Recherche






Recherche multi-critères

Participez à la vie du site

Inscrivez-vous àla Lettre des Bibliothécaires.

Bibliothécaires,partagez vos découvertes.

Clubs de lecture,envoyez vos choix.

Editeurs,valorisez vos livres.

A ne pas manquer

François Busnel

nous offre un passionnant portrait de l'Amérique, par ceux qui l'écrivent...

Pour Erik Orsenna

les librairies sont des ports, des lieux où l'on s'embarque pour la haute mer...

Jean Pruvost

souhaite écrire un Dictionnaire des libraires...

Isabelle Autissier

raconte la beauté des aubes roses...

Mark Greene

raconte la beauté d'un coucher de soleil littéraire...

Jean-Christophe Rufin

est lauréat du Prix Nomad's...

Grégoire Delacourt

hume l'air du temps dans les librairies...

Vincent Josse

enchante les auditeurs de France Inter...

Olivier Truc

a reçu le Prix des lecteurs Quais du Polar-20 Minutes...

Emmanuelle Bernheim

aimerait partager avec les lecteurs le goût de la LIBERTÉ

Philippe Labro

trouve l'inspiration en regardant les yeux des gens...

Anne-Marie Garat

est une écrivaine, femme de son temps, citoyenne, militante, mère et mère-grand...

Pierre Vavasseur

poète, journaliste, réalise ses rêves...

Yannick Grannec

a reçu le Prix des libraires 2013...

Gilles Leroy en est convaincu :

notre besoin d'histoires est infini et insatiable...

Pour Fatou Diome,

les librairies sont des plaines fleuries sur la route du promeneur...

Ingrid Astier

aime disparaître derrière ses personnages...

David Foenkinos

compare l'inspiration à l'étrange formation des rêves...

Pour Nathalie Nohant,

les librairies sont les gardiens de nos âmes...

Michèle Lesbre

nous rappelle qu'il n'est jamais trop tard...

Au côté de François Busnel,

Franck Courtès photographie les invités de La Grande Librairie...

Albert Cohen,

à la fin de sa vie, reçoit pour France Culture, Françoise Estèbe...

Arnaldur Indridason

est traduit par Éric Boury dans "Etranges rivages"...

.. Le roi n'a pas sommeil

Couverture du livre Le roi n'a pas sommeil

Auteur : Cécile Coulon

Date de saisie : 14/03/2012

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Viviane Hamy, Paris, France

Collection : Contemporains

Prix : 17.00 €

ISBN : 978-2-87858-509-4

GENCOD : 9782878585094

Sorti le : 12/01/2012

Le roi n'a pas sommeil. Notez bien ce titre de roman. Et soulignez-le. Mettez même une petite annotation à côté du titre souligné. "A lire vite !". Parce que ce roman est excellent. Par son titre. Par son histoire. Par ses personnages. Par son écriture. Par tout. Cela faisait un bon moment qu'un livre ne m'avait pas tenue comme ça. L'auteure a 22 ans et quelle écriture ! Elle livre ses personnages avec finesse, en leur entier. Ils ont des regards, des voix, des corps et des silences. On les ressent et on les voit. Tout comme la nature qui les entoure. Elle a une façon de traduire en mots leurs émotions que j'aime beaucoup.

William et Mary sont mariés et vivent dans une propriété entourée de bois dans un petit bourg des États-Unis. Là où les générations se suivent et restent. Là où les histoires se passent et se racontent. Les belles et les plus dures. William se tue à la tâche pour entretenir tout cela pendant que sa femme qui aime et qui craint un peu à la fois son mari s'occupe de la maison en plus de quelques heures de travail en dehors. Ils ont un fils, Thomas, garçon un peu fragile... pas comme son père. Mais il changera avec l'âge... en force et aussi en sombre... pourquoi ? Je ne vous le dirai pas... Non je ne vous en dirai pas plus pour ne pas trahir le livre (ce que je regrette parfois quand je lis des avis sur des romans) et vous laisser le plaisir d'être pris entre les lignes. J'ajouterai juste que 143 pages font cette histoire et qu'elles sont denses en émotions, fortes en images, belles en paysages...

Le roi n'a pas sommeil... j'ai vraiment beaucoup aimé.


  • Les présentations des éditeurs : 27/04/2012

«Ce que personne n'a jamais su, ce mystère dont on ne parlait pas le dimanche après le match, cette sensation que les vieilles tentaient de décortiquer le soir, enfouies sous les draps, cette horreur planquée derrière chaque phrase, chaque geste, couverte par les capsules de soda, tachée par la moutarde des hot-dogs vendus avant les concerts ; cette peur insupportable, étouffée par les familles, les chauffeurs de bus et les prostituées, ce que personne n'a pu savoir, c'est ce que Thomas avait ressenti quand le flic aux cheveux gras lui avait passé les bracelets, en serrant si fort son poignet que le sang avait giclé sur la manche de sa chemise.»

Tout est là : le mutisme, le poids des regards, l'irrémédiable du destin d'un enfant sage, devenu trop taciturne et ombrageux. Thomas Hogan aura pourtant tout fait pour exorciser ses démons - les mêmes qui torturaient déjà son père.
Quand a-t-il basculé ? Lorsque Paul l'a trahi pour rejoindre la bande de Calvin ? Lorsqu'il a découvert le Blue Budd, le poker et l'alcool de poire ? Lorsque Donna l'a entraîné naïvement derrière la scierie maudite ?

La sobriété du style de Cécile Coulon - où explosent soudain les métaphores - magnifie l'âpreté des jours, communique une sensation de paix, de beauté indomptable, d'indicible mélancolie.

Méfiez-vous des enfants sages, écrit par une jeune fille de vingt ans, avait plus qu'impressionné les lecteurs. Ils seront éblouis par Le Roi n'a pas sommeil.

«Cécile Coulon a la manie du détail. Chaque personnage est décrit avec précision, même s'il ne fait qu'une apparition. Elle nous bluffe par la maturité et l'humilité de son écriture. On l'adore déjà.»
ELLE



  • La revue de presse Christine Ferniot - Télérama du 13 mars 2012

Cécile Coulon donne des pistes, accélère le rythme afin de maintenir le réalisme de son récit ten­du. Elle dispose quelques personnages secondaires pour peaufiner son décor. Puis, com­me libérée de ses obligations ro­ma­nes­ques, elle déploie sa fiction à l'aide de métaphores qui attirent le lecteur vers la forêt ou derrière la maison, quand le ciel devient rouge sang et que le vent chaud se faufile sous les vêtements.


  • La revue de presse François Busnel - L'Express, février 2012

A seulement 21 ans, Cécile Coulon livre un troisième roman direct et hypnotique. Cécile Coulon est une jeune inconnue de 21 ans. Pour combien de temps ? Son nouveau roman - le troisième ! - est un diamant noir, coupant et fragile, dont il émane une puissance magnétique...
Les descriptions sont courtes et sèches, le style est direct, concis. Cécile Coulon ne s'encombre d'aucune fioriture. Elle va droit au but, creuse la plaie. C'est ce qui rend hypnotique la lecture de ce livre, Le roi n'a pas sommeil, et crée, au fil des pages, ce sentiment de malaise digne d'un des meilleurs romans noirs...
Pourquoi prend-on le mauvais tournant au moment où tout nous sourit ? Le lecteur, lui, ne peut s'empêcher de se poser la question. Cécile Coulon décrit admirablement ce moment où l'esprit d'un lieu prend possession de ceux qui y vivent. Lorsque le crime a été accompli, il devient un récit. Et, quand le silence entoure ce crime, le récit devient une légende. Magnifique.


  • La revue de presse Alain Nicolas - L'Humanité du 2 février 2012

La grande force de Cécile Coulon est là, dans le pouvoir de saisir les brusques variations de tension de cette existence, de donner au tragique le visage lisse et mutique de la jeunesse. Elle ouvre des pistes qu'elle laisse à l'abandon. Sa prose est à l'image du récit, sobre et rapide, se laissant soudain trouer de métaphores inspirées qui déchirent la continuité réaliste de la narration. Cette jeune auteure, qui se réclame de Pynchon ou Steinbeck, sait résister à d'aussi monumentales références et donne un roman où l'impressionnante maîtrise de l'écriture, s'efface devant un univers douloureux et très personnel.


  • La revue de presse Christine Rousseau - Le Monde du 26 janvier 2012

Rares sont les écrivains qui s'imposent comme tels dès leurs premiers livres. Cécile Coulon est assurément de ceux-là. Outre son étonnante maturité, en effet, la jeune Clermontoise de 21 ans possède pour elle une maîtrise dans l'écriture qui impressionne, comme en atteste encore une fois son nouveau livre, Le roi n'a pas sommeil...
Annoncé comme déjà joué, dès les premières lignes, le drame est là, grave et énigmatique. Circulant entre les cris d'une mère folle de douleur, les chuchotements et bavardages d'une ville à la mémoire infaillible, il avance masqué. Au détour de bonheurs fugitifs, il serpente à travers les plis et replis d'une conscience tourmentée, il tressaille dans un corps qui s'endurcit et s'émancipe. Le roi n'a pas sommeil est un récit âpre et tendu par une écriture incisive qui sait percer le mystère des âmes et leur nature sauvage.


  • Les courts extraits de livres : 27/04/2012

Ce que personne n'a jamais su, ce mystère dont on ne parlait pas le dimanche après le match, autour d'une bière fraîche, cette sensation que les vieilles tentaient de décortiquer le soir, enfouies sous les draps, ce poids, cette horreur planquée derrière chaque phrase, chaque geste, couverte par les capsules de soda, tachée par la moutarde des hot-dogs vendus avant les concerts ; cette peur insupportable, étouffée par les familles, les écoliers, les chauffeurs de bus et les prostituées, ce que personne n'a pu savoir, c'est ce que Thomas avait ressenti quand le flic aux cheveux gras était venu lui passer les bracelets, en serrant si fort son poignet que le sang avait giclé sur la manche de sa chemise.
Ce type, uniforme neuf et godasses de mirliton, ne souriait pas. Il portait les deux boucles de métal pendues à sa ceinture comme des boules de Noël à la branche d'un sapin. Thomas n'était qu'une fripouille de plus, une espèce de charognard qu'il aurait fallu tuer dans l'oeuf. Bingo. Je vais l'envoyer dans un endroit où tu pourras tâter des barres de fer toute la sainte journée. Tu dois payer. Crois-moi, si j'en avais eu l'occasion, je t'aurais dérouillé depuis longtemps.

Personne n'a jamais su.

Quand la mère de Thomas s'est précipitée hors de chez elle, sa robe à moitié défaite, ils n'ont pas vraiment compris.

Elle a crié plus fort que les sirènes de toutes les casernes de la région. Le vieux Puppa, assis sur son fauteuil délabré, n'a pas bougé d'un pouce ; ses yeux sont restés clos, sa bouche émettait de drôles de grincements : les gonds d'une porte de saloon. Puppa connaissait Mary depuis sa plus tendre enfance. Ils avaient joué au billard, trouvé des planques pour fumer leurs premières cigarettes, mangé des hamburgers avec les autres poulettes de la ville. Ils s'étaient frottés les uns contre les autres sur des couvertures qui sentaient le sapin et le whisky frelaté.
Elle criait à la manière d'un poulain qu'on égorge. Quand sa voix s'était muée en un hennissement de désespoir, les souvenirs du vieillard avaient surgi d'un coup d'un seul. Ils chuchotaient, bourdonnaient en lui telles des abeilles autour d'un pissenlit. Tandis que Mary perdait les pédales au milieu de la rue principale, Puppa s'était rendu compte qu'il ne savait pas pourquoi Thomas avait pris le mauvais tournant au moment où tout lui souriait. H n'y avait aucune raison, se disait-il, pour que cette histoire se termine ainsi.


  • Le courrier des auteurs : 27/04/2012

1) Qui êtes-vous ? !
Quelqu'un qui aime lire, voir des films, courir et écrire des histoires.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
L'histoire d'une famille qui a tout réussi sauf ses enfants.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
Non, vraiment, personne n'a jamais su.

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Quelque chose qui commence par une contrebasse, puis vient la guitare douze cordes accompagnée d'un coup de bottleneck, conclusion par un violoncelle...

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Un bon moment.


Copyright : lechoixdesbibliothecaires.com 2006-2013 - Informations légales - Programmation : Olf Software - Accessibilité, CSS et XHTML : Gravelet Multimédia