Plût au ciel que le lecteur, enhardi et devenu momentanément féroce comme ce qu'il lit, trouve, sans se désorienter, son chemin abrupt et sauvage, à travers les marécages désolés de ces pages sombres et plein de poison ; car, à moins qu'il n'apporte dans sa lecture une logique rigoureuse et une tension d'esprit égale au moins à sa défiance, les émanations mortelles de ce livre imbiberont son âme comme l'eau le sucre.
La revue de presse Gilles Médioni - L'Express, février 2012
En images et en mots, Edith et Corcal jettent un oeil pétillant sur le Paris du 19è, et ses poètes disparus...
La scénariste Edith réussit à plonger héros de fiction et personnages célèbres dans une même aventure et porte un regard léger et endeuillé sur ce cercle de poètes disparus. Corcal met en images avec beaucoup de souffle ces tableaux baroques parcourus d'hallucinations.
La revue de presse Jean-Claude Loiseau - Télérama du 25 janvier 2012
Les artistes académiques y sont ridiculisés, le jeune Rimbaud est intenable, tandis qu'un olibrius invente le roman graphique. Ce n'est pas très sérieux, et donc assez délectable.
La revue de presse Frédéric Potet - Le Monde du 12 janvier 2012
L'exercice n'est généralement pas des plus simples : créer une fiction avec des personnages ayant réellement existé (et pas n'importe lesquels en l'occurrence : Isidore Ducasse, Arthur Rimbaud, Charles Cros, Paul Verlaine...), c'est s'exposer à des risques identifiés. En vrac : le carcan de la vérité historique, le piège de l'exhaustivité, la tentation de l'hagiographie... Autant d'écueils que le scénariste Corcal et la dessinatrice Edith ont su remarquablement éviter dans La Chambre de Lautréamont, évocation réjouissante du Paris littéraire de la fin du XIXe siècle. Ecrite à la manière des nouvelles fantastico-fantaisistes de l'époque, leur histoire est aussi un hommage aux spécialistes du genre (Edgar Alan Poe, Villiers de l'Isle-Adam...) et à ceux qui marcheront plus tard sur leurs traces, les surréalistes.