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.. Dieu surfe au Pays basque

Couverture du livre Dieu surfe au Pays basque

Auteur : Harold Cobert

Date de saisie : 07/05/2012

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Ed. Héloïse d'Ormesson, Paris, France

Collection : Littérature française

Prix : 15.22 € / 99.84 F

ISBN : 9782350871882

GENCOD : 9782350871882

Sorti le : 08/03/2012

  • Les présentations des éditeurs : 19/04/2012

Ils se sont rencontrés à Biarritz.
De cette romance estivale sur fond de plages sauvages et de balades en scooter naît une histoire d'amour, et un désir d'enfant. Le jeune couple parviendra-t-il à conjurer les coups du destin, à préserver l'ivresse des débuts ?

Des souvenirs heureux aux épreuves du présent, Harold Cobert explore la vie conjugale du point de vue masculin. Mêlant dérision et tendresse, son échographie d'un père n'esquive rien, ni l'appréhension de la paternité ni la tragédie de la perte de l'enfant à naître. Avec pudeur, comme en équilibre sur la crête des séismes intimes, un roman paradoxalement drôle et bouleversant.

Né à Bordeaux en 1974, Harold Cobert a consacré une thèse et un essai à Mirabeau. Il est l'auteur de trois romans dont Un hiver avec Baudelaire (2009) et L'Entrevue de Saint-Cloud (prix du style 2010 et Jeunes talents Cultura) publiés chez Eho. Il écrit également pour l'audiovisuel.



  • La revue de presse Delphine Peras - L'Express, mai 2012

Ce quatrième roman d'Harold Cobert joue sur l'émotion et réserve plein de bonnes surprises..
Dans ce quatrième roman, largement autobiographique, l'auteur livre sa colère et son désarroi sur un ton très personnel, n'hésitant pas à s'en prendre à ce Dieu qui l'a abandonné pour aller sans doute surfer au Pays basque... Son témoignage reste surtout une très belle déclaration d'amour.


  • Les courts extraits de livres : 19/04/2012

Juin 2008.

Samedi matin. Je me suis réveillé en sursaut. Un mauvais rêve. Ma femme me disait : Le bébé est mort.

Un peu moins de trois mois auparavant, elle était rentrée plus tôt que d'habitude. Elle avait déposé son sac sur le canapé, m'avait embrassé et s'était éclipsée boire un verre d'eau dans la salle de bains. Lorsqu'elle était revenue, elle s'était immobilisée à quelques pas de la pièce où je travaillais, dans ses bottines dorées et son jean que j'aime tant. Elle portait un haut blanc et un gilet beige côtelé. Autour de son cou pendaient ses fameuses breloques qui cliquettent à chaque mouvement et lui donnent une allure hippie chic.
- Tu as passé une bonne journée ? m'avait-elle demandé.
- Ça va... Et toi ?
Elle oscillait imperceptiblement sur son propre corps, comme si des mots remontaient en échos à l'intérieur d'elle-même. J'avais alors remarqué qu'elle tenait un petit emballage rectangulaire dans la main gauche.
- J'ai acheté un test à la pharmacie...
Elle avait dit cela d'un souffle.
- J'ai du retard, avait-elle ajouté.
Le monde entier basculait. Je m'étais appuyé contre le dossier de mon siège et m'étais contenté de sourire.
- Verdict dans cinq minutes...
Le plancher avait grincé sous les talons de ses bottines. J'étais resté seul, le regard errant dans la pièce sans parvenir à le fixer jusqu'à ce qu'il s'enfuie par la fenêtre. Les giboulées avaient délavé le ciel. Le crépuscule enrobait doucement la ville.
La deuxième quinzaine de mars touchait à sa fin. Je savais que, tôt ou tard, cela arriverait. Mais pas si vite. Nous étions mariés depuis le 22 septembre dernier, nous avions arrêté les précautions et la cigarette depuis un mois et demi. J'en aurais d'ailleurs bien grillé une pour combler le temps de l'attente. Les pensées ricochaient dans ma tête. Étrangement, la première que je parvins à saisir était : je ne suis pas stérile. Avant de rencontrer ma femme, je n'étais jamais resté plus de trois mois avec quelqu'un. Trois jours, trois semaines ou trois mois. Pas plus. Mais toujours trois. Peur de tout engagement. Refus de perdre ne serait-ce qu'un micron de ma liberté. Et puis, j'avais découvert le sexe avec l'éclosion désastreuse du sida, le latex des préservatifs avait tenu à distance ce genre de situation.
J'allais donc devenir père, à trente-quatre ans. Peut-être. Dans moins de cinq minutes, un trait bleu infléchirait le cours de ma vie. Ou non.


  • Le courrier des auteurs : 19/04/2012

1) Qui êtes-vous ? !
Un surfeur en jabot.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
L'amour, mais pas dans le sens niais du terme. L'amour qui permet ici à un homme de supporter, dans tous les sens du terme, la fausse couche de sa femme.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
La poisse, la chance, le hasard, les signes, le destin, Jéhovah, Dieu, Allah, tralalala youpi, je m'en fous. Tout ça, c'est des conneries. Ils se sont tous barrés surfer au Pays basque et laissent le monde courir à sa perte.

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
La même que pour ‘L'Entrevue de Saint-Cloud' : le 5e mouvement des ‘Vêpres solennelles d'un confesseur' de Mozart, ‘Laudate Dominum', interprété par Kiri te Kanawa et revisité par les Rolling Stones !

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Leur plaisir de lecture : qu'il soit aussi intense pour eux que celui d'écrire l'a été pour moi. Et pour ce roman en particulier, une certaine forme d'intimité qui pourrait être la leur.


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