«La force d'évocation de sa prose et la rigueur de son imagination me rappellent Faulkner.»
Philip Roth
De Braconniers à Smonk, en passant par la formidable Culasse de l'enfer, Tom Franklin s'est affirmé comme l'une des nouvelles voix majeures de la littérature américaine.
Dans le Mississippi des années 70, tout aurait dû séparer Larry Ott et Silas Jones : la classe sociale et la couleur de peau. Les deux adolescents sont pourtant devenus amis, jusqu'à ce que la disparition d'une jeune fille vienne bouleverser leurs existences. Vingt ans plus tard, Silas Jones revient sur les lieux de son enfance. Alors qu'il n'a aucune raison de reprendre contact avec Larry, une nouvelle tragédie les oblige à se confronter, ensemble, à un passé douloureux.
À travers le portrait croisé de ces deux hommes, Tom Franklin nous offre une fresque inoubliable du Sud, cette région mythique des États-Unis où la question de l'identité, le poids de la ségrégation et la violence sont encore présents aujourd'hui.
Un roman magnifique, couronné par plusieurs prix littéraires dont le Los Angeles Times Fiction Prize.
La revue de presse Christophe Mercier - Le Figaro du 12 avril 2012
Après les nouvelles de Braconniers, dans lesquelles il imposait une grande voix tragique, du côté du Faulkner de L'Ours ; après La Culasse de l'enfer, «western» sudiste proche de Cormac McCarthy ; après Smonk, épopée drolatique entre les musicals de Broadway et Zazie dans le métro, Tom Franklin, avec Le Retour de Silas Jones, son troisième roman, fait une nouvelle fois la preuve de la diversité de son talent...
On a l'impression de lire pour la énième fois - mise en scène ici avec un don de conteur hors pair - une histoire bien connue depuis Faulkner et ses Thirteen Stories (qui sont comme le socle de son oeuvre, un socle que «La Pléiade» a cru bon d'écarter), l'histoire d'un péché originel et de ses conséquences, jusqu'à la fin des temps...
Le personnage de Larry, adolescent pataud, bégayant, maladroit, perpétuellement en quête d'un ami, est l'un des plus émouvants que le roman américain nous ait donné à connaître au cours de ces dernières années.
La revue de presse Emmanuel Romer - La Croix du 8 février 2012
Ce roman captivant, hanté par le poids du mensonge, des non-dits, de la culpabilité, mais aussi de la rédemption, est remarquablement mené, avec une économie de mots et d'effets de style stupéfiante. Tom Franklin a un sens aigu du détail, notamment dans ses descriptions de la nature environnante. Les scènes, les paysages, les odeurs défilent sous nos yeux, tout comme les personnages dans toute leur complexité, leur violence, leurs angoisses, leur humanité... Le tout, rythmé par de savants allers et retours entre le passé et le présent, offre au lecteur un portrait saisissant du Mississippi rural sur plus de trente ans et où la ségrégation raciale et bien d'autres calamités restent d'actualité.