Recherche






Recherche multi-critères

Participez à la vie du site

Inscrivez-vous àla Lettre des Bibliothécaires.

Bibliothécaires,partagez vos découvertes.

Clubs de lecture,envoyez vos choix.

Editeurs,valorisez vos livres.

.. Les enfers virtuels. Volume 1

Couverture du livre Les enfers virtuels. Volume 1

Auteur : Iain Banks

Traducteur : Patrick Dusoulier

Date de saisie : 30/11/2011

Genre : Science-fiction, Fantastique

Editeur : Robert Laffont, Paris, France

Collection : Ailleurs et demain

Prix : 21.00 € / 137.75 F

ISBN : 978-2-221-12790-2

GENCOD : 9782221127902

Sorti le : 10/11/2011

  • Les présentations des éditeurs : 30/11/2011

Veppers est l'homme le plus puissant et le plus corrompu de son système stellaire, le Sichultien, dans l'Amas de Ruprine.
Lededje est son esclave, marquée à vie par une intaille, tatouage fractal qui lui a été infligé à la suite de la banqueroute de son père. Sur Ubruater, les dettes sont familiales, et c'est ainsi que Lededje a perdu la liberté.
Alors qu'elle tente de s'enfuir, elle blesse Veppers qui la tue.
Mais avec la Culture, rien n'est jamais simple. Ni définitif.
Et Lededje, qui tient à se venger de Veppers, se trouve engagée dans un voyage à travers la Galaxie sur fond de ce qui peut devenir une guerre dans le Réel. Une extension regrettable de la guerre dans le Virtuel qui oppose depuis des décennies les tenants des Enfers Virtuels et leurs opposants.

La Culture n'a pas encore officiellement pris parti pour l'un ou l'autre camp. Mais elle n'aime ni l'idée des Enfers Virtuels ni la perspective d'une Guerre dans le Réel. Et la vendetta de Lededje pourrait bien avoir sa place dans ses projets.

Voici la première partie du nouveau roman du cycle de la Culture.

Né en 1954, Écossais pur malt et partisan farouche de l'indépendance de l'Écosse, également réputé pour ses opinions de gauche, Iain Banks a étudié l'anglais et la philosophie à l'université Stirling.
Il publie ses romans de littérature générale sous son nom et ses romans de science-fiction sous le pseudonyme de Iain M. Banks. Il est certainement le plus grand et le plus original des écrivains de science-fiction vivants.



  • La revue de presse Frédérique Roussel - Libération du 10 novembre 2011

Lancée en 1987 avec Une forme de guerre, cette vaste saga de space-opera met en scène une civilisation technologiquement et philosophiquement extrêmement développée, dispersée à travers la Galaxie, mêlant humains, extraterrestres, drones et intelligences artificielles...
Conservation des âmes, mais aussi égarements dans des jeux de guerre sans merci et dans des enfers inspirés de la plus pure imagerie chrétienne mâtinée de Bosch...


  • Les courts extraits de livres : 30/11/2011

- Celle-là pourrait nous causer des ennuis.
Elle en entendit un prononcer ces mots, à une dizaine de mètres seulement dans l'obscurité. Même à travers sa peur, sa terreur d'être ainsi traquée, pourchassée, elle ressentit un frisson d'excitation, presque de triomphe, en comprenant qu'il parlait d'elle. Oui, songea-t-elle, elle allait leur causer des ennuis. Elle avait même déjà commencé. Et en plus, ils étaient inquiets. Les chasseurs ressentent aussi une peur qui leur est propre quand ils poursuivent leur gibier. Enfin, c'était le cas pour au moins l'un des deux. L'homme qui avait parlé était Jasken, le principal garde du corps de Veppers et son chef de la sécurité. Jasken. Bien sûr. Qui d'autre cela pourrait-il être ?
- Ah, tu crois, vraiment ? dit un autre.
C'était Veppers en personne. Elle crut sentir quelque chose se tordre en elle en entendant cette voix grave et parfaitement modulée, qui n'était pour l'instant qu'un chuchotement.
- Mais d'un autre côté, poursuivit-il, ils nous causent... tous des ennuis. (Il semblait essoufflé.) Tu ne... vois rien... avec ces machins ?
Il devait parler des lentilles macrosculaires de Jasken, un augmenteur optique d'un coût fabuleux, un peu comme des lunettes de soleil renforcées. Elles transformaient la nuit en jour, rendaient la chaleur visible et permettaient de voir les ondes radio, ou du moins c'est ce qu'on disait. Jasken avait tendance à les porter en permanence, et elle s'était toujours demandé si c'était pour frimer, ou si cela traduisait un profond manque d'assurance. Ces appareils étaient peut-être merveilleux, mais ils n'avaient pas encore réussi à la livrer aux mains soigneusement manucurées de Veppers.
Elle se tenait le dos collé à un décor de théâtre. Dans la pénombre, juste avant qu'elle ne s'aplatisse contre le panneau, elle avait réussi à voir que ce n'était qu'une toile peinte de grandes taches de couleur, mais elle avait été trop près pour distinguer ce que cet immense décor représentait. Elle pencha légèrement la tête et risqua un coup d'oeil en bas à gauche, là où les deux hommes se tenaient sur une passerelle dépassant de la partie nord du grand portique. Elle distingua deux silhouettes, dont l'une tenait ce qui était peut-être bien un fusil. Elle ne pouvait pas en être sûre. Contrairement à Jasken, elle n'avait que ses simples yeux pour voir.
Elle ramena aussitôt la tête en arrière, mais en prenant bien soin de ne pas se faire repérer, et elle s'efforça de respirer profondément, calmement, silencieusement. Elle tourna la tête à droite et à gauche, crispa et décrispa les poings et fléchit ses genoux qui commençaient déjà à lui faire mal. Elle se tenait sur un rebord en bas du décor, tellement étroit qu'elle était obligée de se tenir les pieds écartés comme une danseuse pour garder l'équilibre. La grande arrière-scène de l'Opéra, invisible dans l'obscurité, se trouvait à vingt mètres en contrebas. Si elle venait à tomber, il y avait sans doute d'autres passerelles ou tours de décors qu'elle percuterait dans sa chute.
Au-dessus d'elle, également invisible, il y avait le haut du portique et le gigantesque carrousel placé au-dessus de l'arrière-scène, chargé des innombrables décors que nécessitaient les spectacles élaborés. Elle commença à se déplacer lentement le long du rebord, en s'éloignant des deux hommes toujours sur la passerelle. Son talon gauche la faisait souffrir, là où elle avait dû l'inciser pour en retirer un traceur quelques jours plus tôt.


Copyright : lechoixdesbibliothecaires.com 2006-2012 - Informations légales - Programmation : Olf Software - Accessibilité, CSS et XHTML : Gravelet Multimédia