire : je n'entends rien ni quand j'écris ni quand je lis.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Le goût du mystère.

6) Avez-vous des rituels d'écrivain ? (Choix du lieu, de l'horaire, d'une musique de fond) ?
L'ordinateur sur lequel j'écris n'a jamais été connecté sur internet ; pas une seule fois.

7) Comment vous vient l'inspiration ?
Je ne sais pas. Chaque idée a sa propre durée d'incubation.

8) Comment l'écriture est-elle entrée dans votre vie ? Vous êtes-vous dit enfant ou adolescent «un jour j'écrirai des livres» ?
En 1986 la navette Challenger a explosé en vol. J'ai découvert que j'étais peureuse. J'ai envisagé l'écriture comme un compromis : une entreprise encore un peu aventureuse qui avait néanmoins le mérite de minimiser (pensais-je) les risques de désintégration.

9) Vous souvenez-vous de vos premiers chocs littéraires (en tant que lectrice) ?
Un jour, une étagère pleine de livres d'art s'est écroulée sur moi. Sinon, je dirais sans doute Raymond Chandler. Enfant, je voulais passionnément être un détective désabusé, désargenté, à feutre mou (le chapeau était crucial).

10) Savez-vous à quoi servent les écrivains ? !
Non.

11) Quelle place tiennent les librairies dans votre vie ?
Une place privilégiée.


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