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Auteur : Dan Waddell
Traducteur : Jean-René Dastugue
Date de saisie : 10/12/2011
Genre : Policiers
Editeur : Rouergue, Arles, France
Prix : 20.00 € / 131.19 F
ISBN : 9782812603129
GENCOD : 9782812603129
Sorti le : 04/01/2012
Tout juste remis d'une enquête qui a manqué lui coûter la vie, l'inspecteur Grant Foster réintègre la Criminelle de Londres lorsque Katie Drake, actrice de théâtre sur le déclin, est retrouvée morte dans le jardin de sa propriété londonienne. Sa fille de quatorze ans, Naomi, est introuvable. Mais difficile de progresser quand la victime semble avoir coupé tous les liens avec son passé. Une seule piste : un cheveu retrouvé sur le corps. Lorsque les résultats des analyses ADN révèlent qu'il appartient à un parent de Katie Drake, Foster décide de faire appel au généalogiste Nigel Barnes pour tenter de retracer l'histoire familiale de la défunte. Barnes parvient à retrouver certains parents éloignés en remontant jusqu'en 1891, mais il semble impossible de pousser plus loin les recherches. Pourtant, il faut briser rapidement la malédiction qui frappe cette lignée. Des vies sont en jeu.
L'Église des mormons est manifestement liée à l'affaire et entend protéger ses secrets de famille. À Sait Lake City, les enquêteurs plongent au coeur des archives colossales de la communauté pour découvrir une congrégation aux pratiques redoutables et comprendre pourquoi le dogme «jusqu'à ce que la mort nous sépare» n'existe pas pour ses disciples. Ils ne font qu'obéir aux Commandements. Aussi sanglants soient-ils.
Né en 1972 dons le Yorkshire, Dan Waddell a collaboré avec de nombreux titres de presse outre-Manche. En 2003, à la naissance de son fils, il s'intéresse à l'origine des siens et entame des recherches généalogiques. Il découvre un secret de famille et réalise combien le passé influe sur la personnalité. Il imagine alors une série policière autour de la généalogie, où des crimes passés viennent hanter le temps présent. Code 1879, Rouergue 2010 (Babel 2012), en constitue le premier opus.
L'inspecteur principal Grant Foster poussa un soupir de lassitude en s'accroupissant à côté du corps de la femme, baigné par la lumière crue des lampes à arc installées dans le jardin, qui donnait l'impression d'annoncer le lever du jour. La nature humaine ne s'était décidément pas bonifiée pendant sa convalescence. Il se releva, grimaçant légèrement sous l'effet de la douleur qui lui vrilla la jambe, provoquée par la plaque de métal qui maintenait son tibia droit. Le souffle froid du vent sur sa nuque le fit frissonner. Il ne portait pas de manteau, s'étant imaginé, lorsqu'il avait été appelé pour le meurtre d'une femme à son domicile, qu'elle avait été découverte à l'intérieur et non pas au-dehors, sur une petite pelouse où l'on n'avait pas passé la tondeuse depuis un bon moment.
La gorge avait été tranchée. Le corps gisait dans une mare de sang. Foster parcourut le jardin du regard. Les trois côtés étaient clos par de hautes palissades qui procuraient une certaine intimité, même si les fenêtres situées à l'étage des maisons environnantes devaient avoir une vue partielle. De jeunes couples d'actifs y vivaient et ne regagnaient leur domicile qu'à la tombée du jour. Aucun d'eux n'avait vu le corps. Foster trouvait que le tueur avait pris un risque inutile.
Il retourna dans la maison. Le salon était propre et bien rangé, sans signe de lutte. Foster se frotta vigoureusement le visage de la main droite. Le mois de novembre commençait à peine et c'était la première semaine de sa reprise. Il avait insisté pour être de garde. Le corps avait été découvert à minuit et l'appel était arrivé ce mardi matin, à quatre heures. Il avait enfilé son vieux costume, réalisant alors qu'il avait la place de glisser ses pouces entre son ventre et son pantalon, ce qui l'avait obligé à dénicher une ceinture qu'il avait dû serrer jusqu'au dernier cran. Cela faisait à peine plus de six mois qu'il avait été torturé, battu et sauvé de la mort à quelques secondes près. Pendant toutes les nuits solitaires passées à se morfondre, seule la pensée de reprendre son travail lui avait permis de tenir le coup. Quelquefois, lors de ses plus violents cauchemars, le souffle chaud de Karl Hogg dans ses narines, l'effroyable douleur de son tibia et de son péroné qui cédaient sous le poids du maillet', il lui était arrivé de penser que ce moment n'arriverait jamais.
Malgré tout, il était là ; sa première affaire depuis son retour.
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