Recherche






Recherche multi-critères

Participez à la vie du site

Inscrivez-vous àla Lettre des Bibliothécaires.

Bibliothécaires,partagez vos découvertes.

Clubs de lecture,envoyez vos choix.

Editeurs,valorisez vos livres.

.. Victoire de la Petite Eglise

Couverture du livre Victoire de la Petite Eglise

Auteur : L'abbé Mériel-Bucy

Préface : Pierre Dane

Date de saisie : 06/01/2012

Genre : Religion, Spiritualité

Editeur : Ed. du Petit pavé, Brissac, France

Collection : Arkhaia

Prix : 18.00 € / 118.07 F

ISBN : 9782847123159

GENCOD : 9782847123159

Sorti le : 16/12/2011

  • Les présentations des éditeurs : 06/01/2012

Le mouvement de dissidence chrétien connu sous le nom de «Petite Église», est né du Concordat de 1802 mais largement préparé par l'obligation faite aux prêtres, en 1790, d'obtempérer au Serment Civique qui transformait ceux-ci en fonctionnaires publics. Cet ukase de l'Assemblée Nationale provoqua l'exil d'une nuée de prêtres dont une grande partie débarqua en Angleterre où ils formeront la petite église de Londres.

Beaucoup de ces exilés reviendront en France à l'avènement de Louis XVIII, mais le Concordat signé entre Bonaparte et le Pape Pie VII avait chamboulé le paysage catholique. Aussi, certains prêtres de retour en France - et, parmi eux, Mériel-Bucy dont nous dévoilons le pamphlet qui fit quelque bruit à son époque - se trouveront en conflit avec le clergé concordataire occupant leurs églises.

C'est donc ici une page de notre Histoire qui se dévoile à la lecture de ce document au vitriol.


  • Les courts extraits de livres : 06/01/2012

Un prêtre réfractaire contre l'église de Bonaparte

Situation de la «PETITE-ÉGLISE» en 1818

Le sous-titre ci-dessus ne doit pas induire le lecteur en erreur. La «Petite-Église» n'est pas ici un édifice, mais, depuis 1802, le nom d'une dissidence de la religion catholique que suscita le refus du Concordat par les évêques et les prêtres alors pour la plupart en exil car réfractaires à la Constitution civile du Clergé de 1790. Quant au jugement qui sera ici porté sur ce même Concordat et sur le pape Pie VII accusé de schisme et d'hérésie, c'est l'opinion d'un prêtre anticoncordataire de retour d'exil, dont nous publions ci-après la vigoureuse réponse à l'un de ses détracteurs. Au-delà du ton railleur et à l'emporte-pièce de cette critique de l'église concordataire (celle instituée par Bonaparte), ces pages publiées en 1818 n'en sont pas moins un témoignage sur le vif d'un fait historique mal connu de nos concitoyens et pourtant encore d'actualité.
L'abbé Mériel-Bucy, auteur de ce quasi-pamphlet, est de ceux qui, successivement en 1790 puis en 1802, refusèrent de prêter serment aux institutions issues de la Révolution : à la Constitution civile du clergé, tout d'abord, puis aux Articles organiques ajoutés au Concordat et avalisés imprudemment par le pape Pie VIL Notre abbé, obligé, comme beaucoup de ses semblables, de s'exiler dès 1792 pour échapper aux geôles, aux déportations et, pis encore, aux massacres de prêtres, avait choisi l'Angleterre comme bon nombre d'autres ecclésiastiques insermentés et ne rentrera en France, semble-t-il, qu'à l'annonce du retour de la monarchie, donc au plus tard vers l'an 1814. C'est là qu'il découvre, horrifié, l'état d'anarchie dans laquelle, selon lui, est tombée l'église catholique et dans laquelle il ne se reconnaît pas.
Pour exprimer son indignation et pour remettre au clair ce qu'il entend par «la vraie religion», celle instituée par le concile de Trente, il publie un premier livre sous le titre d'«Étrennes». Son but est sans doute de ramener les fidèles égarés dans la saine conception et pratique de l'église d'avant la Révolution, église qui est en outre, lorsqu'il rejoint la France, la proie des ultramontains et, en particulier, des missionnaires jésuites qui truffent le pays de croix érigées à tous les détours de chemins comme autant de drapeaux sur un pays conquis.

Ce premier livre ayant suscité de violentes critiques dans le «Journal ecclésiastique» sous la plume de l'abbé Barruel, prêtre concordataire discréditant les prêtres dissidents auprès de leurs fidèles, une réponse s'imposait. Celle-ci, virulente, de l'abbé Mériel-Bucy constitue une véritable apologie de la dissidence et une vigoureuse diatribe contre l'église catholique gallicane instituée par Bonaparte pour servir sa politique. Bien qu'approuvée par Pie VII au travers du Concordat signé conjointement par le cardinal Consalvi au nom du Saint-Siège et par le premier consul, cette Église catholique dite concordataire (il écrit «concordatiste») fut refusée par l'ensemble des évêques et des prêtres exilés. Ceci déclencha en chaîne un refus semblable de la part des prêtres insermentés restés en France, exerçant leur ministère dans la clandestinité et pour cela persécutés.


Copyright : lechoixdesbibliothecaires.com 2006-2012 - Informations légales - Programmation : Olf Software - Accessibilité, CSS et XHTML : Gravelet Multimédia