Novembre 2009. Pour l'anniversaire de la chute du Mur, Berlin s'apprête à démolir les dernières ruines de son passé. L'une des maisons visées abrite une chambre noire où traîne le négatif d'une photo qui rêve d'être développé : la demoiselle en blanc.
En mars 1933, l'homme qui a déclenché l'objectif est parti pour des vacances qui s'éternisent, la laissant mystérieusement dans des limbes photographiques.
Depuis, elle attend son retour, désespère, y croit à nouveau, écoute, observe au dehors, tente de donner sens au mystère de cette absence.
Elle va ainsi traverser, en 28 000 nuits, une bonne part du XXe siècle.
Deux appartements l'un au-dessus de l'autre, deux amoureux, un couple... et un futur escalier qui va permettre de communiquer sans mettre le nez dehors. Mais pourquoi donc la 21e marche de cet escalier est-elle porteuse d'émotion ?
Dominick Parenteau-Lebeuf a passé une partie de sa jeunesse en France et en Australie avant de s'installer à Montréal. Dramaturge et scénariste, elle est l'auteure d'une vingtaine de pièces, certaines traduites en allemand, en anglais, en bulgare et en italien.
Les présentations des éditeurs : 10/01/2012
Novembre 2009. Pour l'anniversaire de la chute du Mur, Berlin s'apprête à démolir les dernières ruines de son passé. L'une des maisons visées abrite une chambre noire où traîne le négatif d'une photo qui rêve d'être développé : la demoiselle en blanc.
En mars 1933, l'homme qui a déclenché l'objectif est parti pour des vacances qui s'éternisent, la laissant mystérieusement dans des limbes photographiques.
Depuis, elle attend son retour, désespère, y croit à nouveau, écoute, observe au dehors, tente de donner sens au mystère de cette absence.
Elle va ainsi traverser, en 28 000 nuits, une bonne part du XXe siècle.
Deux appartements l'un au-dessus de l'autre, deux amoureux, un couple... et un futur escalier qui va permettre de communiquer sans mettre le nez dehors. Mais pourquoi donc la 21e marche de cet escalier est-elle por
Les courts extraits de livres : 10/01/2012
Prologue/4 novembre 2009
L'ingénieur municipal (off) : Ist jemand da ? Il y a quelqu'un ? S'il y a quelqu'un, vous êtes prié d'évacuer les lieux avant le lever du soleil.
Das ist die vorletzte Warnung.
Ceci est l'avant-dernier avertissement.
(La porte de la chambre noire s'ouvre. L'ingénieur municipal apparaît dans l'ouverture, un casque de construction blanc sur la tête et une lampe torche à la main. On entend de l'eau qui dégoutte)
Ist jemand da ? Il y a quelqu'un ?
La demoiselle en blanc (doucement, dans la pénombre) : Moi... Moi...
(L'ingénieur s'avance, s'arrête, ramasse des photos sur le sol, les regarde, les rejette, comme s'il cherchait quelque chose. La demoiselle en blanc se matérialise dans la chambre noire, sa robe de nuit relevée au-dessus des genoux)
Qu'est-ce que tu cherches ?
(Soudain, le portable de l'ingénieur sonne. Il répond)
L'ingénieur municipal (au portable) : Guten Abend.
Ja, ich bin da.
...
Nein. Personne.
Pas à ce que je sache, en tout cas.
Je ferai une dernière ronde à l'aube.
...
(Se dirigeant vers la porte) Elles s'en viennent ?
Ich komme gleich.