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.. Ma guerre d'Espagne : brigades internationales : la fin d'un mythe

Couverture du livre Ma guerre d'Espagne : brigades internationales : la fin d'un mythe

Auteur : Sygmunt Stein

Postface : Jean-Jacques Marie

Traducteur : Marina Alexeeva-Antipov

Date de saisie : 01/08/2012

Genre : Histoire

Editeur : Seuil, Paris, France

Prix : 19.00 €

ISBN : 9782021039320

GENCOD : 9782021039320

Sorti le : 03/05/2012

  • Les présentations des éditeurs : 28/06/2012

Pour beaucoup, le mythe des Brigades internationales reste aujourd'hui encore intact. Et pourtant, derrière l'aventure héroïque de milliers de volontaires venus de tous les pays au secours de la République espagnole, se cache une autre vérité, déconcertante et douloureuse, que révèle ce témoignage sauvé de l'oubli.
Sygmunt Stein, militant communiste juif en Tchécoslovaquie, bouleversé par les procès de Moscou qui ébranlent sa foi révolutionnaire, va chercher en Espagne l'étincelle qui ranimera ses idéaux. Mais arrivé à Albacete, siège des Brigades internationales, il se voit nommé commissaire de la propagande, poste où il découvre jour après jour l'étendue de l'imposture stalinienne. Très vite, la réalité s'impose à lui : «La Russie craignait d'avoir une république démocratique victorieuse en Europe occidentale, et sabotait pour cette raison le duel sanglant entre les forces démocratiques et le fascisme.» Tout ce qu'il croyait combattre dans le franquisme, à commencer par l'antisémitisme, il le retrouve dans son propre camp. La déception est à la mesure de l'espoir qui l'avait mené en Espagne : immense. Affecté par la suite à la compagnie juive Botwin, il sera envoyé au front pour servir de chair à canon. Des exécutions arbitraires du «boucher d'Albacete», André Marty, aux banquets orgiaques des commissaires politiques, en passant par les mensonges meurtriers de la propagande soviétique, Sygmunt Stein dénonce violemment dans son livre, écrit en yiddish dans les années 1950, et resté inédit en français, la légende dorée des Brigades internationales.



  • La revue de presse Nicolas Weill - Le Monde du 14 juin 2012

La mythologie du communisme ressemble à un vaste champ de ruines. Pourtant, une légende a obstinément résisté à l'ouverture des archives et au verdict de l'histoire, celle des Brigades internationales. Ces dizaines de milliers de volontaires, qui ont convergé du monde entier vers l'Espagne républicaine pour combattre les rebelles nationalistes menés par Franco de 1936 à 1938, continuent à représenter le fleuron de la lutte antifasciste...
Tout en faisant payer au prix fort les munitions démodées qu'il envoie avec parcimonie au camp républicain, Moscou a expédié en guise de combattants toute une armada de commissaires politiques et de tueurs du NKVD. Les Brigades internationales participent ainsi à l'écrasement, en Catalogne, au mois de mai 1937, de la gauche dissidente du Parti ouvrier d'unification marxiste (POUM) et des anarchistes. Pour Stein, les Brigades ont surtout été " la Légion étrangère de Staline qui s'apprêtait à asservir le peuple espagnol " ; le POUM serait mort de l'avoir compris...
Ce récit est exceptionnel parce qu'il vient de l'intérieur même de l'appareil. Même si cet étalage d'amertume doit être lu avec prudence, il constitue un nécessaire exercice de désillusion.


  • Les courts extraits de livres : 28/06/2012

Je pars en Espagne

À l'origine, l'idée de partir en Espagne, où avait éclaté l'insurrection contre Franco, n'était pas motivée par l'envie d'aider la République, mais par la nécessité de m'aider moi-même.
Je ressentais alors l'un des plus grands chocs moraux de ma vie. Le compte rendu du procès des bolcheviks Zinoviev et Kamenev venait de nous parvenir de Moscou. A cette époque, j'habitais Prague, et j'y dirigeais le Gezerd, une organisation communiste qui faisait de la propagande dans la population juive en vue d'instaurer une République juive autonome au Birobidjan.
J'étais chez moi à préparer le futur numéro de la publication, en langue allemande, intitulée, Birobidjan en construction. Sur la table, devant moi, des piles de documents fraîchement arrivés d'Union soviétique. Des articles sur le développement de la région autonome au bord du fleuve Biro, des statistiques sur la fertilité des champs, sur le nombre de kolkhozes et de fabriques créés, qui devaient transformer cette contrée lointaine, aux abords de la Mongolie, en un jardin verdoyant. C'étaient des documents secs et précis, truffés de chiffres, ainsi que de lettres débordant de joie et d'enthousiasme de travailleurs juifs partis s'y installer.
Assis à mon bureau, je n'arrêtais pas de tourner entre mes doigts le stylo dont la plume était sèche depuis longtemps. Il y avait devant moi une feuille de papier sur laquelle j'avais commencé à écrire l'éditorial du prochain numéro : «Birobidjan, phare lumineux pour les masses juives du monde entier.» Mais l'encre sur la feuille sécha elle aussi. Je restais ainsi sans bouger, la tête lourde comme du plomb. Tels des rapaces, des pensées noires m'assaillaient et me tapaient sur les nerfs. À travers la fenêtre, je contemplais les derniers rayons du soleil qui projetaient un voile doré sur les toits de Prague et un pan de ciel, d'un bleu léger et soyeux, qui couronnait cette ville magnifique.
Hagard, je posais le stylo et regardais la feuille blanche. «Birobidjan, phare lumineux...» Machinalement je le mis de côté et fermai les yeux. Je sentais que ce coucher de soleil était un instant particulier, un éclair qui venait de porter un coup à la foi dont ma vie avait été imprégnée.
Nous étions en 1936 et j'étais immigré politique à Prague. J'y arrivai après avoir dirigé en Pologne, en Galicie orientale, un parti communiste, le Parti des travailleurs juifs. Cette organisation avait été créée par les leaders du Parti communiste de Pologne car les masses populaires juives de Galicie étaient très influencées par le Bund, et on devait trouver rapidement un antidote au «poison social-démocrate». Ce parti juif fonctionnait dans la légalité. Il entendait attirer les masses juives dans une organisation n'ayant soi-disant aucun lien avec le mouvement communiste, mais qui, en réalité, était l'antichambre du Parti. J'en étais non seulement le secrétaire, mais aussi le rédacteur en chef d'une publication en yiddish Undzer veg qui sortait chaque numéro avec de grands placards blancs, fruits de la censure polonaise. Le Comité central du Parti communiste qui m'en avait confié la responsabilité avait trouvé en moi non seulement un leader obéissant, fidèle à la ligne du Parti, mais aussi un travailleur inspiré.


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